Actualités : Daech et la théologie du viol

Daech, la religion du viol, Le Parisien, 2015-08-17

C’est une enquête du « New York Times » qui fait froid dans le dos. Selon le quotidien américain, qui a entendu des dizaines de témoins, le groupe Etat islamique qui sévit en Irak et en Syrie a fait du viol de prisonnières une pratique codifiée, argumentée religieusement et organisée de façon administrative. Une véritable machine à broyer.

Tout a commencé en août 2014, lorsque les jihadistes se sont emparés du mont Sinjar, au nord de l’Irak. Après avoir exécuté les hommes et les adolescents de la minorité yézidie—religion particulièrement inférieure aux yeux de ces ultra-radicaux sunnites—, les femmes et les jeunes filles ont été embarquées dans des bus, puis enfermées dans des entrepôts, des bâtiments, de sordides maisons closes où les combattants de passage les violent systématiquement.

« Pour les gérer, l’Etat islamique a développé une bureaucratie détaillée d’esclavage sexuel, incluant des contrats de vente notariés. La pratique est devenue un outil de recrutement pour attirer les hommes de sociétés musulmanes très conservatrices, dans lesquelles le sexe est tabou et le fait de se fréquenter interdit », écrit le quotidien, qui a recensé 5 270 femmes yézidies enlevées, dont 3 144 sont toujours captives. Certaines se sont échappées, d’autres ont été rachetées par leurs familles au prix fort.

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Un commentaire sur “Actualités : Daech et la théologie du viol
  1. GC dit :

    L’article ne comble pas, loin de là, la promesse de son titre. Certainement le résultat d’une auto censure.

    Car réellement le viol et l’esclavagisation des femmes des populations vaincues instaurés par EI-Da’ech-Califat Islamique dès 2014 sont des politiques théologiquement fondées et calquées sur l’histoire de l’islam. En effet, ce fut une pratique largement pratiquée par le prophète à l’encontre de ses adversaires ou ennemis vaincus. Il était en effet coutume de massacrer la gent masculine des groupes vaincus, de piller et de s’approprier leurs biens et de se répartir entre guerriers la gent féminine. Mahomet lui-même a codifié et exemplifié cette pratique.

    L’article est donc complètement faux lorsqu’il assène « Tout a commencé en août 2014…. » : car dès les années 610 et suiv, Mahomet, sur lequel les salafistes-djihadistes du califat de Da’ech prennent exemple, a lui-même esclavagisé les épouses des vaincus. L’exemple le plus célèbre est celui de Safiya, veuve d’un chef juif vaincu, que Mahomet met dans sa couche derechef après en avoir exécuté l’époux. Même si c’était avant lui une coutume, il l’a légitimée du haut de son statut et Da’ech a appris la leçon.

    Etc … « En mai [628], des expéditions sont menées [par Mahomet] contre les tribus juives [de la péninsule arabique aux alentours de Médine et La Mecque]: rapt des femmes et enfants de la tribu des Moshjarik, prise de l’oasis juive de Fadak comme butin personnel de Muhammad, soumission des juifs de Wadil Qora ». cf compilhistoire.pagesperso-orange.fr/islam.htm

    Ainsi, les pratiques barbares de Da’ech sont « théologiquement et historiquement fondées », mais l’article n’ose pas fonder par des faits pourtant parfaitement connus – et glorifiés : la razzia et le partage du butin – la promesse de son titre. Il est vrai qu’argumenter avec des faits gênants signifierait reconnaître que les pratiques islamiques authentiques (authentiquement barbares) sont à l’opposé de l’esprit et de la lettre des Conventions de Genève initiés contre la barbarie précisément dès les années 1 860. Et ça, c’est politiquement incorrect.

    Les batailles de Mahomet @ fr.wikipedia.org/wiki/Batailles_de_Mahomet

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