Actualités : Le Québec est laïque !

Une date historique et une grande victoire !

Le 16 juin 2019

L’Assemblée nationale a adopté la Loi 21

Loi sur la laïcité de l’État

Le Québec est devenu un État laïque !

Communiqué du RPL, 2019-06-17 : Enfin la laïcité !

Opinion : Lettre à Me Nour Farhat, jeune avocate prétendument « cassée dans ses rêves » de devenir procureure de la Couronne par le projet de loi 21 sur la laïcité

par Pierre Cloutier ll.m, avocat à la retraite

Me Farhat,

J’ai lu votre texte paru dans Droit inc., le 29 avril 2019 sous le titre : « Jeune avocate voilée, le PL21 casse ses rêves » et je m’empresse d’y répondre.

Vous affirmez que ce projet de loi est discriminatoire puisqu’il viole le droit à l’égalité fondée sur la religion et le sexe.

Le projet de loi 21 ne vise pas le sexe d’une personne. Il vise le port des signes religieux indépendamment des sexes. S’il y a discrimination basée sur le sexe elle provient essentiellement de votre religion l’islam, qui ordonne aux femmes de protéger leur « pureté du regard libidineux des hommes débordant de testostérone alors qu’aucune prescription vestimentaire ne s’applique aux hommes musulmans. Deuzio, le port du voile islamiste est un choix personnel de votre part, puisque de nombreuses femmes musulmanes ne le portent pas et que des millions de femmes musulmanes le portent par obligation législative dans nombreux pays musulmans et par pressions communautaires et sociales dans beaucoup d’autres.

Concernant le port de signes religieux, le projet de loi 21 ne vise pas le droit de croire en une divinité quelconque et en l’existence d’une vie après la mort ni dans l’espace public, ni dans l’espace civique (celui des institutions de l’État). Vous ne serez jamais inquiétée dans votre “foi” et vous pourrez toujours communiquer avec ce que vous pensez être votre créateur partout et en tout temps au Québec, sans aucunes représailles, n’est-ce pas ?

Le projet de loi vise uniquement le droit de manifester sa religion par des signes religieux ostentatoires uniquement dans l’espace civique (celui des institutions de l’État) et uniquement pour les personnes en situation d’autorité. Le champ d’intervention de l’État est quand même assez limité.

Tous les immigrants qui s’établissent au Québec par année ne pratiquent pas une religion, Tous les musulmans ne sont pas nécessairement croyants, car beaucoup le sont aussi uniquement par culture. Tous les musulmans ne sont pas des femmes. Toutes les femmes musulmanes croyantes ou non ne portent pas le voile. Toutes les femmes musulmanes qui travaillent comme employées du gouvernement ne portent pas le voile et toutes celles qui sont en position d’autorité non plus. On parle de quoi ici ? D’une minorité de la minorité religieuse musulmane parmi les minorités. Comment pouvez-vous parler au nom des minorités ethniques, religieuses et musulmanes et crier à la discrimination de toutes ces minorités ?.

Je vous concède que la Cour suprême du Canada dans deux arrêts importants, Syndicat Northcrest c. Amselem, [2004] 2 R.C.S. 551 et Multani c. Commission scolaire Marguerite-Bourgeois, [2006] ! R.C.S. 256 a donné une définition très large du droit à la religion, soit d’établir que sa croyance est sincère et en lien avec une religion et que la conduite qu’on reproche à un tiers (ici l’État du Québec) nuit d’une manière plus que négligeable ou insignifiante à a sa capacité de se conformer à cette pratique ou croyance.

Ceci étant dit, aucun droit fondamental n’est absolu et l’État peut les limiter par une règle de droit qui puisse être démontrée d’une manière raisonnable dans le cadre d’une société libre et démocratique (article 1 de la Charte canadienne) et dans le respect des valeurs démocratiques, de l’ordre public et du bien être-être général des citoyens, auxquels le projet de loi 21 ajoutera la laïcité comme critère de restriction (article 9.1 de la Charte québécoise).

Le voile islamique tire sa source d’une idéologie religieuse qui nie la liberté de conscience (le droit de croire ou de ne pas croire), l’égalité homme-femme et la séparation de la religion et de l’État (l’islam est une théocratie puisque tout pouvoir émane d’Allah), ce qui est en contradiction avec les valeurs démocratiques du Québec et la laïcité.

Pour ce qui est de la clause dérogatoire, je dirai ceci : l’interprétation que peuvent donner du droit à la religion 7 juges non élus de la Cour suprême du Canada à partir de la conception anglo-saxonne de la neutralité de l’État n’est pas plus légitime que celle que peuvent lui donner les représentants dûment élus de l’Assemblée nationale du Québec qui incarnent la souveraineté du peuple, donc la démocratie, face à une structure juridique autoritaire qui a été imposée au peuple québécois par un coup de force constitutionnel avec la Loi constitutionnelle du Canada de 1982, 1982, R.U. Ch 11 Annexe B.

Le gouvernement du Québec n’a pas le choix que de procéder de cette façon, car la clause dérogatoire a remplacé le droit de veto que possédait le Québec en matière constitutionnelle. Le gouvernement du Québec serait irresponsable de ne pas s’en servir, alors que la majorité des Québécois l’appuie. Dans ce cas-ci, ce n’est pas une clause “dérogatoire” aux droits et libertés fondamentales, mais une clause de “réinterprétation” du droit à la religion à la manière civiliste québécoise.

En terminant et en tout respect, j’estime raisonnablement que, comme future procureure de la Couronne vous aurez un choix à faire : soit celui de porter le voile islamique, qui est le symbole d’une idéologie dont bon nombre de normes juridiques inscrites dans le livre sacré de l’islam, le Coran, sont incompatibles avec le droit criminel canadien (ex : couper la main des voleurs (Coran 5.38), fouetter les amants non mariés (Coran 24.2), frapper l’épouse désobéissante (Coran 4.34), la forcer aux relations sexuelles (Coran 2.223), tuer les apostats (Coran 4.89), tuer les polythéistes (Coran 9.5) et combattre les chrétiens et les juifs en les soumettant en état de mépris (Coran 9.29), soit devenir procureure de la Couronne et combattre ces normes. Comme on dit chez nous : on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. C’est à vous de décider.

Qu’est-ce qui est le plus important pour vous ? Faire respecter les normes juridiques du Code criminel canadien ou faire la promotion par votre tenue vestimentaire de normes juridiques tout à fait incompatibles et opposées ? Car, au cas où vous ne le sachiez pas, les normes du Coran font partie intégrante du droit musulman et arabe.

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Opinion : Quand Amnistie internationale se voile la face!

par Pierre Cloutier ll.m, avocat à la retraite

Récemment, j’ai reçu un courriel d’Amnistie internationale de signer une pétition en faveur d’une avocate iranienne qui combat le voile islamique dans son pays et qui est emprisonnée. Je l’ai signée, mais j’en ai profité pour demander pourquoi AI avait pris position contre le projet de loi 21 sur la laïcité.

AI m’a répondu et j’ai utilisé mon droit de réplique pour répondre. Voici ce que cela donne. Mes réponses sont en bleu.

Bonjour M. Cloutier,

Il est facile de répondre à votre première interrogation : vous avez sans doute signé la pétition pour Nasrin Sotoudeh sur le site de la section belge francophone. Pour les pétitions de la section ici (certaines s’adressent au gouvernement du Canada) : https://agir.amnistie.ca/page/18831/action/1

OK.

AI n’a pas à se prononcer sur le voile ou sur tout autre signe religieux. Le travail d’AI n’est pas de prendre position dans des débats théologiques, mais de défendre les droits humains. Que ce soit prescrit ou non par le Coran, pour nous là n’est pas la question. Le droit international garantit le droit à la liberté d’expression et à la liberté de manifester sa religion ou ses convictions, le droit de ne pas être discriminé, le droit à un revenu, le droit au travail, etc. ; ces libertés s’étendent à la manière dont les gens choisissent de se vêtir.

OK, mais de quel droit parlez-vous lorsque vous parlez du voile ? Du droit à la religion ou du droit à la libre expression vestimentaire ? Il faut choisir ; si vous invoquez le droit à la religion et le droit de manifester sa religion, il faut démontrer qu’il s’agit d’une obligation religieuse. Où est cette obligation religieuse dans le Coran ? Quel verset de quelle sourate ? Un nudiste pourrait-il agir comme juge en disant « c’est ma religion car Dieu a prévu de nous faire venir au monde tout nu et je crois sincèrement qu’il a raison ». Si vous parlez du droit à la liberté vestimentaire est-ce que je peux forcer le conseil de la magistrature à ne pas m’imposer le port de la toge pour plaider ? Quel droit international vais-je invoquer ? Le droit au travail ?

Les États ne peuvent donc pas obliger de façon globale les hommes et les femmes à s’habiller ou à ne pas s’habiller d’une certaine façon, et ils doivent protéger autant les hommes que les femmes contre les contraintes imposées dans ce domaine par des tiers, et notamment par les proches et l’entourage au sens large.

Cela c’est ce qu’on appelle une pétition de principe, dont la conclusion est contenue dans vos prémisses sans avoir l’obligation d’en faire la preuve. La terre est plate parce que la terre est plate, n’est-ce pas ?

Les femmes ne doivent être forcées à porter un foulard ou un voile ni par l’État ni par des individus, et il n’est pas non plus justifié que la législation leur interdise de le porter.

D’accord sur le principe de la première partie de votre pétition de principe, mais je me rends compte qu’Amnistie internationale ne se bat très fort pour les femmes obligées de porter la burqa, le niqab et autres signes culturels ou cultuels dans certains pays musulmans. Si vous décidez de faire ce combat, appelez-moi. Il y a beaucoup plus de femmes forcées de porter le voile que d’être forcées de l’enlever lorsqu’elles travaillent pour l’État dans un poste en situation d’autorité. La deuxième partie de votre pétition de principe reste à prouver.

Les libertés ne sont jamais totales : elles s’arrêtent là où elles empiètent sur celles des autres. Selon le droit international, les limitations de ces droits et libertés doivent répondre à des critères très précis, et répondre à des besoins impératifs : sécurité, troubles à l’ordre public, ou atteinte à la liberté d’autrui. Toute restriction doit aussi être, de façon démontrable, nécessaire et proportionnée au but visé.

Je suis d’accord avec cela et je vous l’ai écrit. La limitation de ces droits sont les valeurs démocratiques du Québec (comme la liberté de conscience, l’égalité homme-femme, la séparation de la religion et de l’État) ce que nie cette idéologie qu’on appelle islam dont les femmes voilées se font les porte-paroles en se déguisant en panneau publicitaire pour faire la promotion de cette idéologie suprémaciste et conquérante (l’ordre public, la laïcité (avec le projet de loi 21)) et le bien-être général des citoyens du Québec (article 9.1 de la Charte).

Le projet de loi du gouvernement du Québec ne s’inscrit pas dans l’un de ces critères.

Pétition de principe. Moi et beaucoup d’autres juristes pensons exactement le contraire, surtout avec l’ajout de la laïcité comme critère de conformité.

Le droit international peut permettre des restrictions légitimes sur le port de symboles religieux mais de telles restrictions doivent répondre à des conditions rigoureuses. Elles doivent aussi être le moins importunes possibles pour les personnes touchées.

Et vous croyez sincèrement que demander à une personne employée de l’État en situation d’autorité d’enlever son voile pendant ses heures de travail serait plus déraisonnable que de demander à l’avocat que je suis de porter la toge pour gagner ma vie.?

Des employeurs (que ce soit Royal Air Maroc, Mc Donald ou le gouvernement) peuvent définir des codes vestimentaires et des uniformes pour leurs employé.e.s. Toutefois une personne qui porte un signe religieux peut demander à ce que sa religiosité soit pris en compte par son employeur.

Eh bien, elles le feront si elles le veulent et de toute façon, il va y avoir pleins d’avocats fédéralistes et communautaristes qui vont se faire un plaisir de le faire.

Selon les lois en vigueur au Québec, un accommodement devrait être accordé s’il y a 1) une croyance religieuse sincère, 2) une violation réelle du droit à la liberté de religion, 3) l’absence de contrainte excessive aux droits d’autrui. Une contrainte excessive, c’est par exemple lorsqu’un accommodement entraînerait un problème de sécurité ou de fonctionnement, ou encore trop de coûts pour l’employeur.

Ici, ce n’est pas une question d’accommodement. C’est une question d’interdiction pour certaines personnes employées par l’État et détenant des postes d’autorité. Si vous voulez vous faire juger par une juge en burka et une “vaudouiste” avec sa poupée, c’est votre problème. Pas le mien.

Ces critères sont cohérents avec les principes du droit international, qui stipule que les limitations de ces droits et libertés ne sont acceptables que s’il est question d’éviter des problèmes de sécurité, des troubles à l’ordre public, ou une atteinte à la liberté d’autrui.

Même réponse : article 9.1 de la Charte québécoise qui est, en passant, beaucoup plus complète que la charte fédérale et qui a été adoptée en 1977 bien avant la charte fédérale imposée de force au peuple québécois.

À moins de faire la démonstration d’une contrainte excessive, un employeur, fusse-t-il l’État, ne peut pas arbitrairement limiter la liberté de conscience d’une personne dans le cadre de son travail.

En quoi la liberté de conscience – le droit de croire ou ne pas croire – est-elle menacée par l’interdiction qui lui est faite de ne pas porter un signe religieux dans le cadre de son travail si elle est une employée en position d’autorité travaillant pour l’État ? Est-ce que son dieu va l’abandonner parce qu’elle va enlever son voile pendant ses heures de travail ? Est-ce qu’elle va être pénalisée parce qu’elle croit en Allah, aux spaghettis volants ou aux petits oiseaux ? Comme disent les islamistes et leurs alliés, ce qui est important c’est dans la tête et non ce qu’on porte sur la tête. Personne ne va s’en prendre à son dieu ou à ses fantasmes religieux ou croyances. Le projet de loi 21 demande tout simplement d’appliquer un devoir de réserve comme employée de l’État par respect pour ceux ou celles qui ne partagent pas ces croyances. Cela vous tenterait-il d’avoir comme juge Raël et son habit de martien ?

Plusieurs personnes et groupes se sont prononcées sur différents aspects de la loi sur la neutralité religieuse de l’état. Les organisations de défense des droits comme la Ligue des droits et libertés du Québec partagent notre analyse. Comme nous, elles concluent que le projet de loi semble incohérent avec le droit international, en plus de présenter de nombreuses incohérences entre le but visé et les moyens déployés.

Plusieurs groupes et personnes se sont prononcées en faveur du projet de loi 21 y compris une ancienne juge de la Cour suprême du Canada et le projet de loi 21 est appuyé par une majorité de québécois. Quant à la Ligue des droits de la personne, c’est un repère de gauchistes dogmatiques faisant dans le politiquement correct et la bien-pensance et ces gens-là n’ont aucune crédibilité à mes yeux. Ils n’ont même pas voulu appuyer la cause d’Yves Michaud, outrageusement diffamé par l’Assemblée nationale le 14 décembre 2000 pour des propos prétendument discriminatoires qu’il n’avait pas prononcés, parce qu’on lui avait collé une étiquette d’identitaire comme défenseur du peuple québécois, de la langue et de la culture québécoise. L’injure habituelle des gauchistes dogmatiques.

À travers le monde, des juges ont pris des décisions qui défiaient le droit international, le bon sens et la simple humanité. Que ce soit aux États-Unis, des juges connus pour leur propension à condamner à mort des accusés noirs, en Arabie saoudite, des juges ayant condamnés des mineurs après avoir accepté comme preuve des aveux arrachés sous la torture, ou en Chine des juges au service du parti communiste ; pour ne nommer que quelques exemples. Ces juges portaient probablement toge et perruque, ce qui est garant du décorum, mais non de leur sens éthique, ni de leur respect des Traités et Conventions relatifs aux droits de l’homme ratifiés par leurs élus. Au moins, avec un brassard du KKK ou du PCC, annonceraient-ils leurs couleurs.

Là, en tout respect vous charriez dans les grandes largeurs. Votre comparaison est proprement abjecte. Droit international, bon sens, simple humanité, condamnations à mort d’accusés noirs, Barbarie Saoudite, Chine communiste. Arrêtez car votre jupon idéologique dépasse et vous allez me faire rire. Bien sûr que ces salauds portaient toge et perruque. So what ? Et vous pensez sincèrement qu’avec une burka ou une cagoule du KKK sur la tête ou un brassard nazi dans le bras, cela contribuerait à améliorer l’image de la justice ? Soyez sérieuse, je vous prie.

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Opinion : Petite lettre à un musulman

Pierre Cloutier ll.m

2018-04-20

La différence avec vous, c’est que je suis capable de penser par moi-même au lieu de “croire” comme vous le faites et surtout d’être “soumis” à un être virtuel que personne n’a jamais vu ni entendu et devant qui il faut se mettre à genoux plusieurs fois par jour en récitant des formules toutes faites comme des perroquets, ce qui est le comble de la bêtise humaine. Et j’inclus là-dedans toutes les religions, des idéologies sectaires qui ne font qu’empoisonner la vie des gens avec leurs interdits idiots, leurs cultes ridicules et leur moraline.

Les Arabes et les noirs, les blancs, les jaunes, les rouges ou à petit pois n’ont rien à voir avec la religion. Ce sont des RACES. Pas des croyances. Personne ne “croit” qu’il est blanc, noir, brun, jaune ou rouge. Il l’est. Point final et de façon génétique depuis sa naissance. Je ne suis pas raciste, car je suis ouvert à toutes les races, toutes les nationalités, toutes les origines ethniques. De toute façon, et vous le savez comme moi, la plupart des gens du Maghreb, ne sont pas arabes, mais berbères et avant d’être islamisés de force ils étaient chrétiens. Idem avec les Noirs, qui ont des croyances et des religions diverses.

Critiquer une religion ce n’est pas du racisme, car je suis critique du christianisme et je suis blanc. Je n’ai jamais entendu un chrétien se plaindre d’être victime de racisme sous prétexte qu’on remet en cause l’existence réelle de Jésus de Nazareth. Il n’y a que les islamistes pour nous balancer à la gueule ce genre d’insultes. On les connait toutes d’ailleurs : raciste, xénophobe, islamophobe, identitaire, extrême-droite, pétainiste, nazi, fasciste, suppôt du Front National, etc. Je suis désolé de vous décevoir : je n’ai pas l’ombre du début de soupçon de racisme en moi. J’ai toujours voté à gauche et je déteste l’extrême-droite, le nazisme, le communisme, le libéralisme et l’impérialisme américain, comme je déteste les religions, toutes les religions, ce fléau de l’humanité. Je le sais, car je l’ai vécu.

Chez nous, au Québec, on a eu les curés sur le dos pendant des décennies et on s’en est sorti très difficilement. Vous comprendrez alors très facilement qu’on n’a pas vraiment le goût maintenant de se taper les imams, les mosquées, les barbus, les appels incessants à la prière du haut des minarets, les femmes voilées et toutes ces conneries. Croyez en ce que vous voulez, à Allah, à Yahvé, à Dieu en 3 personnes, aux Élohims, aux Spaghettis volants, au Père Noël ou aux petits oiseaux. On s’en fout. Ici personne ne va vous empêcher d’exercer votre droit à la religion et de manifester cette religion de façon ostentatoire dans l’espace public. Mais dans l’espace civique (celui des institutions de l’État, comme l’éducation, la santé, la fonction publique et parapublique), gardez vos croyances à la maison, à l’église, à la synagogue ou à la mosquée et respectez ainsi les contribuables qui ne pensent pas la même chose que vous.

Critiquer une religion ce n’est pas faire preuve de xénophobie ou de racisme. C’est tout simplement l’exercice fondamental du droit à la liberté d’expression. Aucune idéologie ne peut se soustraire à la critique. Aucune, islam compris. Si vous êtes incapable de ne tolérer aucune critique de votre religion, c’est que votre prétendue “foi” n’est qu’un paravent pour masquer votre haine de tout ce qui ne pense pas comme vous.

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Opinion : Réponse à une invitation à signer une pétition en ligne nommée « CAQ: Respect pour les droits fondamentaux de milliers de Québécois·e·s » adressée à M. Legault

Récemment, on m’a demandé de signer une pétition en ligne contre la loi 21 sur la laïcité qui interdirait aux personnes de la fonction publique en position d’autorité de porter des signes religieux lors de leur fonction. Évidement, je suis contre une telle pétition. J’aimerais partager ma réponse avec vous.

Bonjour,

Il n’en est pas question. L’État doit être athée et laïque. Il doit défendre tous ses citoyens contre toutes les déviances véhiculées par les croyances. M. Legault ne va pas assez loin car il n’élimine pas tous les privilèges religieux.

Je pense que tous les citoyens doivent être égaux en droits et devoirs. On demande aux employés de l’État d’être neutres et de ne pas faire la promotion de leurs idées politiques, morales ou personnelles sur les heures de travail. Les signes religieux entrent dans ces catégories. Comment justifiez-vous faire une exception quand ces signes sont religieux ? J’y vois ici un privilège indu.

D’ailleurs, ces signes religieux sont très souvent aussi des signes haineux. Ils représentent, pour les grandes religions monothéistes, des idées totalitaires, homophobes, misogynes et invitent même à tuer ou au génocide. Donc, ces signes n’ont pas davantage leur place que des signes nazis pour ces mêmes raisons.

Personne ne perdra son emploi. Nous ne céderons pas au chantage des pleurnichards. Ces signes peuvent être portés avant et après le travail. Foi personnelle, État fonctionnel.

Selon moi, l’interdiction devrait s’appliquer à tous les employés de l’État et même, il serait bien que cela s’applique aussi à l’entreprise privée. Le port de ces signes est une incivilité, un anachronisme et un manque de respect envers l’autre.

Je pense très sincèrement que les religions doivent disparaître pour que l’on puisse tous vivre en paix. Elles sont incompatibles avec notre démocratie et ses valeurs d’égalité. Le folklore a assez duré.

Merci de votre intérêt.

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Actualités : Lettre ouverte à la première ministre néo-zélandaise

Lettre ouverte à Madame la première Ministre de Nouvelle-Zélande, 2019-03-31.

Étant donné l’importance de cette pétition, nous la reproduisons intégralement ci-dessous.

À Madame la Première Ministre de Nouvelle Zélande,

Madame, Nous souhaitons vous adresser, ainsi qu’à vos compatriotes, nos plus sincères condoléances à la suite de l’attentat terroriste de Christchurch. Ayant subi comme tant d’autres pays plusieurs attaques terroristes qui nous ont endeuillés, nous comprenons d’autant plus vivement le choc que vous avez éprouvé. Nous vous assurons de notre soutien face à la violence qui a frappé votre pays et qui a suscité une vague d’indignation dans le monde entier.

Nous avons en revanche été perplexes devant vos réactions à ce drame. En effet, vous avez choisi d’exprimer votre compassion pour les victimes de confession musulmane en portant un hijab, ce qui vous a valu une couverture médiatique mondiale de grande ampleur, dont il faut remarquer qu’elle est certes composée de réactions de louanges, mais également de sursauts d’incompréhension et de désolation.

Comme l’ont noté nombre de personnes de culture ou de foi musulmane avec surprise, regret et même amertume, vous avez choisi de symboliser, représenter et incarner la religion musulmane par un voile dit islamique qui est en fait un symbole prosélyte d’infériorisation, marquant les femmes qui vivent dans des pays et des communautés régis par l’islam politique.

Nous comprenons que pour mieux exprimer votre solidarité avec les musulmans et envoyer un signal fort à la communauté musulmane de Nouvelle Zélande, vous ayez voulu produire un geste spectaculaire. Mais pourquoi ne pas l’avoir fait en votre nom, culture et qualité propres, à titre d’être humain solidaire de ses frères et sœurs humains? Pourquoi avoir manifesté votre empathie en couvrant vos cheveux d’un hijab dont le sens est fondamentalement liberticide et sexiste, comme le démontre avec un triste éclat le sort des femmes iraniennes, afghanes ou saoudiennes contraintes de porter ce carcan et qui subissent le fouet et la prison quand elles le refusent?

Comment oublier les assassinats de triste mémoire, les attaques au vitriol des femmes musulmanes défigurées à vie parce qu’elles avaient refusé le voile? Pendant que toutes ces femmes musulmanes combattent ce qui est de fait un dispositif d’oppression, vous affirmez à la face du monde entier la haute valeur symbolique du voile islamique, comme s’il était le représentant de la religion musulmane. Ainsi, ces combattantes de la liberté se voient désavouées dans leur combat par une responsable occidentale d’un gouvernement exhibant l’instrument de leur oppression. Ce hijab choque également les personnes musulmanes qui tentent de réformer et de séculariser leur religion en la dissociant de l’islamisme politique, et les ex musulmans persécutés pour avoir apostasié, qui sont menacés de mort, vivent protégés et cachés, et luttent courageusement pour le droit à la liberté absolue de conscience.

Cruel symbole: pendant que vous, femme occidentale bénéficiant des droits accordés aux femmes sous nos cieux, vous portez un hijab et êtes encensée et proposée pour le prix Nobel de la paix, une avocate iranienne, Nasrin Sotoudeh, est condamnée de façon inique à 33 années de prison et 148 coups de fouet pour avoir défendu le droit des femmes iraniennes de refuser le hijab. Nous comprenons à quel point la situation, et votre position, sont difficiles. Mais vu la notoriété que vous avez acquise après les attentats de Christchurch, nous vous exhortons respectueusement à mesurer les effets que vos actes peuvent avoir sur des millions de personnes.

Voir aussi :

Actualités : L’AQNAL écrit à la première ministre néo-zélandaise

À l’attention de la Première Ministre de la Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern, AQNAL, 2019-03-27.

Étant donné l’importance de cette lettre, nous la reproduisons intégralement ci-dessous.

À l’attention de la Première Ministre de la Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern

Madame La Première Ministre,

C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons suivi le drame qui a frappé votre pays à la suite de l’assassinat de cinquante Néozélandais musulmans dans les deux mosquées de Christchurch. Un crime odieux qui a horrifié le monde entier. Cette situation dramatique que vous vivez avec vos concitoyens nécessitera du temps et du courage pour se remettre du deuil.

Mais aucune tragédie ne peut justifier que l’on ignore les valeurs universelles d’égalité et de liberté. En tant que citoyennes et citoyens du Canada de foi et/ou de culture musulmanes, il nous apparait crucial de vous informer des retombées désastreuses de la parodie pseudo religieuse à laquelle vous vous êtes livrée avec les femmes de votre pays, sans aucun doute par ignorance et en signe de solidarité, en portant sur la tête un voile islamiste et non pas musulman. Ce voile est un symbole d’infériorisation de la femme. Sous sa forme la plus avilissante, il sert d’étendard à des groupes islamistes tels qu’ISIS, Boko Haram ou Chebab qui kidnappent, violent, assassinent et emprisonnent sans aucun scrupule les femmes des pays où ils sévissent. En agissant ainsi, les Néozélandaises font preuve d’inconscience envers une extrême droite religieuse qui instrumentalise les femmes pour faire avancer un agenda politique totalitaire.

Qu’en est-il de la solidarité envers les femmes musulmanes qui se battent pour se libérer de l’oppression du voile ? Comment, dans un pays aussi égalitaire que la Nouvelle-Zélande, peut-on choisir d’exprimer sa compassion en revêtant un symbole de minorisation de la femme et de ségrégation sexuelle ? Le plus avilissant est que cette initiative émane des femmes, qui le portent à titre symbolique pour quelques heures mais qui, par leur geste, contribuent à légitimer des pratiques misogynes dont sont victimes des femmes qui le portent toute leur vie.

Rappelons quelques faits. Le voile islamique n’est pas une prescription coranique. Il a été imposé en Iran après la révolution islamique de 1979, et propagé dans les pays arabes vers la fin des années 1980 avec la montée en puissance de l’organisation des Frères musulmans d’Égypte, du Wahhabosalafisme saoudien, et grâce aux pétrodollars de la monarchie saoudienne et des pays du Golfe. Ce voile est associé à la mouvance de l’islam politique, et représente son moyen de prosélytisme et de marquage du territoire le plus efficace.

Nul besoin d’évoquer les exactions commises par les différentes factions islamistes à travers le monde, pour imposer leur vision d’un islam sclérosé et revanchard. Les Algériennes et Algériens qui ont vécu les atrocités d’une guerre menée par les islamistes contre les civils, et qui ont vu des femmes assassinées parce qu’elles refusaient de se voiler, manifestent en ce moment même dans les rues d’Algérie pour un changement démocratique de la gouvernance de leur pays mais également pour l’égalité, l’émancipation des femmes et l’abrogation du code de la famille inspiré de la charia.

Comment expliquer qu’au même moment, et à l’heure où en Iran l’avocate Nasrin Sotoudeh est condamnée à 38 ans de prison et 148 coups pour sa défense de femmes refusant de se voiler, des Néozélandaises participent à normaliser le voile islamique comme symbole de l’islam ?

Madame La Première Ministre, nous faisons appel à votre sens de la responsabilité pour faire cesser cette banalisation du voilement des femmes et des petites filles. Comme le dit notre compatriote Tarek Fatah, compatir avec les musulmans tombés sous les balles à Christchurch est un devoir absolu, qu’ils soient hommes ou femmes, voilées ou non voilées. Consentir à se transformer en publicité vivante pour ce symbole de l’islam politique relève d’une inconscience face à l’agenda des islamistes.

C’est en misant sur des valeurs universelles de liberté et d’égalité, au-delà de nos particularismes religieux et de nos convictions philosophiques, que l’on pourra tisser une solidarité entre les humains.

Association québécoise des Nord-africains pour la laïcité (AQNAL)

  • Mohand Abdelli, ingénieur retraité
  • Nora Abdelli, ingénieure chimiste
  • Radhia Ben Amor, militante associative
  • Djemila Benhabib, politologue et écrivaine
  • Leila Bensalem, enseignante
  • Nawal Bouchareb, technicienne en organisation scolaire à la CSDM
  • Fares Chargui, docteur en medecine, resident en Psychiatrie
  • Ferid Chikhi, conseiller en emploi
  • Yasmina Chouakri, Consultante
  • Nadia El Mabrouk, professeure à l’Université de Montréal
  • Hassiba Idir, gestionnaire
  • Nacer Irid, ingénieur
  • Hassan Jamali, professeur retraité
  • Ali Kaidi, militant pour la laïcité
  • Karim Lassel, analyste organisationnel
  • Leila Lesbet, technicienne en éducation spécialisée
  • Nacera Zergane, conseillère financière

Voir aussi :

Opinion : Lettre à la ministre de la justice Mme Geneviève Guilbault sur des propos qu’elle aurait tenu en réaction à une lettre de menace envoyée à la mosquée de Lévis

Après avoir lu un article que les propos que la ministre de la justice, madame Geneviève Guilbault aurait tenu en réaction à une lettre de menace envoyée à la mosquée de Lévis, j’ai décidé de lui envoyer une lettre personnelle pour lui faire connaître mon opinion.

Madame la ministre,

Je vous écris en tant que citoyen en réaction aux propos que vous auriez tenus en marge d’un brunch de la Coalition avenir Québec dans Jean-Talon, dimanche. Soit : « Il n’y a pas de place pour les menaces, le racisme, l’islamophobie, les gestes contre une religion quelconque. Jamais je ne cautionnerai des menaces ou de la violence dans notre société ».

Je comprends ici votre besoin de rassurer les citoyens et de témoigner du fait que vous preniez cette menace au sérieux. Je vous en suis reconnaissant. Cependant, j’aimerais déplorer les mots employés. Le mot « islamophobie » semble originé d’islamistes voulant confondre la critique légitime de l’islam et le sentiment antimusulman. Je préférerais que vous, ainsi que les membres de votre gouvernement, employiez « sentiment anti-musulman » à la place pour éviter toute confusion et pour ne pas avantager les islamistes au détriment de la liberté d’expression.

J’exprime beaucoup de réserve pour l’emploi « les gestes contre une religion quelconque ». Je comprends que ces termes peuvent représenter des gestes de violence contre des gens pratiquant une certaine religion et cela est très certainement condamnable. Par contre, encore une fois, cela peut aussi représenter l’expression de la critique légitime d’une religion et donc, encore une fois, une atteinte à la liberté d’expression.

Dans un contexte mondial où les violences islamistes et antimusulmanes s’amplifient, il devient essentiel de restaurer la liberté d’expression pour que les mots triomphent contre la violence. Au Québec, des sujets tels que l’islam, l’immigration et l’identité doivent pouvoir se discuter dans un esprit d’ouverture et de respect mutuel. De part votre sensibilité, votre intelligence et votre force de caractère, je vous invite, Madame la ministre, à défendre ces idéaux et à être une source d’inspiration aux yeux du monde.

Je vous prie d’agréer, Madame la ministre, mes salutations distinguées.

Pierre Thibault, citoyen

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Opinion : Lettre de soutien à Mme Lynne Shand conseillère d’Anjou pour des propos controversés sur l’islam

Madame Lynne Shand est conseillère municipale pour le compté d’Anjou à Montréal. Et elle a récemment tenu des propos que certains considèrent comme étant islamophobes pour exprimer son malaise à se faire servir une ophtalmologiste qui portait le voile. Mme Shand dit valorisé la laïcité et craindre l’islamisation de la société.

Je lui ai écrit une courte lettre d’encouragement parce que je considère que son attitude est celle que nous devrions tous adopter face à cet envahissement islamique.

Bonjour Mme Shand,

J’aimerais témoigner que je soutiens totalement les propos que vous avez tenu au sujet d’une femme voilée devant vous offrir des services d’ophtalmologie dans le service de santé public.

Moi aussi, je suis inquiet de l’islamisation de la société québécoise. Il est totalement inacceptable que des fonctionnaires de la fonction publique portent des signes religieux durant leur fonction. On demande aux fonctionnaires de l’État de rester neutre et ne pas afficher leurs convictions politiques, personnelles ou morales mais, quand il est question de religion, on devrait accepter une exception ? Au nom de quel principe ?

Vous ne méritez nullement les insultes qui vous ont été lancées. Au contraire, ce sont les gens dans la fonction publique qui devraient enlever leurs signes religieux et demander des excuses à la population pour leur incivilité.

Notre inquiétude face au voile est justifié. Il est le symbole du totalitarisme islamique. L’islamisme à fait des dizaines de milliers de morts durant la guerre civile d’Algérie. Inquiétude d’autant plus justifiée qu’il est difficile de le critiquer ou de rappeler les faits sans qu’une pluie d’invective nous tombe dessus.

Les religions monothéistes sont homophobes, misogynes en plus d’encourager la violence et même la mort. Quand on sait que beaucoup tuent au nom de l’islam, quand on est critique de l’islam, il n’est pas rassurant de se faire servir par une personne faisant le prosélytisme de cette religion.

Mes propos, comme les vôtres, ne sont pas antimusulmans. Beaucoup de musulmans croient aussi à la laïcité ou subissent des pressions pour se conformer à un islam plus radical. Défendre la laïcité est défendre la liberté de conscience de tous ainsi que, l’égalité des droits pour tous. Les privilèges religieux, que les élus emploient souvent pour s’acheter du crédit politique, n’ont donc pas leur place dans notre société.

Nous devons, plus que jamais être ferme et affirmer haut et fort que le mélange politique et religion est inacceptable. Pour ce faire, rappelons que c’est bien davantage à ceux qui vous ont attaqué de présenter des excuses et que de part de la nature criminogène des religions, on se doit être 100 % intolérant face l’expression de la haine religieuse. Demeurons fermes devant les pleurnichards.

Pierre Thibault, citoyen

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Actualités : Le Canton de Genève interdit les signes religieux

Genève interdit aux employés publics de porter des signes religieux, Agence France-Presse, TVA Nouvelles, 2019-02-10.

Les électeurs du canton de Genève ont voté dimanche en faveur d’une loi interdisant aux élus et aux employés publics de porter des signes visibles d’appartenance religieuse. Plus de 55% des électeurs ont voté en faveur de cette loi controversée[…]

Il est déjà interdit aux enseignants du canton de Genève de porter des symboles religieux visibles, y compris le hijab, mais la nouvelle loi étend cette interdiction aux élus et à tous les employés publics en contact avec le public.

Excellente nouvelle. Nous avons besoin d’une loi semblable ici au Québec et au Canada. Enfin, toute jurisdiction devrait appliquer une interdiction semblable pour que les fonctionnaires d’État, durant leurs heures de travail, n’affichent pas de signes partisans à part ceux de l’État qu’ils et elles représentent.

Voir aussi :

Actualités : FEMEN appuie Zineb El Rhazoui, cible de menaces de mort après avoir appelé à défier l’islam

SOUTIEN À ZINEB EL RHAZOUI !

Qui sera Zineb aujourd’hui ?

Pourquoi, faut-il être Zineb El Rhazoui aujourd’hui, au-delà des prévisibles menaces, injures qu’elle récolte après son passage à la télé où elle exhorte notre société et les pouvoirs publiques à confronter l’islam à l’humour, la critique et à le soumettre aux lois de la république ?

Il y a bientôt 4 ans la tuerie de #CharlieHebdo surprenait les français, depuis, il y a eu tant d’autres tragédies, au nom d’une même cause et au-delà de nos propres frontières, qu’il devient indécent de jouer la stupéfaction. […]

Voir aussi :

  • Zineb el Rhazoui, ex-journaliste de Charlie Hebdo, porte plainte après des menaces de mort, Huffington Post France, 2018-12-20.
    « L’ancienne journaliste de Charlie Hebdo,Zineb El Rhazoui, a porté plainte « pour menaces de mort » mardi 18 décembre par l’intermédiaire de son avocat Me Thibault de Montbrial, a révéléLe Figaro, mercredi 19 décembre. Une décision qui intervient après un déferlement de haine la visant sur les réseaux sociaux. »
  • Menacée de mort, Zineb El Rhazoui répond, C à Vous, 2018-12-20
    « Zineb El Rhazoui vit sous protection policière depuis l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo dont elle faisait partie. Depuis vendredi et ses propos sur l’Islam qui … doit selon elle  » se soumettre à la critique et à l’humour « , elle est la cible d’un déferlement de haine. »
  • Page Facebook du mouvement FEMEN.

Actualités : Un logiciel Google permet de signaler le blasphème et l’hérésie en Indonésie

Google Hosts Sharia Law App Enabling Muslims to Report Blasphemy and Heresy to the Police (Google héberge une application charia permettant aux Musulmans de signaler le blasphème et l’hérésie), Tyler O’Neil, PJ Media, 2018-12-12.

Un nouveau logiciel « Smart Pakem » de Google permet aux Musulmans de Jakarta, la capitale de l’Indonésie, le plus grand pays musulman du monde, de signaler les violations de la charia telles que le blasphème et les hérésies, ainsi que des pratiques religieuses non orthodoxes. En Indonésie, il y a six religions officiellement approuvées : bouddhisme, confucianisme, hindouisme, islam et les christianismes protestant et catholique.

Ainsi, Google se fait complice du fanatisme religieux. La tenue d’une liste de religions reconnues est une atteinte flagrante à la liberté de conscience dans ce pays. D’ailleurs, c’est athéophobe, car l’incroyance n’est pas reconnue.

Actualités : Les lauréates du Prix Condorcet-Dessaulles demandent le retrait du volet « culture religieuse » du cours ÉCR

Il faut revoir le cours Éthique et culture religieuse, Nadia El-Mabrouk, Andréa Richard, Le Devoir, 2018-12-19.

[…] il est impensable de ne pas revoir le cours ECR, qui, tel qu’il est enseigné présentement, constitue une atteinte à la liberté de conscience des enfants et de leurs parents.

En effet, son volet « culture religieuse » stigmatise les enfants en fonction d’une pratique religieuse, discrimine les enfants non pratiquants, propage des stéréotypes et véhicule des dogmes religieux. Il va à l’encontre des droits des femmes à l’égalité, comme le montre clairement l’avis du Conseil du statut de la femme (CSF) « L’égalité entre les sexes en milieu scolaire », déposé à l’Assemblée nationale en novembre 2016. La recherche menée démontre que ce cours véhicule le sexisme des religions, les femmes étant présentées dans des rôles et statuts traditionnels. Comment, à l’heure du #MeToo, ignorer cet avis dévastateur du CSF ?

Et comment ignorer, au-delà des objectifs vertueux du programme, le constat alarmant qui ressort de l’analyse des manuels scolaires et du matériel pédagogique pour ce cours ? Des chrétiens en soutanes et grosses croix, des musulmanes portant le voile, des Autochtones avec des plumes sur la tête, voilà le genre d’images stéréotypées qui circulent pour ce cours. « Quelle est ta religion ? Demande la religion de tes amis. » Par ces questions inquisitoires, à la limite inconstitutionnelles, les enfants sont appelés à dévoiler leur religion et la façon dont ils la pratiquent (régime alimentaire, prières, circoncision), ce qui constitue une intrusion dans l’intimité des familles. Comment ignorer, en particulier, l’inquiétude formulée par des parents musulmans, à travers de nombreux témoignages, selon qui ce cours exerce une pression sur leurs enfants en leur présentant une version fondamentaliste de l’islam, et le voilement des femmes musulmanes comme une norme ?

Vous ne pouvez ignorer le mécontentement de nombreuses familles québécoises qui constatent que ce cours porte atteinte à leur liberté de conscience et qui réclament l’abolition du volet « culture religieuse », notamment pour les jeunes (primaire et début de secondaire) n’ayant pas encore développé leur sens critique. […]

Voir aussi :

Actualités : La loi canadienne anti-blasphème est abrogée

C-51, Loi modifiant le Code criminel et la Loi sur le ministère de la Justice et apportant des modifications corrélatives à une autre loi, 42e législature, 1re session, Parlement du Canada, Sénat, 2018-12-13.

Sanction royale, 2018-12-13

Dernière étape franchie
Sanction royale (2018-12-13)

Le sénat canadien vient d’annoncer que la loi canadienne anti-blasphème, c’est-à-dire le paragraphe 296 du Code criminel, est enfin abrogée. Mais la Motion M-103, qui condamne la soi-disant « islamophobie », demeure.

Voir aussi :

Actualités : L’avocat d’Asia Bibi au congrès de Londres

Asia Bibi: Lawyer defies death threats over Christian’s case, Monidipa Fouzder, The Law Society Gazette (Asia Bibi : Son avocat brave les menaces de mort pour la défense de cette Chrétienne), 2018-11-27.

L’avocat d’Asia Bibi, Saif ul-Malook, s’est adressé au Congrès international sur la charia, la ségrégation et la laïcité, tenu à Londres le 25 novembre 2018. Condamnée pour blasphème, après huit ans Asia Bibi est enfin innocentée par la plus haute cour du Pakistan. Les islamistes réagissent avec hystérie et profèrent des menaces de mort contre son avocat et contre les juges. Mais Saif ul-Malook, qui a travaillé sur son cas durant quatre ans, ne regrette rien.

La résolution adoptée par le congrès en soutien à d’Asia Bibi déclare : « Bien qu’Asia Bibi ait été libérée en appel en novembre 2018 après huit ans sous la menace de la peine de mort, sa vie demeure en danger et elle vit dans la clandestinité. Des groupes islamistes réclament sa mort, ainsi que celle de son avocat Saif ul-Malook et des juges qui l’ont acquittée […] Malgré son besoin urgent de refuge, le ministère britannique des Affaires étrangères a exhorté le ministère de l’Intérieur à ne pas accorder à Asia Bibi asile politique au Royaume-Uni pour des raisons de sécurité. Cette décision constitue une violation flagrante de l’idée même de l’asile en tant que droit de l’homme. »

L’obsession écrasante de l’islam pour le blasphème a causé et continue de causer de grands torts. Le cas d’Asia Bibi et les protestations des islamistes contre son acquittement constituent un exemple frappant et douloureux de cette obsession fanatique. Nous saluons le courage de son avocat Saif ul-Malook, des juges de la Cour suprême du Pakistan qui l’ont acquittée, ainsi que d’autres dans ce pays en crise qui ont risqué leur vie pour s’opposer aux pires éléments de l’islam politique. Deux figures politiques pakistanaises ont déjà payé de leur vie : le ministre des Affaires des minorités, Shahbaz Bhatti, et l’ancien gouverneur du Pendjab, Salmaan Taseer, tous deux assassinés en 2011.

Voir aussi :

Actualités : Les Québécois appuient solidement l’interdiction des signes religieux

Laïcité et signes religieux : le gouvernement Legault a l’appui de la population, Bernard Barbeau, Radio-Canada, 2018-11-26.

Sondage CROP-Radio Canada, novembre 2018

[…] le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) ne s’attend à déposer son projet de loi sur les signes religieux qu’au printemps. Radio-Canada a retenu les services de la maison de sondage CROP pour savoir s’il a la population de son côté. La réponse courte : oui.

« Il y a un consensus au Québec » sur ces questions, a récemment souligné le premier ministre François Legault, en particulier quand on parle d’interdire aux employés de l’État qui se trouvent en situation d’autorité de porter des signes religieux visibles.

Le gouvernement a « sans l’ombre d’un doute » les coudées franches pour aller de l’avant, estime le président de CROP, Alain Giguère. Cette interdiction […] reçoit un aval sans équivoque, même lorsqu’il est question des enseignants.

Près des trois quarts des répondants de CROP se sont dits tout à fait d’accord ou plutôt d’accord avec l’idée d’interdire aux magistrats, aux gardiens de prison et aux enseignants de porter des signes religieux. En fait, pas moins de 65 % des répondants sont d’accord pour que le gouvernement interdise aux enseignants de porter des signes religieux visibles. Il s’agit d’une proportion inégalée par rapport aux coups de sonde précédents, selon Alain Giguère de CROP.

[…]

L’enquête d’opinion a été réalisée du 14 au 19 novembre, par le biais d’un panel web, auprès de 1000 Québécois de 18 ans et plus, un échantillon non probabiliste.

Ce sondage est le dernier de plusieurs qui indiquent, depuis des années, que la population du Québec appuie solidement la laïcité, y compris la nécessaire interdiction des signes religieux portés par les fonctionnaires de l’État.

Voir aussi :


Actualités : Le missionnaire et l’endoctrinement

La bêtise religieuse, Loïc Tassé, Journal de Montréal, 2018-11-25.

La tentative de John Allen Chau de convertir la tribu des Sentinelles était particulièrement stupide. Elle montre une fois de plus la place malsaine qu’occupe la religion dans nos sociétés.

La décision de Chau est stupide parce que le simple contact entre lui et cette population isolée pourrait la décimer. […] Son geste est impardonnable. Même dans la perspective d’un missionnaire, son geste était inapproprié. Il n’aurait jamais dû violer les lois de l’Inde qui interdisent de se rendre sur l’île. […]

[…] dans son cas, la croyance religieuse tenait manifestement de l’endoctrinement. Un endoctrinement similaire à celui des islamistes radicaux qui veulent convertir le monde par la violence. Un endoctrinement semblable à celui des nationalistes hindous qui ne veulent pas que des femmes puissent entrer dans certains temples et qui sont prêts à tuer pour préserver leurs croyances.

Ce qui extraordinaire est que pratiquement personne ne discute de l’endoctrinement de Chau. Les réactions des lecteurs sont souvent virulentes. Beaucoup condamnent Chau. Mais qui condamne ceux qui lui ont mis dans la tête ces idées farfelues de conversion et de croyance ? Personne n’ose trop le faire.

[…]

Toute cette bêtise religieuse e[s]t malheureusement de plus en plus présente en politique. Bien des gens poussent la liberté de conscience jusqu’à la défense des groupes religieux qui endoctrinent leurs membres avec les croyances les plus asservissantes et les plus meurtrières. C’est inacceptable. Voilà la leçon qu’il faudrait retenir de la pitoyable mort de Chau.

Il est rare que nous lisions dans les médias de masse un texte si lucide, si franc, qui dénonce sans détour la bêtise religieuse et tout le tort qu’elle fait. Bravo Monsieur Tassé !

Actualités : Tunisie : Une loi sur l’égalité homme-femme dans l’héritage

Tunisie : le gouvernement approuve un projet de loi sur l’égalité dans l’héritage, Sadek Sahraoui, Algerie Patriotique, 2018-11-24.

La présidence de la République tunisienne annonce dans un communiqué que le gouvernement tunisien a approuvé, hier, un projet de loi sur l’égalité homme-femme dans l’héritage. Ce qui constitue une première dans le monde arabe. «Le Conseil des ministres, présidé par le président de la République, Béji Caid Essebsi, au Palais de Carthage, a adopté, vendredi, le projet de loi sur l’égalité successorale», a noté le communiqué.

Le projet de loi devrait bientôt être soumis au Parlement pour approbation avant d’entrer en vigueur. La question est de savoir maintenant si le Parlement où siègent de nombreux islamistes votera en faveur de cette loi qui a soulevé un tollé dans les milieux conservateurs tunisiens.

Actualités : Mutilations génitales au Michigan, Poursuite abandonnée

Mutilations génitales au Michigan: un juge ordonne l’abandon de poursuites, Agence France-Presse, 2018-11-21.

Un juge fédéral a ordonné l’abandon de la plupart des poursuites contre une urgentiste de Détroit inculpée en 2017 pour avoir excisé plusieurs fillettes, estimant anticonstitutionnelle la loi fédérale qui interdit l’excision. Le juge du Michigan Bernard Friedman a rejeté mardi six des huit chefs d’accusation retenus contre l’urgentiste, Jumana Nagarwala, accusée d’avoir mutilé neuf fillettes de 2005 à 2017 : ils reposaient sur le fait qu’elle aurait violé une loi fédérale interdisant les mutilations génitales féminines. Le Congrès a «outrepassé» ses pouvoirs en adoptant cette loi en 1996, a estimé le juge dans une décision de 27 pages.

«Aussi louable que soit l’interdiction de certains types d’abus contre les filles», les mutilations génitales féminines relèvent de «la criminalité locale» et doivent à ce titre être «régulées par les États américains et non par le Congrès», a-t-il expliqué.

Mme Nagarwala reste néanmoins poursuivie pour avoir participé à une conspiration à «un voyage destiné à un comportement sexuel illégal», cinq des fillettes ayant été amenées depuis les États voisins de l’Illinois et du Minnesota par leurs parents, et d’obstruction. L’urgentiste avait été, en avril 2017, le premier médecin inculpé pour avoir violé cette loi fédérale. L’État du Michigan n’avait alors pas de législation forte interdisant les mutilations génitales féminines, mais depuis juillet 2017, elles sont punissables d’une peine allant jusqu’à 15 ans de prison. À ce jour, 27 des 50 États américains ont une législation contre les mutilations génitales féminines, selon l’association Equality Now qui milite contre ces mutilations.

La mutilation génitale est une pratique barbare. Si la loi fédérale l’interdisant est jugée anticonstitutionnelle, cela ne fait que souligner l’urgence d’adopter des lois semblables dans tous les états des États-Unis.

Actualités : Le voile sera autorisé au congrès américain

Le Congrès va changer son règlement pour autoriser le voile, Agence France-Presse, 2018-11-19.

WASHINGTON — Le Congrès américain devrait changer son règlement intérieur à l’initiative d’une parlementaire musulmane et autoriser le port du voile dans l’hémicycle, une modification soutenue lundi par le principal groupe de défense des droits des musulmans. Ilhan Omar, une réfugiée somalienne élue sous l’étiquette démocrate au début du mois, a participé à la réécriture du règlement intérieur qui interdit depuis 181 ans d’avoir la tête couverte. La nouvelle version autorisera des exceptions pour raisons religieuses : celles-ci s’appliqueraient au foulard islamique, à la kippa juive ou au turban sikh. Ce changement devrait être approuvé en janvier par la Chambre des représentants, désormais à majorité démocrate.

Évidemment, accorder ce privilège religieux est un pas en arrière pour le congrès américain. Mais ce qui est pire, c’est la naïveté et la complaisance des soi-disant libéraux qui appuient de tels accommodements religieux. Pire encore est leur arrogance, se prétendant moralement supérieurs à ceux et celles qui s’y opposent.

Actualités : La Cour suprême maintient l’interdiction du kirpan dans la législature

Kirpan à l’Assemblée nationale: interdiction maintenue, Mélanie Marquis, La Presse, 2018-10-25

OTTAWA – Pas de kirpan à l’Assemblée nationale. La Cour suprême du Canada a tranché le débat en refusant d’entendre jeudi l’appel d’un homme et d’une femme de confession sikhe qui avaient été interdits d’entrée, car ils refusaient de se départir de ce couteau cérémonial. Le gouvernement caquiste n’aura donc pas à gérer, en plus du débat sur le crucifix, celui sur le port du kirpan, le plus haut tribunal au pays se trouvant à valider avec ce refus d’autorisation d’appel les décisions rendues par deux tribunaux inférieurs. […]

Le refus de la Cour suprême de réévaluer le tout a été accueilli avec déception par la World Sikh Organization of Canada (WSOC), dont le président, Mukhbir Singh, a réagi par voie de communiqué. « Bien que nous comprenions que cette décision ne porte pas tant sur le kirpan que sur le privilège parlementaire, nous croyons qu’en interdisant aux sikhs de porter le kirpan à l’Assemblée nationale, la liberté de religion continue d’être bafouée », a-t-il déclaré. […]

Il est donc possible d’interdire des signes religieux dans certains contextes ! Le ciel n’est pas tombé pour autant ! Mais les rigoristes sikhs maintiennent la pression pour garder leurs privilèges religieux. Il ne faut pas leur céder.

Actualités : La CEDH condamne une « atteinte » à Mohammed

Pour la CEDH, l’atteinte au Prophète Mohammed n’est pas la liberté d’expression, La Cour Européenne des Droits de l’Homme a ainsi confirmé la condamnation de la justice autrichienne pour les propos de l’un de ses citoyens, Aşkın Kıyağan, Ömer Aydın, Tuncay Çakmak, Agence Anadolu, 2018-10-25

STRASBOURG – La Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a statué que l’atteinte au Prophète Mohammed ne peut entrer dans le cadre de la liberté d’expression. La décision de la cour vient au sujet d’une affaire concernant un citoyen autrichien. L’homme avait en 2009 tenu des propos portant atteinte au Prophète des Musulmans. Il avait été condamné par la justice de son pays.

Saisie dans ce dossier, la CEDH a donné raison à la justice autrichienne. Dans une décision écrite publiée jeudi, la Cour européenne a statué que des propos portant atteinte au Prophète Mohammed ne peuvent être inscrits dans l’article 10 de la Convention des Droits de l’Homme, et ne peuvent donc entrer dans le cadre de la liberté d’expression.

La Cour a également indiqué que d’autres « attaques de ce type », tendent à renforcer les préjugés, et donc à mettre en péril la liberté religieuse en Autriche. Le verdict a été pris à l’unanimité, indique la CEDH. […]

Ainsi, la Cour donne ainsi priorité à la soi-disant « liberté religieuse » au détriment de la liberté d’expression. Très inquiétant. Cela équivaut à un délit de blasphème.

Actualités : Pologne : La FKŁ dénonce la condamnation de NIE pour blasphème

Statement of the Kazimierz Łyszczyński Foundation on the judgment concerning the caricature of Jesus in the weekly “NIE” (Déclaration de la Fondation Kazimierz Łyszczyński sur le jugement au sujet de la caricature de Jésus dans l’hebdomadaire « NIE »), Fondation Kazimierz Łyszczyński, 2018-10-16.

Jesus is amazed
Jesus s’étonne, car selon les statistiques, les croyants abandonnent la foi.

La Fondation Kazimierz Łyszczyński exprime son indignation devant le jugement injuste concernant la publication de la caricature de Jésus dans l’hebdomadaire « NIE » (NON). L’amende de 120 000 pln (plus de 30 000 USD) plus les frais de justice s’élèvent à 150 000 pln, soit plusieurs fois plus élevée que toute amende infligée par un tribunal pour offense de sentiments religieux (article 196 du Code pénal).

L’argumentation du jugement est bizarre, car il est difficile de trouver une quelconque critique d’un objet de culte religieux, exprimée de manière « abusive, péjorative et dégradante », lorsque nous regardons une bande dessinée bien gentille représentant un Jésus étonné. Une telle interprétation a été donnée à cette loi par la Cour constitutionnelle en 2015 à la demande d’un autre « blasphémateur », Dorota Rabczewskiej (Doda), chargé d’examiner la conformité de l’article 196 avec la Constitution.

Il s’agit donc d’un jugement injuste et d’une sanction disproportionnée, même si nous considérons que la décision de la Cour constitutionnelle est juste. Toutefois, d’un point de vue athée, il est difficile de considérer cette loi comme étant juste et conforme au paragraphe 2 de l’article 25 de la Constitution, comme l’ont souligné de nombreux experts. Il est scandaleux que, alors que pratiquement tous les pays européens se débarrassent de ce rejeton bâtard du droit canon médiéval (Royaume-Uni, Danemark, référendum prochain en Irlande), l’État polonais, en alliance avec l’Église, tente de ramener la Pologne dans l’obscurité d’une époque révolue.

L’adoption de cette loi en 1997 était incompatible avec la démocratie, alors que son application actuelle est une moquerie flagrante de la démocratie.

Il s’agit d’un jugement politique qui vise non seulement à condamner le magazine indépendant satirique et anticlérical à la faillite et à provoquer un « effet dissuasif », mais aussi à intimider les médias et la société. Nous ne laisserons pas la loi polonaise devenir un instrument d’oppression religieuse, comme c’est le cas du régime chiite des Ayatollahs ou de la théocratie sunnite en Arabie saoudite ! Nous ne permettrons pas aux autorités de l’État de condamner à mort les médias libres, agissant comme les assaillants fondamentalistes de Charlie Hebdo !

Peu importe que l’on sympathise ou non avec Jerzy Urban et son hebdomadaire « NIE », nous appelons à la défense de la liberté d’expression, de la liberté de conscience et de la liberté des médias, car sans eux, il n’y a pas de démocratie.

Jerzy Urban
Jerzy Urban, propriétaire et rédacteur en chef de « NIE »


Actualités : Nadia El-Mabrouk : La laïcité est nécessaire à l’émancipation des femmes

Dans un monde réel près de chez vous, Nadia El-Mabrouk, La Presse, 2018-10-11

[…] la laïcité, condition première à l’émancipation des femmes et au développement.

[…]

Pendant que l’ex-Miss Irak Tara Fares et d’autres Irakiennes sont assassinées pour avoir osé défier les règles du patriarcat ou se promener en jean dans les rues de Bagdad, au Québec, on veut faire croire que voile islamique rime avec liberté.

Pendant qu’au Maroc, le 15 septembre dernier, des citoyennes marchaient sans voile, en silence et la tête haute, pour revendiquer leur droit à l’espace public sans agressions ni harcèlement, au Québec, Ève Torres, la candidate voilée de Québec solidaire, explique avoir commencé à porter son voile au Québec à la suite d’abus et de violence, pour se « préserver », « comme une bulle de sécurité ». Comment concevoir que dans l’un des pays les plus égalitaires au monde, une politicienne puisse considérer le voile comme un moyen légitime de se préserver ?

Mais qu’importe les raisons évoquées, toute personne s’exprimant contre le voile islamique est accusée d’islamophobie.

Le cas le plus invraisemblable est celui du chanteur d’origine marocaine Jamil Azzaoui qui, se présentant aux dernières élections sous l’enseigne du Parti vert, a vu sa candidature refusée en raison de son amitié avec la militante pour la laïcité Djemila Benhabib ! Les musulmans laïques sont-ils devenus infréquentables au Québec ?

Des musulmans invisibles

Il semble bien que certains politiciens et groupes de pression s’apprêtent à user de la même stratégie de diabolisation à l’encontre du projet de laïcité de la CAQ que celle utilisée contre le Parti québécois. Va-t-on encore une fois nous expliquer que la laïcité est un projet raciste anti-immigration et anti-musulmans ? Or, comme le souligne Ali Kaidi de l’Association québécoise des Nord-Africains pour la laïcité (AQNAL), « le racisme est plutôt de refuser de parler de laïcité aux musulmans, de croire qu’ils ne savent pas de quoi il s’agit et surtout d’être convaincu qu’elle ne correspond pas à leurs dispositions culturelles et religieuses. Le racisme est de faire tout pour que les musulmans restent emprisonnés dans leur communauté ».

Actualités : Profs contre les signes religieux

Des enseignantes contre les signes religieux, Yves Poirier, Journal de Montréal, 2018-10-10

Professeurs contre les signes religieux

Après les critiques dans le débat qui touche les signes religieux chez les employés de l’État québécois, le premier ministre désigné, François Legault, reçoit des appuis en provenance du monde de l’enseignement.

TVA Nouvelles a rencontré plusieurs professeures d’origine algérienne qui ont fait leur vie au Québec et qui se disent ouvertement contre le port des signes religieux chez des gens comme eux en situation d’autorité.

Ces trois employées de l’État québécois ont la même opinion du voile, de la kippa ou du crucifix qui ne devraient pas être portés à l’école par les professeurs.