Prix Athée de l’année 2018, Appel à candidatures

Fondation Kazimierz Łyszczyński

Fondation Kazimierz Łyszczyński

Prix Athée de l’année 2018

Appel à candidatures

Nous avons le plaisir d’annoncer que, cette année, le Prix Athée de l’année sera décerné à Varsovie, et ce, pour la quatrième fois déjà. Le but du Prix est de rendre hommage aux individus, aux organismes ou aux institutions pour leurs réalisations exceptionnelles dans les domaines suivants :

  1. la promotion d’une perspective athée du monde et de la liberté de s’affranchir de la religion ;
  2. la lutte contre la discrimination fondée sur la croyance ;
  3. l’intégration des mouvements athées polonais et international.

Le ou la récipiendaire du Prix sera choisi(e) parmi les candidatures soumises à l’organisateur du concours. Le concours est ouvert à toute personne physique ou morale qui accepte les règlements du Prix Athée de l’année et dont la candidature aurait été proposée par le biais du formulaire de mise en candidature ci-joint, et envoyée par courriel à l’adresse biuro@lyszczynski.com.pl

Catégorie du Prix : International

Date limite : 28 février 2018

Jury :

  • Maryam Namazie, Prix Athée de l’année 2014 ;
  • Sanal Edamaruku, Prix Athée de l’année 2014 (ex æquo) ;
  • Waleed el-Husseini, Prix Athée de l’année 2015 ;
  • Michael Nugent, Prix Athée de l’année 2017 ;
  • Christian Eyschen, (France), Conseil de l’Association Internationale de Libre Pensée (AILP) ;
  • David Rand, porte-parole de l’Association Internationale de Libre Pensée (AILP), Libres penseurs athées (Canada) ;
  • Nina Sankari,porte-parole de l’Association Internationale de Libre Pensée (AILP), Fondation Kazimierz Łyszczyński (Pologne).

Remise du Prix : Le 24 mars 2018 au Dîner Gala Athée (Journées athées, Varsovie)

Prix décernés : Diplômes et statuettes. L’organisateur se réserve le droit de décerner des prix spéciaux, en espèces ou autres.

Organisateur : Le Conseil de la Fondation Kazimierz Łyszczyński

Actualités : Des iraniennes, retirant courageusement leur voile en public, se font arrêter

Iranienne agée ôte son voile
Cliquer pour voir la vidéo
Une iranienne agée ôte et
agite son voile en protestation.
Elle n’est apparemment pas
parmi les arrêtées.

En Iran, une trentaine de femmes arrêtées pour avoir enlevé leur voile en public, Le Monde, 2018-02-02.

La loi en vigueur en Iran depuis la révolution islamique de 1979 impose aux femmes de sortir tête voilée et le corps couvert d’un vêtement ample plus ou moins long. Une trentaine de femmes, « qui perturbaient l’ordre social » selon les autorités, ont été arrêtées en Iran jeudi 1er février pour avoir enlevé leur voile en public en guise de protestation contre son port obligatoire depuis la révolution islamique de 1979. Elles ont été « remises à la justice », a fait savoir la police de Téhéran, relayée par les agences Fars, ILNA et Tasnim.

Ce mouvement de protestation des femmes iraniennes est partie d’une action menée le 27 décembre dernier par Vida Movahed. Cette Téhéranaise était montée sur un coffret électrique à un croisement d’avenue et avait retiré son voile, restant quelques instants tête nue. Arrêtée sur le champ, elle avait été incarcérée et relâchée quinze jours plus tard. De nombreuses Iraniennes et quelques Iraniens lui ont emboîté le pas depuis, le phénomène étant largement partagé sur les réseaux sociaux.

[…]

La remise en cause de l’obligation du port du voile par quelques femmes en Iran est « puérile », a déclaré mercredi le procureur général de la République islamique, Mohammad Jafar Montazeri, en minimisant l’importance de cette contestation. « Il s’agit d’une affaire insignifiante qui n’a rien de préoccupant », avait-il déclaré en ajoutant que les manifestantes avaient « agi par ignorance » et qu’« elles pourraient avoir été influencées à partir de l’étranger ».

Des femmes courageuses, qui méritent tout notre appui et toute notre estime. Les propos des autorités iraniennes sont d’un ridicule extrême, accusant les protestataires d’être ignorantes et sous influence étrangère.

Voir aussi :

Actualités : La Cour suprême refuse de privilégier la spiritualité autochtone

L’« Esprit de l’ours grizzly » débouté en Cour suprême, Agence France-Presse, Le Devoir, 2017-11-02

La Cour suprême a validé jeudi la construction d’une station de ski sur un glacier de l’Ouest canadien, malgré l’opposition d’une communauté autochtone qui invoquait des droits spirituels.

[…]

Le projet sur la montagne Jumbo était depuis contesté par la Première Nation Ktunaxa au motif que ce sommet, qu’elle appelle Qat’muk, fait partie de ses terres sacrées. La plus haute instance judiciaire a jugé à sept voix contre deux la demande non valide, soutenant que le gouvernement a le devoir de protéger le droit de chacun aux croyances religieuses, mais non celui de protéger les lieux sacrés.

Lire la suite ›

Actualités : Le maire de Markham en Ontario facilite l’islam politique

Proclamation, Markham
Cliquer pour agrandir
Proclamation, Ville de Markham, Ontario

À la longue liste des dupes de l’islam politique, nous pouvons maintenant ajouter le nom du maire Frank Scarpitti, de la ville ontarienne de Markham, qui a fait une proclamation, en date du 2018-01-29, dans laquelle il déclare que « l’islamophobie, comme toute autre forme de racisme, de haine, de xénophobie et de préjudice, n’a pas sa place dans la Ville de Markham. » Peu importe les intentions du maire, le résultat de sa proclamation est de valider l’utilisation d’un des outils de propagande privilégié des islamofascistes — soit l’expression « islamophobie » — dont le but est de stigmatiser toute critique de leur idéologie et de la religion Islam qu’ils instrumentalisent afin de promouvoir cette idéologie. Une autre triste journée pour le Canada.

Lire la suite ›

Actualités : Des Québécois(es) de culture musulmane dénonce l’instrumentalisation du 29 janvier

Un an après l’attentat de la mosquée de Québec, apaiser le climat social, Ferid Chikhi, Nadia El-Mabrouk, Ali Kaidi et Leila Lesbet de l’Association québécoise des Nord-Africains pour la laïcité (AQNAL), Le Devoir, 2018-01-25

Depuis l’odieux attentat survenu il y a un an à la mosquée de Québec, quelque chose s’est brisé dans le tissu social. Dès le lendemain du meurtre, des publications diffamatoires affichant des personnalités du Québec les mains tachées de sang circulent sur Internet, et des accusations à peine voilées associent l’attentat aux partisans de la laïcité. Les Québécois sont accusés de racisme et d’islamophobie sur toutes les tribunes, et une consultation sur le racisme et la discrimination est annoncée par le gouvernement quelques mois plus tard. Ce festival des amalgames n’a fait que polluer le climat social, polariser le débat et alimenter l’hostilité envers l’islam et les musulmans. […]

Lire la suite ›

Actualités : Djemila Benhabib dénonce l’instrumentalisation « indécente » du 29 janvier

Un drame et son instrumentalisation, Djemila Benhabib, le Nouvelliste, 2018-01-26

Djemila Benhabib

À ce jour, on ignore les motivations d’Alexandre Bissonnette, le présumé tueur, dont le procès débute le 26 mars 2018. Pourtant lobby islamiste, politiciens à tous les niveaux, médias, élites, manœuvrent d’arrache-pied pour nous accabler d’une lourde culpabilité collective qui ne reflète en rien l’état d’esprit véritable des Québécois, leur grande compassion exprimée à maintes reprises à l’endroit des victimes de cette horrible tragédie et de leurs familles ainsi que leur rejet viscéral de la violence. Non, ce n’est pas assez. Les voilà qui s’agitent pour extraire de notre corps social une supposée pathologie qui s’est répandue en nous tel un méchant virus. L’heure est à la rédemption. Les Québécois doivent s’excuser pour un crime qu’ils n’ont pas commis, demander pardon pour une faute morale dont ils ignorent la nature. Et pourquoi donc?

Lire la suite ›

À VENIR : Journées athées 2018, Varsovie, Pologne

Journées athées 2018
22 au 25 mars 2018
Varsovie, Pologne

Fondation Kazimierz Lyszczynski

Actualités : Une proche d’une victime du 29 janvier rejette la journée contre l’« islamophobie »

Attentat à la mosquée de Québec, Il n’y a pas d’islamophobie au Québec, selon une proche d’une victime, TVA Nouvelles, 2018-01-23

Près d’un an après l’attentat à la mosquée de Québec, le débat entourant l’instauration d’une journée nationale contre l’islamophobie continue de faire réagir.

De passage à l’émission «Denis Lévesque», une proche d’une des victimes de la fusillade a dénoncé l’attitude des communautés musulmanes qui réclament l’instauration d’une journée de ce genre.

Lire la suite ›

Actualités : La fausse nouvelle de l’attaque contre une écolière voilée

L’attaque au ciseau contre une écolière voilée «n’a pas eu lieu», dit la police, La Presse Canadienne, La Presse, 2018-01-15.

La police de Toronto a indiqué lundi que l’histoire voulant qu’un homme ait coupé avec des ciseaux le foulard islamique d’une jeune fille de onze ans, la semaine dernière, était non fondée.

Lire la suite ›

Actualités : Toujours Charlie ! Trois ans depuis le massacre

N°1328 de CH
Cliquer pour agrandir
La une du numéro 1328

Il fait maintenant trois ans depuis l’attaque contre la revue Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015. Dans un éditorial paru dans le numéro 1328, du 2018-01-04, Riss parle de ces trois ans.

Liberté d’expression, combien ça coûte ?

[…] contrairement à ce que peut-être nous avions espéré, la situation ne s’est pas améliorée. Au contraire. Ce qui devait être temporaire est devenu permanent. Les conditions de travail des membres du journal ne redeviendront sans doute jamais normales. Pas plus que la vie privée de certains collaborateurs.

[…] Chaque semaine, au moins 15 000 exemplaires, soit plus de 800 000 exemplaires par an, doivent être vendus uniquement pour la sécurisation des locaux de Charlie Hebdo.

[…] la liberté d’expression […], vitale et indissociable de notre démocratie, est en train de devenir un produit de luxe […]


Les douze morts, 2015-01-07
Cliquer pour agrandir
Les douze morts, Charlie Hebdo, 2015-01-07
Source: page Facebook de Waleed Al Husseini

Voir aussi :

Actualités : L’Iran prétend adoucir son code vestimentaire pour les femmes

Iran: les femmes gagnent une bataille, La Presse canadienne, 2017-12-28.

TÉHÉRAN, Iran – Les autorités de Téhéran affirment que la police ne procédera plus à l’arrestation de femmes qui violent le code vestimentaire imposé depuis la révolution iranienne de 1979.

Le quotidien réformiste Shargh a révélé, jeudi, que le chef de police de Téhéran Hossein Rahimi a déclaré que «celles qui ne suivent pas les règles vestimentaires islamiques ne seront plus conduites dans des centres de détention et des accusations ne seront plus déposées à leur endroit».

L’agence de presse Tasnim a mentionné que celles qui ne respecteront pas le code vestimentaire devront plutôt suivre une formation donnée par des policiers. Les délinquantes à répétition pourraient toutefois encore faire l’objet de poursuites.

Les jeunes Iraniennes tentent depuis de nombreuses années de repousser les règles vestimentaires qui leur sont imposées, en laissant quelques mèches de cheveux dépasser de leur hijab ou en portant du vernis à ongle, ce qui soulève l’ire des Iraniens conservateurs.

Le titre de l’article ci-dessus, « les femmes gagnent une bataille », est une exagération. En lisant le corps de l’article, l’on apprend que l’arrestation est rescindée pour la première offense. Mais les récidivistes risquent toujours l’arrestation et la détention. Même pour la première offense, la femme sera obligée de suivre une sorte de « formation » ou rééducation. Ce n’est pas une victoire pour les femmes ; il s’agit d’un assouplissement très modeste de la politique du régime.

Voir aussi :

Actualités : L’Égypte criminalisera l’athéisme

L’Egypte prépare une loi pour criminaliser l’athéisme, Delphine Legouté, Marianne, 2018-01-02.

Alors qu’une campagne contre l’athéisme fait rage, lancée par la direction générale des Fatwas, le Parlement égyptien va étudier un projet de loi visant à criminaliser l’absence de croyance en Dieu.

Les poursuites pour diffamation religieuse sont déjà légion en Egypte. La loi pourrait devenir encore plus répressive en criminalisant purement et simplement l’athéisme, soit l’absence ou le refus de toute croyance en un dieu.

Jeune Afrique raconte ainsi que le comité religieux du Parlement égyptien a annoncé la dernière semaine de décembre qu’un projet de loi était en préparation pour interdire l’athéisme. Le projet n’a pas encore été voté par l’Assemblée mais il a reçu l’aval d’Al-Azhar, la plus haute autorité religieuse sunnite. Le député qui porte le texte considère dans Al-Chourouk, un quotidien national, que l’athéisme est “un fléau qui se propage surtout au sein de la jeunesse égyptienne”. Il souhaite infliger des peines d’amendes et de prison contre ces “criminels” et surveiller Internet et réseaux sociaux.

[…]

Une mère perd la garde de ses enfants

Une campagne contre l’athéisme fait rage depuis quelques mois en Egypte après la publication d’un rapport anti-athés [sic] par la direction générale des Fatwas (sic). C’est dans ce cadre que, fin décembre toujours, une mère a été privée de la garde de ses deux enfants pour cause d’athéisme. Une décision sans précédent du tribunal des affaires familiales du Caire.

Un cas d’athéophobie extrême, dans un pays où le respect de la liberté de conscience est à peu près nul. Bien que l’apostasie ne soit pas explicitement criminalisée en Égypte, les apostats (ceux et celles qui quittent l’islam) risquent de sérieuses persécutions, par exemple des accusations de “blasphème” ou de “diffamation religieuse.” Des conséquences du fait que l’Islam est la religion d’État.

Voir aussi :

Actualités : Arabie Saoudite : La peine pour apostasie demeure inchangée

Official source denies allegations that the Kingdom is planning to abolish apostasy penalty (Une source officielle nie que le royaume ait l’intention d’abolir la peine pour apostasie), Saudi Press Agency, 2017-12-02.

Selon l’agence de presse saoudienne, une source officielle du pays a déclaré que des allégations que le royaume aurait l’intention d’abroger la peine pour apostasie seraient tout à fait fausses. De plus, il est envisagé de poursuivre quiconque véhiculerait de tels mensonges.

La criminalisation de l’apostasie (quitter sa religion)—surtout lorsque punie par la peine de mort—constitue la négation absolue de la liberté de conscience. Au fait, c’est une loi barbare. Malgré les rumeurs qui circulent à l’effet des réformes se feraient en Arabie Saoudite, l’agence de presse saoudienne nous confirme que le système légal de ce pays demeurera barbare en refusant d’abolir cette loi contre l’apostasie. Encore pire, selon cette agence, il serait apparemment illégal même d’alléguer publiquement qu’un tel changement serait à prévoir!

Actualités : Irlande : Loi anti-avortement sera adoucie

Eighth Amendment committee agrees to recommend abortion law changes (Un comité recommande de modifier la loi sur l’avortement), Sarah Bardon, The Irish Times, 2017-12-13.

Un comité qui étudie l’amendement 8 de la constitution irlandaise — qui accorde au fœtus et à la mère un droit égal à la vie — recommande que cet amendement soit abrogé. Le comité recommande aussi des modifications à la loi sur l’avortement, y compris l’accès à l’avortement sans restriction jusqu’à la douzième semaine de la grossesse.

Il s’agit d’une victoire importante pour les droits de femmes dans un pays où l’obscurantisme catholique s’y est opposé farouchement depuis toujours. Nos amies et amis de l’association Atheist Ireland militent pour ces droits en tant que membre de la Coalition to Repeal the Eighth Amendment (Coalition pour l’abrogation du huitième amendement).

Voir aussi :

Actualités : Transports Canada permet les petites lames dans les avions

L’Assemblée nationale demande à Ottawa de reculer sur le kirpan à bord des avions, Marc-André Gagnon, Journal de Montréal, 2017-11-22.

L’Assemblée nationale a adopté, mercredi, une motion réclamant à Ottawa de reculer sur sa décision autorisant le port du kirpan et autres petits couteaux dont la lame mesure moins de 6 centimètres à bord des avions.

Seuls les trois élus de Québec solidaire ont préféré s’abstenir de voter en faveur de la motion déposée par la Coalition avenir Québec.

Toutefois, les couteaux de toute longueur demeurent interdits sur les vols en direction des États-Unis.

La nouvelle directive interdit les « Couteaux aves (sic) lames de plus de 6 centimètres ». Il s’agit d’une règle apparemment recommandée par l’Union européenne. Cette règle est-elle raisonnable ? Ou bien, s’agit-il, dans le contexte canadien, d’un accommodement religieux ayant pour but de courtiser le vote des communautés religieuses en général et le vote des Sikhs pratiquants en particulier ?

Voir aussi :

Actualités : La députée Malthais propose une commission sur l’endoctrinement des sectes

Endoctrinement des sectes: Maltais veut une commission parlementaire, Ian Bussières, Le Soleil, 2017-11-23

La députée péquiste Agnès Maltais demande à la Commission des institutions de se saisir d’un mandat d’initiative sur les méthodes d’endoctrinement de sectes structurées et de leurs impacts sur leurs membres. Il s’agit d’une première étape en vue d’une éventuelle commission parlementaire sur la question. C’est la publication du rapport du coroner Luc Malouin sur la mort d’Éloïse Dupuis, une jeune Témoin de Jéhovah décédée une semaine après son accouchement et qui avait refusé une transfusion sanguine, qui a poussé la députée de Taschereau à agir.

La lettre envoyée au vice-président de la Commission des institutions, le député de Verchères Stéphane Bergeron, mentionne précisément les membres de sectes qui sont en situation médicale d’urgence, en particulier les femmes […] « on est en droit de se demander à quel point un consentement est libre et volontaire quand une personne est dans une secte depuis des années et qu’elle subit des pressions », explique Mme Maltais.

L’endoctrinement est un phénomène incontournable chez la religion en général, pas seulement dans ce que l’on appelle couramment les “sectes”. Au fait, une religion conventionnelle — telle que le christianisme, l’islam, le judaïsme, l’hindouisme, etc. — n’est qu’une secte qui a réussi à s’établir et à durer.

Actualités : En Malaisie, l’athéisme serait « inconstitutionnel » ?

Atheism is ‘unconstitutional’, says Malaysian deputy minister: Report (L’athéisme serait « inconstitutionnel » selon un sous-ministre malaisien), Channel NewsAsia, 2017-11-23

Selon le Dr Asyraf, sous-ministre au gouvernement de la Malaisie, l’athéisme serait en contradiction avec la constitution du pays. En particulier, il maintient que la liberté de religion n’implique pas un droit de se libérer de la religion. De plus, l’athéisme serait une menace pour « l’inviolabilité de l’islam », pour l’ordre public et pour la moralité.

Cette absurde déclaration est une expression d’athéophobie classique. Heureusement, tous les Malaisiens ne sont pas nécessairement d’accord :

MP: Does freedom of speech also mean you must speak? (Un député : La liberté de parole implique-t-elle une obligation de parler ?), MalayMail Online, 2017-11-26.

Selon le député Tony Pua, dire que la liberté de religion n’implique pas le droit de n’avoir aucune religion, c’est de la pure foutaise. Il conteste l’assertion du sous-ministre que l’athéisme serait illégal au pays. De plus, le député rejette l’idée que l’athéisme constituerait une menace pour l’islam, car une absence de foi n’implique pas la prosélytisation.

Voir aussi :

Actualités : Seize Québécois-es de culture musulmane contre l’image stéréotypée véhiculée par ÉCR

ÉCR : Il faut mettre fin à l’image stéréotypée des musulmanes, Nadia El-Mabrouk et 15 autres signataires, La Presse, 2017-08-29

L’obligation du visage découvert au sein des institutions de l’État découle du bon sens, et ne peut en aucun cas représenter une discrimination à l’égard des femmes musulmanes. Le voile intégral relève de versions sectaires de l’islam et Mahomet lui-même l’avait interdit pour le pèlerinage à La Mecque. C’est un vêtement dégradant qui porte atteinte à la dignité des femmes.

Mais bien plus que de l’interdire, il faudrait surtout contrer l’idéologie qui le sous-tend, ce qui ne semble pas dans l’agenda du ministère de l’Éducation.

Tout au contraire. Alors que les modalités de son interdiction sont discutées à l’Assemblée nationale, le ministre Proulx ne semble pas, quant à lui, se préoccuper de sa banalisation à travers les manuels et les documents du cours d’éthique et culture religieuse (ECR).

[…]

Reconnaître le niqab comme un vêtement parmi d’autres de l’islam revient à le banaliser et à ignorer l’oppression de la femme qu’il représente. Les premières victimes de cette normalisation du voile sont les petites filles musulmanes que l’on abandonne aux pressions de l’islam radical. Comment se fait-il que, sous prétexte de respect de la différence, on fasse ainsi table rase des droits des femmes ?

[…] La valorisation de la diversité culturelle ne doit pas mener à la normalisation, voire à la promotion de pratiques qui vont à l’encontre des droits de la personne. […]

Voir aussi :

Actualités : Un hôtel en Algérie interdit le burkini

Tlemcen : un hôtel interdit aux femmes de se baigner en burkini, Jugurta Nam, ObservAlgerie, 2017-08-27

Une polémique enfle en Algérie après que les responsables d’un hôtel aient émis une note interdisant aux femmes de se baigner en burkini, hidjab ou tout autre vêtement non reconnu comme un habit de baignade.

En effet, les responsables de l’hôtel « la Renaissance » de Tlemcen, l’un des plus prestigieux du pays, ont émis une note interdisant aux clientes de l’établissement de se baigner en burkini dans la piscine de l’hôtel. Cette note, qui est pourtant affichée dans cet hôtel depuis longtemps, a soulevé une vaste polémique après qu’un couple d’immigrés aient été sanctionnés pour n’avoir pas respecté cette disposition il y a quelques jours, a-t-on appris de sources locales.

Plusieurs appels aux responsables du somptueux hôtel de suspendre cette décision ont été lancés, toutefois, ceux-ci refusent de céder aux pressions et campent sur leur position. À noter que ce n’est pas la première fois que ce genre de polémique éclate dans le pays, où les tirs croisés entre les partisans du burkini et ceux du bikini sont devenus presque coutume durant la saison estivale depuis quelques années.

Voir aussi :

Actualités : Al-Azhar condamne l’égalité femmes-hommes proposée par le président tunisien

Tunisie: le président lance le débat sur l’égalité homme-femme pour l’héritage, AFP, L’Orient LE JOUR, 2017-08-13.

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi a lancé dimanche le débat sur le sujet délicat de l’égalité entre femmes et hommes en matière d’héritage, jugeant que son pays se dirigeait inexorablement vers l’égalité « dans tous les domaines ».

Le chef de l’Etat s’exprimait à l’occasion de la « Fête de la femme » en Tunisie, qui célèbre tous les 13 août la promulgation en 1956 du Code du statut personnel (CSP), un texte qui a accordé plusieurs droits aux femmes et aboli la polygamie et la répudiation.

La Tunisie est depuis considérée comme pionnière dans le monde arabe en matière de droits des femmes, même si ces dernières continuent d’hériter généralement uniquement de la moitié de ce qui revient aux hommes, comme le prévoit le Coran.

« Mais il faut que nous disions que nous allons vers l’égalité entre eux [hommes et femmes] dans tous les domaines. Et toute la question réside dans l’héritage », […]

M. Caïd Essebsi a aussi annoncé avoir demandé au gouvernement de retirer une circulaire datant de 1973 et empêchant le mariage des Tunisiennes musulmanes avec des non-musulmans.

Mais la mosquée égyptienne Al-Azhar condamne cette initiative tunisienne :

Al-Azhar condamne les propositions tunisiennes sur l’égalité des sexes en matière d’héritage, Salomé Parent, La Croix, 2017-08-25

Dimanche 13 août, le président Béji Caïd Essebsi a annoncé vouloir mettre fin à l’inégalité entre les femmes et les hommes au moment de l’héritage.

Des paroles qualifiées de « violation flagrante des préceptes » de l’islam par la mosquée égyptienne Al-Azhar. […] Dans un communiqué, ils ont qualifié les propos de Béji Caïd Essebsi de « contraire aux enseignements de l’islam ».

La mosquée a réaffirmé sa volonté de « continuer à faire son devoir de transmettre le jugement de Dieu à tous les musulmans à travers le monde », conformément à ce qu’elle considère comme « son rôle dans la préservation de l’islam ». « Al-Azhar affirme son rejet de toute intervention politique dans les croyances des musulmans et la loi de l’islam » conclut le communiqué.

Abbas Shouman, l’adjoint du grand imam de la mosquée, s’est également fendu d’une réaction sur les réseaux sociaux, expliquant que l’inégalité entre les sexes au moment de l’héritage était clairement mentionnée dans le Coran.

Commentaire de Waleed Al-Husseini sur Facebook :

Encore une preuve formelle que cet institut [Al-Azhar] ne diffère pas des islamistes extrémistes. Et en France donc ? Il serait convenable que les musulmans prennent l’exemple de la Tunisie, et que les hommes désirant se marier avec une musulmane ne soient pas dans l’obligation de se convertir. L’une des raisons de l’accroissement des convertis est liée au mariage, et c’est ce qui plait aux islamistes pour maintenir le statu quo.

Je souhaite bonne chance au gouvernement tunisien, ce n’est pas encore gagné, mais je tiens à saluer le courage du président tunisien !

Actualités : Lancement d’un magazine athée en Pologne

Fondation Kazimierz Lyszczynski, Communiqué, 2017-08-10

La Fondation Kazimierz Lyszczynski lance Przeglad Ateistyczny FKL (Revue Athée FKL)

Varsovie, Pologne, le 10 août 2017 – La Fondation Kazimierz Lyszczynski a annoncé aujourd’hui que le premier numéro de la toute première revue athée en Pologne vient de paraître et sera disponible par abonnement.

Le magazine traitera de l’athéisme et de la liberté de conscience en Pologne, en particulier les aspects philosophiques, politiques et culturels. Étant donné le climat nationaliste-catholique qui règne au pays, une idéologie imposée par le parti de droite actuellement au pouvoir, il y a un besoin croissant d’un point de vue athée. Le magazine paraîtra quatre fois l’an.

Pour de plus amples renseignements au sujet de cette publication, consultez le site web de la Fondation : www.Lyszczynski.com.pl

Courriel : biuro@lyszczynski.com.pl

Téléphone : +48 501518757

Actualités : Les ex-musulmans en congrès

Largest gathering of ex-Muslims in history (Le plus grand rassemblement d’ex-musulmans de l’histoire), CEMB (Conseil des ex-musulmans de la Grande Bretagne), 2017-07-25.

La Conférence internationale pour la liberté de conscience et d’expression, qui vient de se terminer à Londres (22-24 juillet 2017), représent le plus grand rassemblement d’ex-musulmans jamais vu, avec plus de 70 conférenciers et conférencières provenant d’une trentaine de pays, pour rendre hommage aux dissidents et pour soutenir la laïcité et le droit à l’apostasie et au blasphème.

Quelques points saillants de l’événement :

  • Honorer des individus remarquables : Bonya Ahmed (Bangladesh), Ensaf Haidar et Raif Badawi (Arabie Saoudite), Zineb El Rhazoui (Maroc), AC Grayling (Grande Bretagne), Gita Sahgal, Yasmin Rehman, Marieme Helie Lucas (Algérie), Mohammad AlKhadra (Jordanie), Ismail Mohamed (Égypte) et Richard Dawkins (Grande Bretagne).
  • Dénoncer l’utilisation par les islamistes de l’accusation d’« islamophobie » comme un nouveau délit de blasphème.
  • La menace que constitue le communautarisme pour les droits universels.
  • Résolution condamnant la censure pratiquée contre Richard Dawkins pour avoir tenu des propos « offensants », critiquant l’islam tout comme il critique toutes les religions.
  • Résolution condamnant le gouvernement d’Égypte qui n’a pas permis au conférencier Ismail Mohamed de se rendre au congrès.
  • Resolution demandant aux organisateurs de l’événement LGBT London Pride de décider s’ils sont d’accord avec les islamistes qui favorisent le meurtre des ex-Musulmans et des hommes gais, ou s’ils sont par contre du côté de ceux et celles qui dénoncent l’homophobie islamique ainsi que les lois qui criminalisent l’homosexualité, l’apostasie et le blasphème.
  • Déclaration de libres penseurs pour la liberté de conscience, pour la laïcité, contre le racisme, contre la xénophobie et contre l’extrême-droite (p. ex. l’islamisme).

Voir aussi :

Actualités : Le délit de blasphème au Canada bientôt abrogé ?

Excellente nouvelle : Avec le projet de loi C-51 au Parlement du Canada, le délit de blasphème sera probablement abrogé !

Ottawa élimine des zones grises, Hélène Buzzetti, Le Devoir, 2017-06-07

Ottawa profite de son projet de loi C-51 pour faire le ménage dans le Code criminel et éliminer quelques infractions datant d’une autre époque. Aux poubelles, donc, l’interdiction d’offrir une récompense « sans poser de question » pour la restitution d’un bien volé ou le fait de défier une personne en duel. On décriminalise le blasphème, tout comme le fait de prétendre frauduleusement d’exercer la sorcellerie. Il ne sera plus interdit non plus de représenter faussement qu’une marchandise a été fabriquée… par une personne détenant un brevet royal.

Il s’agit de l’article 296 du Code criminel. Et maintenant, il faut faire abroger :

  1. la motion M-103, et
  2. l’exception religieuse dans la loi contre la propagande haineuse.

Voir aussi :

Actualités : Un mois de prison pour des déjeuneurs du ramadan en Tunisie

Un mois de prison après avoir mangé en public pendant le ramadan, AFP, Huffington Post Tunisie, 2017-06-01

Quatre Tunisiens ont été condamnés jeudi à un mois de prison pour « outrage public à la pudeur » après avoir mangé dans un jardin public en plein ramadan, mois sacré de jeûne musulman, a indiqué jeudi à l’AFP le Parquet de Bizerte (nord).

Cette condamnation intervient alors qu’un collectif d’ONG a appelé les autorités à « respecter leur devoir constitutionnel de garantir la liberté de conscience » et qu’un appel à manifester le 11 juin a été lancé sur les réseaux sociaux pour défendre les non-jeûneurs et réclamer le respect des libertés individuelles.

Aucune loi n’interdit de manger ou de boire en public pendant le ramadan en Tunisie mais le débat sur cette question revient chaque année. La Constitution tunisienne garantit « la liberté de croyance et de conscience » mais l’Etat est aussi décrit comme « gardien de la religion ».

Imposer le ramadan, c’est violer la liberté de conscience.

Voir aussi :

Actualités : Le Danemark abolit le délit de « blasphème »

Au Danemark, le blasphème n’est plus un délit, Anne-Françoise Hivert, Le Monde, 2017-06-02

Désormais, le blasphème n’est plus un délit passible de quatre mois d’emprisonnement au Danemark. Vendredi 2 juin, les députés du royaume se sont prononcés majoritairement en faveur de la suppression de l’article 140 du code pénal, adopté en 1866. Le vote a eu lieu après le revirement des libéraux, jusque-là opposés à la réforme, mais qui ont cédé à leurs alliés gouvernementaux, le Parti conservateur et l’Alliance libérale. L’article visait « celui qui, publiquement, insulte ou tourne en dérision la doctrine ou le culte d’une communauté religieuse légalement reconnue ». La dernière condamnation remonte à 1946.

Lors de la crise des caricatures en 2006, le parquet général avait été saisi, mais avait estimé que les douze dessins du prophète Mahomet, publiés par le journal Jyllands-Posten, ne constituaient pas un blasphème. En février 2017, cependant, un homme de 42 ans a été renvoyé devant les tribunaux pour avoir publié sur Facebook, en 2015, une vidéo le montrant en train de brûler le Coran dans son jardin. Son procès devait débuter le 7 juin.

Enfin ! Avec l’abrogation de cette loi danoise, les fanatiques religieux — comme ceux qui gouvernent l’Arabie saoudite et des pays semblables — ont une excuse de moins de supprimer ou de persécuter la critique nécessaire de la religion.

Prochaine étape : Faire abroger la loi canadienne anti-blasphème, soit l’article 296 du Code criminel !

Voir aussi :