Plaidoyer pour un symbole athée

Nihil

2019-12-01

1. Le symbole

Le symbole est un puissant moyen de communication. Le mot véhicule une idée, un concept, parfois avec quelques acceptions, mais vise toujours un objet précis et concis de la connaissance. Une image, comme dit le proverbe, vaut mille mots. Elle accumule un ensemble d’idées qui par leur association transmettent non plus un signifiant mais une description, une situation et fait surgir dans la conscience plusieurs idées simultanément. Le symbole s’élève à un niveau supérieur en rattachant sous une graphie simple, un distillat, un concentré, identifiant non plus des concepts, mais une globalité événementielle, une histoire sous un simple chapeau. Le symbole permet la projection de nombreuses qualités dont se drape la personne sur une simple graphie. Le symbole est puissant, car il fait appel aux sentiments et aux émotions qu’il inclut dans ce qu’il représente. Il agit comme repère, comme moyen d’identification et d’appartenance. Il mobilise l’action, il parle directement à l’individu, qui s’y incorpore s’y dissout.

Le symbole le plus simple, le plus fréquent et celui qui semble le plus universellement utilisé est la croix ou le ’X’. La croix identifie un lieu, que ce soit sur un document ou sur un territoire, elle fixe et détermine l’espace et le temps. Géométriquement, la croix résulte de l’intersection de deux lignes convergentes, ordinairement perpendiculaires. La croix peut se présenter soit verticalement, soit sur le côté. Dans le symbolisme mathématique, selon son orientation, elle représente la fonction additive ou la fonction multiplicative.

Le cercle est un autre symbole fréquemment utilisé. Il représente l’absence, le vide, la roue ou la rotation, la nullité. Le bouddhisme illustre la vacuité ou le cycle des morts et renaissances par la calligraphie du cercle. L’ésotérisme est friand du triangle, on le retrouve dans la symbolique chrétienne, maçonnique et sur les billets verts É.-U. L’architecture a construit le Pentagone aux É.-U. et la géographie associe l’hexagone à la France.

Le symbole est présent partout et la publicité ne serait pas possible sans lui. Toutes les marques de commerce, les organisations commerciales comme sociales ont un logo qui veut communiquer leur identité, leur raison d’être. C’est donc dire l’importance du symbole comme un représentant puissant des concepts et des organisations humaines.

2. La croix

La croix latine identifie la religion catholique autant que ses adhérents. Elle se réfère à la crucifixion de son fondateur sur une croix. Elle représente tout ce qui touche de près ou de loin à la chrétienté. Elle sert d’étendard. Elle est présente en tout endroit célébrant le culte. Elle sert autant comme objet en propre ou comme ornement. Elle accompagne et identifie des groupes. Elle marque le territoire. Elle appelle au recueillement et à la prière. Elle coiffe les églises et les tombes. Elle est omniprésente dans le monde de la chrétienté et se décline en diverses variations selon l’histoire et l’évolution des religions, selon le culte, orthodoxe, grec, russe ou autre. Des associations se disant chrétiennes incorporent la croix dans leur propre iconographie. Elle se rencontre de même sur le drapeau de nombreuses nations de culture chrétienne, sur les blasons. Elle sert d’ornement sur les médailles : croix occitane, de Lorraine, de Saint-André, de Malte, Victoria, Saint-Georges, etc.

La symbolique de la croix est fort ancienne. Les Égyptiens avaient leur version avec une boucle en lieu et place du montant supérieur, l’ankh. On trouve une forme symétrique avec un petit segment prolongeant à angle droit le bout de chaque bras imitant la roue, le swastika. On l’a trouvée sur le site paléolithique de Mezine en Ukraine, datant de 10,000 ans avant notre ère. Elle était utilisée à l’époque gréco-romaine. Elle fut récupérée par le parti national-socialiste allemand lui conférant depuis une symbolique éminemment négative.

3. Les religions

Toutes les religions et croyances aussi diverses soient-elles disposent de symboles forts les distinguant clairement les unes des autres. À titre d’exemple, dans le monde chrétien, la croix latine est le symbole par excellence. Le signe de croix exécuté virtuellement par un geste de la main ou tracé sur le front est un de ses rites les plus antiques et évoque aujourd’hui le gibet sur lequel son fondateur aurait été suspendu. La dernière lettre de l’alphabet grec oméga désigne dieu. Au temps du christ, le « tav », marque sur le front, pouvait être représenté par les signes + ou X. De nombreux autres symboles sont utilisés comme la vigne, l’arbre de vie, l’eau vive, le poisson pour son acronyme ICHTHUS, le navire, le char et l’étoile. Cela n’est que l’exemple chrétien mais l’usage du symbole est omniprésent dans toutes les religions, croyances et sectes.

4. L’athée

L’athée rejette la croyance très répandue en un être mystique, une entité suprême, un dieu supérieur hors du monde naturel. L’athée est l’homme de la Renaissance et des Lumières, né au XVIe et abouti au XVIIe siècle. Les Lumières placent l’homme au centre de l’univers où l’individu affirme son droit au bonheur par le progrès matériel et il s’affranchit par la raison, se libérant des contraintes de l’histoire, du joug des croyances traditionnelles et non vérifiées. Il est le philosophe grec rejetant les idées abstruses de Socrate et Platon, jugées hérétiques par leurs pairs, et sur lesquelles la théologie chrétienne a bâti son idéologie. L’athée accueille plutôt Parménide, Héraclite, Anaxagore, Diogène, Leucippe, Démocrite, Épicure et Lucrèce. L’étymologie du mot athée se décline en : « a » indiquant la privation et « théos » pour dieu, signifiant sans dieu. Ainsi défini, l’athée ne l’est pas par rapport à lui-même, par ce qu’il est réellement, mais en fonction et en opposition à une autre définition, le théisme. L’athée s’oppose à la croyance et s’ancre dans le monde matériel et concret tel que ses sens le lui font connaître. L’athéisme est le rejet formel et inconditionnel des Vérités, théismes et assimilés lesquels sont, de par leur nature ou propriété, des absurdités incompatibles avec la réalité sensible.

L’athée ne dispose toujours pas de symbole identitaire pour ce faire. Bien des associations athées se sont donné un logo à partir d’une image tels la flamme, la lanterne, le phare. Ce sont tous des icônes ou images éclairantes dans la noirceur, voulant symboliquement par la lumière, chasser les ténèbres de la croyance. La flamme et la lumière ont aussi bien d’autres significations qui leur correspondent et l’athée a besoin d’un symbole distinctif.

5. Le temps long

Si l’on considère l’histoire de la civilisation occidentale, on constate que durant tout le moyen âge elle fut pastorale et patriarcale, tout organisée autour de l’autorité religieuse, localisée et représentée par l’église. L’église est un bâtiment réservé au culte, généralement sis sur une élévation et muni d’une tour s’élançant le plus haut possible vers les cieux où résideraient les dieux. Elle est ordinairement au centre du village, à l’intérieur des fortifications, et autour de laquelle s’agglutinent en sécurité les habitants. Sa tour loge des cloches destinées à alerter les habitants, soit d’une attaque ennemie, soit pour signaler les événements importants tels que la naissance ou la mort des habitants ou, plus important, pour signaler les temps de prières ou des événements liés au culte. À cette époque, la vie battait au rythme du temps long, du tintement des cloches, adossé à une vision d’un monde déterminé par l’histoire biblique.

Six cents ans plus tard, les musulmans ont emprunté la tradition et font encore de même. Depuis le sommet d’un minaret de la mosquée, au moins cinq fois par jour, le muezzin lance de sa voix puissante, aujourd’hui via l’amplification électronique, l’appel à la prière. Le juif le fait à l’aide d’une corne. Les Orientaux utilisent eux aussi, suivant la tradition, un gong ou une grosse cloche. En occident, le clocher est et demeure durant toute la période précédant la Renaissance et les Lumières et après encore, la référence ancestrale au centre du monde, un centre mythique et un centre géographique fonctionnel.

6. Le temps court

À la Renaissance, les barbares étant disparus ou assimilés, les murailles des cités devenues inutiles, les populations mutent d’agricole à citadines. Les échanges commerciaux deviennent de plus en plus nombreux et les marchands établissent leurs locaux dans les villes qui croissent et prennent de plus en plus d’importance. Les échanges, ventes et négociations augmentant en nombre et fréquence, se font selon des agendas où le temps devient de plus en plus critique et il apparaît nécessaire de le mesurer et de l’asseoir sur des bases fiables. Les sonneries des cloches sont devenues inappropriées alors que la vie se rythme dorénavant au pas du temps rapide.

La mesure du temps est connue depuis longtemps et les horloges hydrauliques sont assez fréquentes dans les monastères et cathédrales. Toutefois aucun moyen de le faire correctement sur de longues périodes n’a existé avant le XIVe siècle alors que les premières horloges mécaniques apparaissent. C’est à Milan, en 1336, qu’une horloge est installée sur un clocher de la ville et a la particularité de sonner les vingt-quatre heures du jour avec un nombre de coups correspondant à l’heure du moment. Les horloges n’ont pas de cadran et elles en seront dotées au XVe siècle, et ce avec une seule aiguille, celle des heures. Les mécanismes de ces horloges n’assuraient pas la fiabilité de la mesure et ce n’est qu’en 1657, après que Foucault eut constaté la régularité du mouvement du pendule, que Christiann Huygens et Salomon Coster construisirent la première horloge munie de ce mécanisme régulateur. Les horloges sont ensuite devenues des nécessités courantes marquant l’activité journalière. Elle a colonisé les clochers, reléguant la cloche à son seul rôle sonore et quand elle n’y a pas sa place, elle construit sa propre tour, son campanile. Suivant l’évolution des connaissances astronomiques qui explosent, les horloges deviennent plus complexes et en viennent à suivre le mouvement des lunaisons et plus encore reproduire fidèlement le mouvement des planètes.

De nos jours tout un chacun ont au poignet une montre électronique qui, non seulement indique le temps, mais des fonctions physiologiques, ergonomiques et de positionnement dans l’espace (GPS) où ce dernier n’est possible que par l’usage d’horloges atomiques ultras précises. Remarquons ce qui est peut être un ancêtre oublié de l’horloge, soit le premier ordinateur mécanique au monde, la machine d’Anticythère, laquelle date d’environ 87 avant notre ère soit de la période hellénistique. Elle fut trouvée dans la cargaison d’un naufrage découvert en mer Méditerranée et reconstruite par une horlogerie suisse avec l’aide de scientifiques. Il nous est permis de croire que les Grecs possédaient des connaissances et des moyens technologiques qui furent oubliés et occultés jusqu’à la Renaissance.

La mesure du temps au cours de l’histoire se fait donc en deux phases. Des débuts jusqu’à la Renaissance, l’activité humaine est lente puis à partir de ce moment elle s’accélère et depuis, continue à un rythme rapide. L’évolution de l’activité humaine accompagne l’histoire du temps et du développement des outils pour le mesurer. Il y a donc eu le temps long des cloches suivi du temps court caractérisé par le cadran horaire.

7. La Renaissance et les Lumières

D’origine italienne, la Renaissance, comme son nom l’indique, est la redécouverte des anciens et particulièrement leur influence sur les idées ; elle se diffuse par la suite dans toute l’Europe. C’est à cette époque qu’apparaît l’imprimerie permettant la diffusion de la bible dans les langues populaires ; que la langue française devient officiellement celle du droit et de l’administration ; que l’exploration maritime et les innovations militaires sont facilitées par l’appropriation d’inventions étrangères ; que la cartographie du monde change. Ainsi naît une synergie semant les graines de la logique et de la raison lesquelles se diffusent dans tous les domaines de l’activité humaine.

La Renaissance marque le passage d’une vie dictée par la tradition et l’histoire, ce qui est appelé le préjugé, où le sort de l’homme est fixé depuis sa naissance jusqu’à sa mort. La Renaissance est un éveil, une révolution, elle marque la fin d’une tutelle, d’un esclavage, de la domination par le pouvoir royal et aristocratique. L’homme recouvre ainsi la liberté de choisir lui-même, pour lui-même, instaurant la démocratie, l’égalité de tous et plus tard écrit la Déclaration universelle des droits de l’homme. Elle implique le réveil de la raison défiant la croyance immuable des siècles précédents. La Renaissance marque un changement de paradigme dans l’histoire occidentale et annonce l’époque suivante, les Lumières. Les Lumières, c’est la mise au ban des croyances au profit de la raison et c’est Immanuel Kant qui en a donné la meilleure définition :

Les Lumières, c’est pour l’homme sortir d’une minorité qui n’est imputable qu’à lui. La minorité, c’est l’incapacité de se servir de son entendement sans la tutelle d’un autre.

Le siècle des Lumières est un mouvement littéraire et culturel que connaît l’Europe du XVIIIe siècle, de la mort de Louis XIV en 1715 à la révolution de 1789. Ce mouvement humaniste propulsé par la période précédente, se propose de dépasser l’obscurantisme et de promouvoir les connaissances. Des philosophes et des intellectuels encouragent la science et s’opposent à la superstition, à l’intolérance et aux abus des Églises et des États. Tous les philosophes des Lumières veulent libérer l’homme de leur servilité irrationnelle aux croyances, superstitions et religions, détrônant leurs opposés, les anti-Lumières qui résistent et s’accrochent à la divine providence, à la tradition et à l’histoire.

8. Construction d’un symbole

Cette transition, le passage de la société pastorale vers la société des villes, coïncide avec le passage de l’usage des cloches vers l’usage de l’horloge. On comprend bien que la transition du temps long marqué par les battements de la cloche au temps court et rapide de l’horloge marque une étape très importante, un changement majeur pour la civilisation, transition mise en exergue par le changement de paradigme survenu à la Renaissance et aux Lumières.

C’est depuis ces constatations qu’il apparaît possible de créer un symbole athée s’appuyant sur ces faits, le remplacement de la tradition séculaire par les lumières de la raison. Pour cela, il faut faire appel aux symboles forts apparus à cette époque.

8.1 Cadran

Le cadran de l’horloge sera donc la première partie du symbole, car il représente le temps intemporel, sans cesse en mouvement, jamais arrêté, toujours nouveau, sans aiguilles, sans références. C’est le symbole de la vie toujours en mouvement, en évolution perpétuelle, sans début ou origine, ni but défini à atteindre, celui de l’homme qui avance et progresse dans la connaissance de l’univers. Exit les cosmogonies des mondes figés et pénitentiaires vus comme des perfections. Le temps court de l’horloge est précis, linéaire, universel, mesurable, actif, alors que celui marqué par les cloches est long, irrégulier, particulier, passif.

Cadran sans aiguilles

8.2 Égalité

La seconde partie du symbole s’oppose à la croix, le symbole par excellence de la croyance. Puisque celle-ci est l’intersection de deux lignes, son antithèse ne peut être représentée autrement que par deux lignes parallèles équidistantes qui ne se rencontreront jamais. Ces deux lignes parallèles et équidistantes représentent la route sur laquelle tous avancent également vers le bonheur. Elles représentent le signe d’égalité mathématique symbolisant la valeur fondamentale que tous les êtres sont égaux et que la raison les guide. Il n’y a plus de hiérarchie, de point de référence, de marqueur historique. Tous, hommes et femmes, jouissent du même statut et des mêmes pouvoirs, un concept totalement moderne et opposé aux valeurs ancestrales. L’injonction biblique du croissez et multipliez vous, incarnée par les signes plus et X est surannée et contre productive pour le milieu limité et fermé de notre planète. L’équilibre planétaire en toutes choses se représente par le signe égal.

Égalité

8.3 Le symbole de l’athée

De la superposition de ces deux symboles on obtient celui de l’athée : un cadran horaire sans aiguille portant au centre le symbole d’égalité.

Symbole de l’athée

Ce cadran est désormais le symbole de l’athée et de l’athéisme. Il n’appartient à aucune organisation ni aucun particulier. Il est international et quiconque se dit athée peut l’arborer fièrement.

9. Attributs

Tout symbole s’accompagne d’attributs et de supports. Examinons maintenant, le nom, la devise, la couleur, la fleur, l’arbre, l’animal et le drapeau dont on y associe les qualités représentatives.

9.1 Nom

Comment nommer le symbole athée sinon comme son image le montre soit par « Cadran égal », « Cadran athée » ou tout simplement le « Cadran ».

9.2 Devise

La devise peut être en latin comme celle du Canada « Ad mare usque ad mare » ou en français comme celle du Québec « Je me souviens ». À cause de l’internationalisation désirée du symbole, une devise latine est de mise. « Sapere aude » est une locution latine d’Horace (Épîtres, I, 2, 40) signifiant littéralement « Ose savoir ». Cette injonction est plus couramment traduite par « Aie le courage de te servir de ton propre entendement » ou encore « Ose penser par toi-même ». Elle est connue pour être la devise des Lumières selon Immanuel Kant. Elle serait appropriée ici, mais pas très originale, car déjà très utilisée dans le monde. Le pluriel de l’impératif réfléchir soit « Cogitate » ce qui se traduit par « Réfléchissez », a sensiblement le même sens, et semble plus approprié.

9.3 Couleur

L’usage d’un symbole se traduit ordinairement par sa transposition sur un étendard ou un drapeau. Vient alors le choix des couleurs et du support. Les couleurs primaires sont déjà associées à des organisations dont la vocation ou les motifs du choix de couleur représentative sont en opposition avec l’athéisme. Le jaune papal, le vert islamique, le rouge communiste et le bleu de la royauté sont exclus d’office. Nous proposons le lilas (composition : R=149, V=118, B=171). Cette couleur est peu ou pas usitée sur les drapeaux nationaux ou sur les armoiries. Elle est voisine de la couleur adoptée par le féminisme qui justement milite pour l’égalité homme-femme.

9.4 Fleur et arbre

La pensée associée à l’athéisme est déjà le symbole d’une association athée. Le choix de la couleur lilas nous conduit à la fleur et l’arbuste du même nom, Syringa vulgaris. Avec leur splendide floraison et leur parfum exquis, les lilas embellissent le printemps. Il en existe aujourd’hui plus de 2000 cultivars aux couleurs, parfums et ports variés. Les lilas sont des arbustes de longue vie, faciles à cultiver dans la plupart des régions du Québec, s’adaptent très bien aux climats nordiques. Ils atteignent en général de bonnes dimensions (3 à 5 m), et certains sont plus compacts, nains ou sur tige.

9.5 Animal

L’animal qui peut le mieux s’associer à l’athée est le chat. Indépendant et autonome, il accompagne l’homme depuis toujours. Ce dernier lui doit sa survie contre la vermine qui mangeait ses récoltes ou propageait la peste. Comme l’athée, on l’a torturé, excommunié, mis au bûcher, démonisé, accusé de tous les torts. Comme l’athée, le chat a su passer à travers atrocités et maltraitances propres à l’ignorance la suffisance et la petitesse des gens au cerveau lavé. L’espèce considérée est félis silvestris. Quel chat adopter puisqu’il y en a moult races. Pour n’en privilégier aucune on utilisera le contour fil de fer ou l’image entièrement noire ou lilas.

9.6 Drapeau

Le drapeau de 2 unités de hauteur pour trois unités de largeur apparaît comme calqué sur celui du Japon. Sur un fond lilas de composition R=149, V=118, B=171, un cadran blanc au centre, d’un diamètre égal aux trois cinquièmes de la hauteur et ayant vers l’intérieur une bordure épaisse d’un cent soixantième de la hauteur. Tous les marqueurs alignés sur le centre, sont séparés de 30 degrés chacun, ont leur extrémité extérieure alignée sur un cercle centré dont le diamètre est de onze vingtième de la hauteur. Les quatre marqueurs principaux, orientés selon les quatre points cardinaux, épais d’un cent vingtième et de longueur d’un seizième de la hauteur. Les marqueurs secondaires longs de trois quatre-vingtièmes et épais d’un cent soixantième de la hauteur. Le signe égal, horizontal et centré, est d’une longueur d’un quart de la hauteur. Chaque branche, de même épaisseur, espacés de la même dimension, soit d’un quarantième de la hauteur.

Drapeau

10. En résumé

Nous avons constaté l’absence d’un symbole athée et le contexte négatif identifiant celui-ci. En vue de créer de toute pièce un symbole de circonstance, nous avons fait ressortir l’importance de la Renaissance et des Lumières comme point charnière historique dans l’affirmation du phénomène athée. Ce faisant nous avons montré que ce point charnière séparait deux époques opposées, l’une associée au théisme et l’autre à l’athéisme. Elles se différencient par la mesure du temps autant que par les rapports entre humains. Ainsi, nous avons associé l’athée à l’horloge des temps modernes et à ses valeurs démocratiques d’où le cadran et le signe d’égalité.


Cet article est aussi disponible en version PDF.


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