Actualités : Entrevue avec David Rand, Conatus News

Quebec is Currently Leading a Secular Revolution in Canada. Here’s How. (Le Québec mène actuellement une révolution laïque au Canada. Voici comment.), Scott Jacobsen, Conatus News, 2018-07-10

Actualités : Vingt ans de prison pour avoir enlevé son voile

Iranian woman who protested headscarf gets 20-year sentence (Une iranienne condamnée à 20 ans de prison pour avoir protesté contre le voile), Associated Press, 2018-07-10

Une iranienne, Shapark Shajarizadeh, qui en décembre dernier a enlevé son voile dans la rue pour ensuite l’agiter comme un drapeau blanc, afin de protester contre le port obligatoire du voile, a été condamnée à vingt ans de prison, selon son site web personnel.

Actualités : L’État du New Hampshire interdit l’excision

La Fondation AHA (Ayaan Hirsi Ali), qui lutte contre l’excision, c’est-à-dire contre la mutilation génitale féminine, annonce que l’État du New Hampshire vient de criminaliser l’excision des fillettes et devient ainsi le 27e État américain à le faire. Mais cela veut dire qu’il reste encore 23 États des États-Unis où il n’y a aucune législation interdisant cette horrible pratique. De plus, même chez les 27 États qui l’interdisent, la législation aurait besoin, dans plusieurs cas, d’être renforcée.

Voir :

  • FGM Legislation by State (La législation concernant l’excision dans chacun des États des États-Unis), Fondation AHA

Actualités : PDF Québec intervient dans la contestation de la Loi 62, mais pour l’interdiction du niqab

Tiré d’une annonce sur Facebook :

Bonne nouvelle ! Contestation de la Loi sur la neutralité religieuse (PL 62) PDF Québec reconnu comme intervenant.

Comme vous avez pu l’apprendre par les médias, la Cour supérieure a maintenu la suspension de l’article de loi qui obligerait à ce que les services publics soient offerts ou reçus à visage découvert.

PDF Québec vient d’être reconnu comme intervenant devant la Cour dans cette cause. Notre but : défendre le droit à l’égalité des femmes et la neutralité religieuse de l’État, en empêchant que le port du niqab soit reconnu comme faisant partie du droit à l’égalité des femmes et comme n’atteignant pas la neutralité religieuse de l’État.

La cause sera entendue au début du mois d’août 2018.

Excellente nouvelle ! Bravo à PDFQ. Il ne faut pas que le Québec se laisse imposer la voile islamiste. Il faut lutter contre cette imposture selon laquelle le port de cet étendard de l’islam politique serait un « droit » partout et en tout temps.

Actualités : Ensaf Haidar réclame l’interdiction du voile intégral

L’épouse de Raif Badawi réclame l’interdiction de la burqa, Le Peuple, 2018-07-03

Ensaf Haidar, l’épouse du blogueur saoudien Raif Badawi, a demandé au premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, d’interdire la burqa et le niqab dans les lieux publics. C’est après la cérémonie qui l’a confirmée citoyenne canadienne, elle et ses trois enfants, que Mme Haidar a formulé sa demande dimanche par Twitter interposé.

Voici le gazouillis de Mme Haidar :

Gazouillis de Mme. Haidar

Les réactions à ce gazouillis étaient mitigées. Bien qu’elle ait recu bon nombre de réponses favorables, sa prise de position a aussi choqué plusieurs individus qui, dupés par la propagande canadienne pro-voile, n’ont pas compris ce qui est évident pour Mme Haidar, que ce voile est un signe du progrès des groupes islamistes et un marqueur du territoire jihadiste.

Voir aussi :

Actualités : Le Danemark et l’Islande pourraient interdire la circoncision non médicale

Une initiative populaire danoise veut interdire la circoncision, Anne-Françoise Hivert, Le Monde, 2018-06-02.

S’il est adopté, le texte ferait du royaume scandinave le premier pays au monde à interdire l’ablation rituelle du prépuce des garçons de moins de 18 ans. Une initiative loin de faire l’unanimité.

[…] une initiative populaire proposant l’interdiction de la circoncision non médicale des mineurs a recueilli, vendredi 1er juin, plus de 50 000 signatures, le minimum requis par une procédure introduite au début de l’année. La pétition a été présentée le 1er février par Intact Denmark, « un peu dans la précipitation », reconnaît Lena Nyhus, la présidente de l’ONG créée en 2013. […]

« La société a une obligation particulière de protéger les droits fondamentaux de l’enfant, jusqu’à ce qu’il ait atteint l’âge et la maturité d’assumer lui-même cette responsabilité », soutient le texte. Invoquant la Convention des Nations unies sur les droits de l’enfant, il propose jusqu’à six ans d’emprisonnement, soit la même peine que pour l’excision des filles, interdite au Danemark en 2003. Depuis, l’ablation rituelle du prépuce des garçons mineurs ne cesse de faire débat.

En 2014, plusieurs associations de protection de l’enfance s’étaient prononcées pour son interdiction, se référant à une résolution du Conseil de l’Europe, adoptée en 2013, qui demandait aux Etats membres d’en réguler la pratique. En décembre 2016, l’Association des médecins danois avait à son tour pris position, estimant que la circoncision non médicale des mineurs était « éthiquement inacceptable ». […]

[…] selon un sondage publié le 23 mai, 83 % des Danois soutiennent l’interdiction. Une proposition de loi pourrait être présentée à la rentrée, en octobre. Plusieurs partis ont annoncé qu’ils ne donneraient pas de consignes de vote, mais une majorité des députés devraient vote

L’Islande se prépare à interdire la circoncision, Anne-Françoise Hivert, Le Monde, 2018-03-27.

Le projet de loi, qui devrait être soumis au vote des députés avant l’été, provoque la colère unanime des organisations religieuses sur l’archipel et à l’étranger.

S’il est adopté, le texte, en cours d’examen à l’Althingi, fera de l’Islande le premier pays européen à interdire la circoncision. L’ablation du prépuce d’un mineur, sans raison médicale, sera alors passible d’une peine allant jusqu’à six ans d’emprisonnement. Proposé par la députée de centre droit Silja Dögg Gunnarsdóttir, il est soutenu par cinq formations au Parlement, y compris le parti vert de la première ministre, Katrin Jakobsdottir.

Le projet de loi fait un parallèle avec l’excision, déjà interdite dans la plupart des pays européens et en Islande depuis 2005. Il met en avant « les droits de l’enfant » et soutient que l’intervention est en général pratiquée sans anesthésie, dans « des maisons qui ne sont pas stériles et par des leaders religieux qui ne sont pas médecins », entraînant de « hauts risques d’infection qui peuvent mener à la mort ».

[…]

En 2012, le Bundestag allemand avait encadré la circoncision après une polémique suscitée par le jugement d’un tribunal qui avait considéré l’ablation du prépuce sans raison médicale comme une blessure corporelle, passible de poursuites pénales. L’année suivante, le Conseil de l’Europe a adopté une résolution demandant à ses 47 Etats membres d’en réguler la pratique.

Bravo ! Il faut interdire la mutilation génitale, et des garçons, et des filles. Il est tout à fait inacceptable que la religion s’impose au point de violer l’intégrité physique des enfants.

Voir aussi :

Actualités : Le Danemark interdit les couvre-visage en public

Le voile intégral interdit dans l’espace public au Danemark, Agence France-Presse, Stockholm, La Presse, 2018-05-31.

Le parlement danois a adopté jeudi une loi interdisant le port du voile intégral islamique (burqa ou niqab) dans l’espace public, suivant ainsi d’autres pays européens comme la France ou la Belgique. […]

L’interdiction vise également d’autres accessoires qui dissimulent le visage, comme les cagoules ou les fausses barbes. […]

Selon les défenseurs de cette nouvelle loi, le voile est un outil idéologique d’oppression des femmes dans certaines cultures. « Certains utilisent (le voile) pour promouvoir une idéologie qui, s’ils réussissent, signifie que beaucoup d’autres perdent leurs droits à la liberté. C’est un équilibre », estime Martin Henriksen, porte-parole du Parti populaire danois.

Le 1er août est la date d’entrée en vigueur de la nouvelle législation.

Il faut saluer le courage du gouvernement danois. Cette interdiction est une mesure forte — elle s’applique dans l’espace public, non seulement dans la fonction publique. C’est tout de même préférable à la complaisance et l’incohérence crasse du gouvernement canadien qui non seulement permet les signes religieux partout, même dans la GRC, devant les tribunaux et dans les cérémonies d’État, mais en plus les célèbre même !

Voir aussi :

Actualités : Le gouvernement rejette la pétition e-763 contre l’exception religieuse dans la propagande haineuse

Le gouvernement fédéral rejette la pétition parlementaire e-763, lancée par LPA pour demander l’abrogation de l’exception religieuse, soit l’alinéa 319(3)b), dans la loi canadienne sur la propagande haineuse (dans le Code criminel). Voici l’essentiel de la réponse à la pétition e-763 que nous avons reçue de la ministre de la Justice et procureur général, l’Honorable Jody Wilson-Raybould :

Le gouvernement ne souscrit pas à la proposition visant à abroger l’alinéa 319(3)b) du Code criminel.

L’alinéa 319(3)b) prévoit un moyen de défense à l’égard de l’infraction de fomenter volontairement la haine contre un groupe identifiable pour quiconque a, de bonne foi, exprimé une opinion sur un sujet religieux ou une opinion fondée sur un texte religieux auquel il croit, ou a tenté d’en établir le bien-fondé par argument. Les alinéas 319(3)a), c) et d) du Code criminel prévoient également trois autres moyens de défense à l’égard de cette infraction.

Dans la décision R c Keegstra, [1990] 3 RCS 697, la Cour suprême a examiné ces moyens de défense. La Cour a affirmé que les trois moyens de défense qui comportent des éléments de bonne foi ou de croyance sincère, soit les alinéas 319(3)b), c) et d), semblent écarter la mens rea ou l’exigence de faute morale requise pour l’infraction, car rares sont les cas où une personne qui a l’intention de fomenter la haine agit de bonne foi ou est mue par une croyance sincère. La Cour a aussi affirmé que les moyens de défense prévus au paragraphe 319(3) traduisent la volonté de ne pas restreindre la liberté d’expression d’un particulier dans des cas limites.

Nous de Libres penseurs athées préparons actuellement notre réplique.

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Actualités : Ensaf Haidar écrit au Premier ministre

Monsieur Trudeau, nous avons besoin de votre aide, Ensaf Haidar, Le Nouvelliste, 2018-03-16

L’auteure, Ensaf Haidar, est l’épouse du blogueur Raïf Badawi, détenu en Arabie Saoudite. Elle s’adresse au premier ministre du Canda, Justin Trudeau.

Monsieur le premier ministre,

C’est en ma qualité de présidente de la Fondation Raïf Badawi que je fais appel à vous aujourd’hui et pour donner suite à votre grande sollicitude à mon égard. Depuis 2013, je tente par tous les moyens de faire libérer mon mari, Raïf Badawi, d’une injuste condamnation, une condamnation qui lui a déjà valu cinquante coups de fouet (sur mille) et qui est accompagnée de dix ans d’emprisonnement. Vous connaissez bien cette situation, puisque nous en avons discuté ensemble, une situation qui n’est pas sans heurter les valeurs de liberté d’expression et de démocratie chères au Canada.

Or, mon statut de résidente permanente au Canada ne me facilite guère la tâche lorsque je voyage pour sensibiliser le monde entier au sort de mon mari. Comme vous l’avez constaté sans doute, je dois sans cesse me déplacer d’un pays à l’autre pour répondre aux multiples sollicitations de gouvernements et d’organismes de défense des droits de la personne qui s’intéressent au sort de Raïf ou encore pour recevoir en son nom les honneurs dont il est comblé, comme ce fut le cas en 2015 lorsque le Parlement européen lui décerna le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit.

Je me déplace ainsi plusieurs fois par année pour remplir mes obligations de présidente de la Fondation Raïf Badawi, sans jouir pour autant de la nécessaire sécurité que procure la citoyenneté canadienne.

Je fais donc appel à votre bonté aujourd’hui afin que vous interveniez pour accélérer le processus d’obtention de ma citoyenneté et de celle de mes trois enfants, Najwa (14 ans), Doudi (13 ans) et Miriyam (10 ans). Je pourrais ainsi accomplir ma lourde tâche d’ambassadrice de mon mari sans craindre les tracasseries et les complications administratives liées à mon statut actuel.

J’ose également ajouter une requête importante à ma demande, celle de faire de mon mari, Raïf Badawi, un citoyen honoraire du Canada, comme vous l’avez fait pour l’extraordinaire Malala Yousafzai en avril dernier et comme il a été fait jadis pour le grand leader antiapartheid Nelson Mandela. Ce geste serait d’un grand réconfort pour Raïf et pour notre famille, en plus certainement de donner une assise aux démarches que vous faites pour sa libération.

Vous savez certainement que la Ville de Sherbrooke a fait de mon mari un citoyen d’honneur en 2015 et que l’Université de Sherbrooke lui a décerné, le 8 juin 2017, un doctorat honorifique pour son apport exceptionnel à la défense de la liberté d’expression. De plus, chaque vendredi, les vigiles se poursuivent devant l’hôtel de ville de Sherbrooke pour réclamer sa libération.

Remplie d’espoir, je vous prie d’accepter, monsieur le premier ministre, l’expression de ma plus haute considération.

Actualités : L’Égypte incarcèrerait les athées

Égypte : les athées seront-ils bientôt mis en prison ?, France 2 Télévision, 2018-02-27

En Égypte, le Parlement devrait adopter un projet de loi visant à criminaliser l’absence de religion. Les athées pourraient être condamnés à des amendes et même à des peines de prison.

En Égypte, pourra-t-on bientôt aller en prison parce que l’on ne croit pas en Dieu ? Dans le huis clos du Parlement au Caire, c’est une possibilité à laquelle travaillent les députés. Aucun parlementaire n’a accepté de nous parler de ce projet controversé, mais dans les rues de la ville, il est généralement bien accueilli, comme par cette jeune femme : « Les athées ne croient en rien. Juif ou chrétien, ça va encore, mais ne pas avoir de religion, franchement… »
Déclarer sa religion aux autorités est obligatoire.

L’Égypte est un pays à 90% musulman ; l’islam y est la religion d’État depuis 38 ans. Le christianisme et le judaïsme, mentionnés dans la Constitution, sont eux aussi reconnus officiellement. Mais la tolérance s’arrête là. Il est obligatoire de déclarer sa religion aux autorités, qui la feront ensuite apparaître sur la carte d’identité de chaque citoyen égyptien.

Se déclarer non croyant n’est pas une possibilité offerte par l’administration, et dans les faits, cela peut même déjà conduire devant les tribunaux. La Constitution protège théoriquement la liberté de croyance, mais remettre en cause l’existence de Dieu est considéré comme un blasphème par les autorités, et déjà puni à ce titre. Dans le centre du Caire, cet établissement surnommé « Le café des athées » a été fermé par la police. Beaucoup des non-croyants que nous avons contactés ont préféré se taire de crainte de représailles. Les athées sont désormais considérés comme des extrémistes. Dans l’Égypte du maréchal Al-Sissi, la liberté de croire ou de ne pas croire semble de plus en plus réduite.

Une athéophobie extrême qui converge avec l’interdiction absolue de l’apostasie en islam. Le résultat en est la négation absolue de la liberté de conscience des citoyens et citoyennes de l’Égypte.

Voir aussi :

Actualités : DGEQ accepte dorénavant les candidats à tête couverte

Élections provinciales 2018: le DGEQ accepte les candidats voilés au visage découvert, Nicolas Lachance, Journal de Montréal, 2018-02-20

Les personnes qui portent le voile ou le turban sikh pourront être candidates aux prochaines élections, ont confirmé Pierre Reid, le directeur général des élections du Québec (DGEQ).

Un règlement du DGEQ jugé discriminatoire par certains partis politiques comme Québec solidaire vient d’être modifié. Ce règlement qui date de 1989 empêchait les personnes voilées de déposer une candidature, car le DGEQ n’avait pas «une vue de face complète du candidat à partir des épaules» et qu’elles n’avaient pas la «tête découverte» comme le stipulait le règlement.

«On l’a supprimé, tout simplement», a affirmé Pierre Reid, présent en commission parlementaire à l’Assemblée nationale […]

Cette modification a été approuvée par tous les partis.

Les femmes voilées pourront être candidates aux prochaines élections, Caroline Plante, La Presse canadienne, Huffington Post Québec, 2018-02-20

Les candidats aux prochaines élections devront se découvrir le visage et non toute la tête, a précisé, mardi, le Directeur général des élections du Québec (DGEQ), Pierre Reid. Le voile et le turban sikh seront donc acceptés, tandis que le niqab et la burka sont toujours interdits. Le DGEQ a indiqué mardi avoir modifié son règlement, qui demandait «une vue de face complète du candidat à partir des épaules».

Aucun parti politique à l’Assemblée nationale ne s’est opposé à cette décision de la DGEQ. Avant, tout candidat devait se présenter la tête et le visage découverts. Dorénavant, seul le visage doit être découvert. Il s’agit d’un autre pas dans le sens contraire de la laïcité. C’est comme une extension de la récente loi 62 qui a ouvert la fonction publique québécoise à presque tout signe religieux.

Actualités : Avortement sans conditions, Débat au parlement argentin

Argentine L’avortement sans conditions bientôt en débat au Parlement , Libération, 2018-02-27

Un feu vert inattendu. Le président conservateur-libéral argentin, Mauricio Macri, qui a déclaré à maintes reprises son opposition à l’IVG, a créé la surprise lundi en autorisant un débat parlementaire sur un texte de loi d’une coalition d’associations visant à légaliser l’IVG sans conditions. A l’heure actuelle, l’avortement n’est autorisé en Argentine qu’en cas de viol ou de risque pour la santé de la mère. Or, selon la Campagne nationale pour le droit à l’avortement sûr, légal et gratuit, une centaine de femmes meurent chaque année d’IVG clandestines, auxquelles ont recours au moins 500 000 d’entre elles par an.

La nouvelle loi, si elle est adoptée, accorderait à chaque femme le droit de décider volontairement de mettre fin à une grossesse pendant les 14 premières semaines de gestation.

Voir aussi :

Actualités : Le président des Libres penseurs tunisiens agressé

Le président de l’Association des Libres penseurs tunisiens agressé, la Fédération française de la Libre Pensée adresse une lettre ouverte à l’ambassadeur de Tunisie en France, Taieb Khouni, HuffPost Tunisie, 2018-02-26

Une lettre ouverte a été adressée le 24 février à l’attention de l’ambassadeur de Tunisie en France, Abdelaziz Rassâa, de la part de la Fédération nationale de la Libre Pensée (FNLP, France), dans laquelle celle-ci condamne l’agression le mercredi 21 février à Tunis, du Président de l’Association des Libres Penseurs de Tunisie, Hatem Limam.

Ce dernier aurait été attaqué en pleine rue par des individus, qui l’auraient poursuivi jusqu’à son domicile, lui causant de multiples blessures et contusions.

Dans la lettre, la Fédération demande avec insistance à l’ambassadeur de faire parvenir au gouvernement tunisien leurs demandes exprimées dans un communiqué rendu public, afin que celui-ci prenne les mesures nécessaires à la protection des libres penseurs tunisiens, appelant à ce que justice soit rendue dans l’affaire Limam, et que les agresseurs soient arrêtés et jugés. […]

L’Union internationale humaniste et éthique a également exprimé dans un tweet son soutien à l’Association des libres penseurs Tunisiens suite à l’agression de son président. […]

L’Association des libres penseurs (ALP), qui se se revendique de l’athéisme et de la laïcité, a officiellement été créée le 25 octobre 2017.


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Voir aussi :

Prix Athée de l’année 2018

Fondation Kazimierz Łyszczyński

Fondation Kazimierz Łyszczyński

Prix Athée de l’année 2018

Appel à candidatures

La période de mise en candidature est maintenant close.

Les finalistes du Prix Athée de l’année 2018 sont :

  • Karrar Hamza, athée irakien ex-Musulman, féministe et militant des droits humains.
  • Faisal Saeed Al Mutar, fondateur du Global Secular Humanist Movement, chroniqueur chez Free Inquiry.
  • David Silverman, président de American Atheists, auteur du livre Fighting God

Nous avons le plaisir d’annoncer que, cette année, le Prix Athée de l’année sera décerné à Varsovie, et ce, pour la quatrième fois déjà. Le but du Prix est de rendre hommage aux individus, aux organismes ou aux institutions pour leurs réalisations exceptionnelles dans les domaines suivants :

  1. la promotion d’une perspective athée du monde et de la liberté de s’affranchir de la religion ;
  2. la lutte contre la discrimination fondée sur la croyance ;
  3. l’intégration des mouvements athées polonais et international.

Le ou la récipiendaire du Prix sera choisi(e) parmi les candidatures soumises à l’organisateur du concours. Le concours est ouvert à toute personne physique ou morale qui accepte les règlements du Prix Athée de l’année et dont la candidature aurait été proposée par le biais du formulaire de mise en candidature ci-joint, et envoyée par courriel à l’adresse biuro@lyszczynski.com.pl

Catégorie du Prix : International

Date limite : 28 février 2018

Jury :

  • Maryam Namazie, Prix Athée de l’année 2014 ;
  • Sanal Edamaruku, Prix Athée de l’année 2014 (ex æquo) ;
  • Waleed el-Husseini, Prix Athée de l’année 2015 ;
  • Michael Nugent, Prix Athée de l’année 2017 ;
  • Christian Eyschen, (France), Conseil de l’Association Internationale de Libre Pensée (AILP) ;
  • David Rand, porte-parole de l’Association Internationale de Libre Pensée (AILP), Libres penseurs athées (Canada) ;
  • Nina Sankari,porte-parole de l’Association Internationale de Libre Pensée (AILP), Fondation Kazimierz Łyszczyński (Pologne).

Remise du Prix : Le 24 mars 2018 au Dîner Gala Athée (Journées athées, Varsovie)

Prix décernés : Diplômes et statuettes. L’organisateur se réserve le droit de décerner des prix spéciaux, en espèces ou autres.

Organisateur : Le Conseil de la Fondation Kazimierz Łyszczyński

Actualités : Des iraniennes, retirant courageusement leur voile en public, se font arrêter

Iranienne agée ôte son voile
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Une iranienne agée ôte et
agite son voile en protestation.
Elle n’est apparemment pas
parmi les arrêtées.

En Iran, une trentaine de femmes arrêtées pour avoir enlevé leur voile en public, Le Monde, 2018-02-02.

La loi en vigueur en Iran depuis la révolution islamique de 1979 impose aux femmes de sortir tête voilée et le corps couvert d’un vêtement ample plus ou moins long. Une trentaine de femmes, « qui perturbaient l’ordre social » selon les autorités, ont été arrêtées en Iran jeudi 1er février pour avoir enlevé leur voile en public en guise de protestation contre son port obligatoire depuis la révolution islamique de 1979. Elles ont été « remises à la justice », a fait savoir la police de Téhéran, relayée par les agences Fars, ILNA et Tasnim.

Ce mouvement de protestation des femmes iraniennes est partie d’une action menée le 27 décembre dernier par Vida Movahed. Cette Téhéranaise était montée sur un coffret électrique à un croisement d’avenue et avait retiré son voile, restant quelques instants tête nue. Arrêtée sur le champ, elle avait été incarcérée et relâchée quinze jours plus tard. De nombreuses Iraniennes et quelques Iraniens lui ont emboîté le pas depuis, le phénomène étant largement partagé sur les réseaux sociaux.

[…]

La remise en cause de l’obligation du port du voile par quelques femmes en Iran est « puérile », a déclaré mercredi le procureur général de la République islamique, Mohammad Jafar Montazeri, en minimisant l’importance de cette contestation. « Il s’agit d’une affaire insignifiante qui n’a rien de préoccupant », avait-il déclaré en ajoutant que les manifestantes avaient « agi par ignorance » et qu’« elles pourraient avoir été influencées à partir de l’étranger ».

Des femmes courageuses, qui méritent tout notre appui et toute notre estime. Les propos des autorités iraniennes sont d’un ridicule extrême, accusant les protestataires d’être ignorantes et sous influence étrangère.

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Actualités : La Cour suprême refuse de privilégier la spiritualité autochtone

L’« Esprit de l’ours grizzly » débouté en Cour suprême, Agence France-Presse, Le Devoir, 2017-11-02

La Cour suprême a validé jeudi la construction d’une station de ski sur un glacier de l’Ouest canadien, malgré l’opposition d’une communauté autochtone qui invoquait des droits spirituels.

[…]

Le projet sur la montagne Jumbo était depuis contesté par la Première Nation Ktunaxa au motif que ce sommet, qu’elle appelle Qat’muk, fait partie de ses terres sacrées. La plus haute instance judiciaire a jugé à sept voix contre deux la demande non valide, soutenant que le gouvernement a le devoir de protéger le droit de chacun aux croyances religieuses, mais non celui de protéger les lieux sacrés.

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Actualités : Le maire de Markham en Ontario facilite l’islam politique

Proclamation, Markham
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Proclamation, Ville de Markham, Ontario

À la longue liste des dupes de l’islam politique, nous pouvons maintenant ajouter le nom du maire Frank Scarpitti, de la ville ontarienne de Markham, qui a fait une proclamation, en date du 2018-01-29, dans laquelle il déclare que « l’islamophobie, comme toute autre forme de racisme, de haine, de xénophobie et de préjudice, n’a pas sa place dans la Ville de Markham. » Peu importe les intentions du maire, le résultat de sa proclamation est de valider l’utilisation d’un des outils de propagande privilégié des islamofascistes — soit l’expression « islamophobie » — dont le but est de stigmatiser toute critique de leur idéologie et de la religion Islam qu’ils instrumentalisent afin de promouvoir cette idéologie. Une autre triste journée pour le Canada.

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Actualités : Des Québécois(es) de culture musulmane dénonce l’instrumentalisation du 29 janvier

Un an après l’attentat de la mosquée de Québec, apaiser le climat social, Ferid Chikhi, Nadia El-Mabrouk, Ali Kaidi et Leila Lesbet de l’Association québécoise des Nord-Africains pour la laïcité (AQNAL), Le Devoir, 2018-01-25

Depuis l’odieux attentat survenu il y a un an à la mosquée de Québec, quelque chose s’est brisé dans le tissu social. Dès le lendemain du meurtre, des publications diffamatoires affichant des personnalités du Québec les mains tachées de sang circulent sur Internet, et des accusations à peine voilées associent l’attentat aux partisans de la laïcité. Les Québécois sont accusés de racisme et d’islamophobie sur toutes les tribunes, et une consultation sur le racisme et la discrimination est annoncée par le gouvernement quelques mois plus tard. Ce festival des amalgames n’a fait que polluer le climat social, polariser le débat et alimenter l’hostilité envers l’islam et les musulmans. […]

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Actualités : Djemila Benhabib dénonce l’instrumentalisation « indécente » du 29 janvier

Un drame et son instrumentalisation, Djemila Benhabib, le Nouvelliste, 2018-01-26

Djemila Benhabib

À ce jour, on ignore les motivations d’Alexandre Bissonnette, le présumé tueur, dont le procès débute le 26 mars 2018. Pourtant lobby islamiste, politiciens à tous les niveaux, médias, élites, manœuvrent d’arrache-pied pour nous accabler d’une lourde culpabilité collective qui ne reflète en rien l’état d’esprit véritable des Québécois, leur grande compassion exprimée à maintes reprises à l’endroit des victimes de cette horrible tragédie et de leurs familles ainsi que leur rejet viscéral de la violence. Non, ce n’est pas assez. Les voilà qui s’agitent pour extraire de notre corps social une supposée pathologie qui s’est répandue en nous tel un méchant virus. L’heure est à la rédemption. Les Québécois doivent s’excuser pour un crime qu’ils n’ont pas commis, demander pardon pour une faute morale dont ils ignorent la nature. Et pourquoi donc?

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Journées athées 2018, Varsovie, Pologne

Journées athées 2018
22 au 25 mars 2018
Varsovie, Pologne

Fondation Kazimierz Lyszczynski

Actualités : Une proche d’une victime du 29 janvier rejette la journée contre l’« islamophobie »

Attentat à la mosquée de Québec, Il n’y a pas d’islamophobie au Québec, selon une proche d’une victime, TVA Nouvelles, 2018-01-23

Près d’un an après l’attentat à la mosquée de Québec, le débat entourant l’instauration d’une journée nationale contre l’islamophobie continue de faire réagir.

De passage à l’émission «Denis Lévesque», une proche d’une des victimes de la fusillade a dénoncé l’attitude des communautés musulmanes qui réclament l’instauration d’une journée de ce genre.

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Actualités : La fausse nouvelle de l’attaque contre une écolière voilée

L’attaque au ciseau contre une écolière voilée «n’a pas eu lieu», dit la police, La Presse Canadienne, La Presse, 2018-01-15.

La police de Toronto a indiqué lundi que l’histoire voulant qu’un homme ait coupé avec des ciseaux le foulard islamique d’une jeune fille de onze ans, la semaine dernière, était non fondée.

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Actualités : Toujours Charlie ! Trois ans depuis le massacre

N°1328 de CH
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La une du numéro 1328

Il fait maintenant trois ans depuis l’attaque contre la revue Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015. Dans un éditorial paru dans le numéro 1328, du 2018-01-04, Riss parle de ces trois ans.

Liberté d’expression, combien ça coûte ?

[…] contrairement à ce que peut-être nous avions espéré, la situation ne s’est pas améliorée. Au contraire. Ce qui devait être temporaire est devenu permanent. Les conditions de travail des membres du journal ne redeviendront sans doute jamais normales. Pas plus que la vie privée de certains collaborateurs.

[…] Chaque semaine, au moins 15 000 exemplaires, soit plus de 800 000 exemplaires par an, doivent être vendus uniquement pour la sécurisation des locaux de Charlie Hebdo.

[…] la liberté d’expression […], vitale et indissociable de notre démocratie, est en train de devenir un produit de luxe […]


Les douze morts, 2015-01-07
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Les douze morts, Charlie Hebdo, 2015-01-07
Source: page Facebook de Waleed Al Husseini

Voir aussi :

Actualités : L’Iran prétend adoucir son code vestimentaire pour les femmes

Iran: les femmes gagnent une bataille, La Presse canadienne, 2017-12-28.

TÉHÉRAN, Iran – Les autorités de Téhéran affirment que la police ne procédera plus à l’arrestation de femmes qui violent le code vestimentaire imposé depuis la révolution iranienne de 1979.

Le quotidien réformiste Shargh a révélé, jeudi, que le chef de police de Téhéran Hossein Rahimi a déclaré que «celles qui ne suivent pas les règles vestimentaires islamiques ne seront plus conduites dans des centres de détention et des accusations ne seront plus déposées à leur endroit».

L’agence de presse Tasnim a mentionné que celles qui ne respecteront pas le code vestimentaire devront plutôt suivre une formation donnée par des policiers. Les délinquantes à répétition pourraient toutefois encore faire l’objet de poursuites.

Les jeunes Iraniennes tentent depuis de nombreuses années de repousser les règles vestimentaires qui leur sont imposées, en laissant quelques mèches de cheveux dépasser de leur hijab ou en portant du vernis à ongle, ce qui soulève l’ire des Iraniens conservateurs.

Le titre de l’article ci-dessus, « les femmes gagnent une bataille », est une exagération. En lisant le corps de l’article, l’on apprend que l’arrestation est rescindée pour la première offense. Mais les récidivistes risquent toujours l’arrestation et la détention. Même pour la première offense, la femme sera obligée de suivre une sorte de « formation » ou rééducation. Ce n’est pas une victoire pour les femmes ; il s’agit d’un assouplissement très modeste de la politique du régime.

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Actualités : L’Égypte criminalisera l’athéisme

L’Egypte prépare une loi pour criminaliser l’athéisme, Delphine Legouté, Marianne, 2018-01-02.

Alors qu’une campagne contre l’athéisme fait rage, lancée par la direction générale des Fatwas, le Parlement égyptien va étudier un projet de loi visant à criminaliser l’absence de croyance en Dieu.

Les poursuites pour diffamation religieuse sont déjà légion en Egypte. La loi pourrait devenir encore plus répressive en criminalisant purement et simplement l’athéisme, soit l’absence ou le refus de toute croyance en un dieu.

Jeune Afrique raconte ainsi que le comité religieux du Parlement égyptien a annoncé la dernière semaine de décembre qu’un projet de loi était en préparation pour interdire l’athéisme. Le projet n’a pas encore été voté par l’Assemblée mais il a reçu l’aval d’Al-Azhar, la plus haute autorité religieuse sunnite. Le député qui porte le texte considère dans Al-Chourouk, un quotidien national, que l’athéisme est “un fléau qui se propage surtout au sein de la jeunesse égyptienne”. Il souhaite infliger des peines d’amendes et de prison contre ces “criminels” et surveiller Internet et réseaux sociaux.

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Une mère perd la garde de ses enfants

Une campagne contre l’athéisme fait rage depuis quelques mois en Egypte après la publication d’un rapport anti-athés [sic] par la direction générale des Fatwas (sic). C’est dans ce cadre que, fin décembre toujours, une mère a été privée de la garde de ses deux enfants pour cause d’athéisme. Une décision sans précédent du tribunal des affaires familiales du Caire.

Un cas d’athéophobie extrême, dans un pays où le respect de la liberté de conscience est à peu près nul. Bien que l’apostasie ne soit pas explicitement criminalisée en Égypte, les apostats (ceux et celles qui quittent l’islam) risquent de sérieuses persécutions, par exemple des accusations de “blasphème” ou de “diffamation religieuse.” Des conséquences du fait que l’Islam est la religion d’État.

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