Le saviez-vous ? Le halal est l’enfant du néoliberalisme et du fondamentalisme

Saviez-vous que, selon l’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler, auteur de « Le Marché halal ou l’invention d’une tradition », le halal est né industriel, fruit du néolibéralisme et du fondamentalisme ?

Référence : Florence Bergeaud-Blackler : « Le halal est né industriel, fruit du néolibéralisme et du fondamentalisme », par Sonya Faure et Maryam El Hamouchi, 2017-01-05.

Quelques citations :

[…] l’apparition de ces produits « licites » est récente et sert les intérêts des industriels et des franges rigoristes de l’islam. Un « vent mauvais » pour la démocratie, estime la chercheuse.

[…] l’alliance entre néolibéralisme et fondamentalisme religieux a accouché d’un marché inquiétant : le halal s’étend sans cesse et devient un moyen de contrôle des comportements des consommateurs.

Halal signifie « licite » ou « permis » en arabe, c’est l’antonyme de haram, illicite. L’usage théologique du mot désigne la liberté du permis, ce que le musulman peut faire. Mais le marché a transformé le sens du halal, en définissant halal comme le prescrit, pour être un « bon » musulman. Il n’existe pas de norme halal. […]

Je parle d’invention du « marché halal » dans le sens où l’on n’a pas affaire à une coutume ancienne importée des pays musulmans. Ce marché n’a jamais existé dans le monde musulman avant que les industriels ne l’y exportent. La convention du halal naît au tournant des années 70-80. Deux idéologies triomphent sur la scène internationale : d’un côté, le fondamentalisme musulman, avec notamment la proclamation de la République islamique d’Iran en 1979, et, de l’autre, le néolibéralisme, avec Thatcher et Reagan. […]

Ce que j’appelle l’espace alimentaire musulman a longtemps été marqué par le seul interdit du porc. L’abattage rituel était surtout pratiqué lors des cérémonies. Les boucheries islamiques se sont développées assez tardivement à la suite de la réislamisation des années 80. L’offre de halal va rencontrer la demande de la diaspora, pour laquelle la cuisine est une façon de protéger l’intégrité de sa culture, et la stratégie des groupes fondamentalistes qui voient bien que la clôture alimentaire peut aussi être une clôture communautaire. […]

Le fondamentalisme se caractérise par un rapport littéral aux textes et par le fait qu’il se définit comme l’orthodoxie : toutes les autres formes religieuses sont pour lui des déviances. C’est cette logique qui a permis à la convention halal d’exister : l’idée qu’il n’existe qu’une seule façon d’abattre un animal. Dès le départ, cette pratique est donc une idée fondamentaliste, qui va devenir, dans son développement ultérieur, quasi totalitaire : elle doit gouverner l’ensemble de la vie du croyant. […]

Les deux marchés [halal et casher] ne sont pas comparables. La casherout est née il y a plusieurs siècles, avant l’industrialisation. La séparation entre fonctions marchande et religieuse est instituée, même si elle peut être transgressée, et elle a fonctionné pendant des siècles. Le marché halal, lui, est né industriel, fruit du néolibéralisme et du fondamentalisme, il n’y a pas de séparation claire. […]


Le saviez-vous ? Des milliards de fonds publics canadiens sont versés aux organisations religieuses

Saviez-vous que, selon les recherches du professeur Luc Grenon de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, les privilèges fiscaux considérables accordés aux organisations religieuses ne sont pas justifés par bénéfices tangibles offerts à la société ?

[…] parmi les quatre catégories d’organismes de bienfaisance enregistrés (OBE) auprès de l’Agence du revenu du Canada, ce sont les organisations religieuses qui bénéficient le plus de la dépense fiscale liée aux dons de bienfaisance. En 2010, elles récoltaient environ 40 % des dons de bienfaisance au pays, ce qui a occasionné une diminution des recettes fiscales de l’État fédéral estimée à 1,08 milliards de dollars. C’est sans compter que les OBE, dont les organismes religieux, profitent également d’autres allègements fiscaux, étant exemptés d’impôts sur le revenu, de taxes foncières, municipales et scolaires et pouvant récupérer une partie des taxes à la consommation qu’ils sont autrement tenus de payer. Le professeur Luc Grenon, de la Faculté de droit, fouille le sujet depuis quelques années. Et il soulève la question : quelle est la rationalité de voir l’État subventionner l’avancement de la religion au Canada, alors que les bénéfices qu’en tirent la société sont contestables et peu démontrés?[…]

[…] les données objectives colligées à cinq reprises, de 1997 à 2010, indiquent que les organisations religieuses reçoivent la part du lion de cette dépense fiscale. Mais à quelles fins sert l’argent, concrètement?

[…]

Les résultats de la recherche sont frappants! Tout d’abord, parmi les organismes religieux, un peu plus de la moitié (521 sur 1039) déclare investir 100 % de leurs temps et ressources à des activités exclusivement liées à la foi ou au culte religieux. En second lieu, en retenant l’interprétation la plus généreuse, les activités non religieuses – soit celles susceptibles de procurer un bénéfice public tangible – comptent pour à peine 15 %.

Des milliards en fonds publics aux organisations religieuses : charité bien ordonnée?, Le professeur Luc Grenon mène des recherches sur les fondements et les retombées sociales de la dépense fiscale pour dons de bienfaisance, Robin RENAUD, 2013-10-21.

Des privilèges fiscaux considérables sont accordés aux organisations religieuses, toutes confessions confondues. Ces avantages étant supportés par l’ensemble des contribuables, il y a lieu de s’interroger sur les retombées sociales de ce financement étatique, surtout à l’heure où la neutralité de l’État en matière religieuse semble faire consensus au Canada. Par une analyse des déclarations de renseignements produites par les organismes religieux, l’auteur cherche à vérifier si les fonds publics investis en leur faveur peuvent s’expliquer ou se justifier par les services et bénéfices tangibles (non religieux) qu’ils offrent à la société. Il conclut qu’une réponse négative s’impose.

Analyse des bénéfices publics tangibles offerts par les organisations religieuses, Luc GRENON


Actualités : Une nouvelle loi aux États-Unis protège les incroyants

H.R.1150 – Loi Frank R. Wolf sur la liberté religieuse internationale, Congrès des États-Unis, 2016-12-16

Cette législation modifie la loi sur la liberté religieuse internationale de 1998 (IRFA) afin de déclarer que, pour les fins du Congrès, les libertés de pensée et de religion sont comprises dans le sens de protéger à la fois les croyances théistes et non-théistes, y compris le droit de n’avoir ou de ne pratiquer aucune religion.

Cette loi fut adoptée par la Chambre des représentants du Congrès des États-Unis le 15 décembre et signée par le président Obama le 16 décembre.

Actualités : Victoire pour Djemila !

La Cour supérieure du Québec rejette la poursuite contre Djemila Benhabib.

École musulmane de Montréal c. Benhabib, Carole HALLÉE, J.C.S., Décision de la Cour supérieure du Québec, 2016-12-13

VIII CONCLUSION

[174] La demanderesse [École musulmane de Montréal] a échoué et n’a pas prouvé selon la prépondérance des probabilités, l’existence d’un préjudice, d’une faute et du lien de causalité.

[175] POUR CES MOTIFS, LE TRIBUNAL :

[176] REJETTE la demande introductive d’instance de l’École Musulmane de Montréal;

[177] Avec les frais de justice.

La victoire de Djemila est la nôtre aussi, la victoire de tous et toutes qui s’opposent à l’obscurantisme.

Voir aussi :

Actualités : Le Conseil du statut de la femme propose de réviser le cours ÉCR

L’école participe à l’inégalité des sexes, selon le Conseil du statut de la femme, Patricia Cloutier, Le Soleil, 2016-12-07

Le Conseil recommande également une révision complète du cours éthique et culture religieuse (ECR), qui existe depuis 2008 et a remplacé les cours religieux. Hélène Charron, l’auteure principale de l’avis, trouve «anormal» que dans ce cours, les discours religieux sexistes soient présentés comme des réponses éthiques valides, sur le même pied d’égalité que d’autres modes de pensée. Le Conseil voudrait sortir le volet de culture religieuse de ce cours pour l’intégrer au cours d’histoire. Du temps serait ainsi dégagé pour enseigner d’autres notions. Le Conseil préconise l’enseignement de «l’égalité, la citoyenneté et la sexualité».

[…]

Cette suggestion fait écho à une pétition signée par plus de 5000 personnes et présentée mardi à l’Assemblée nationale par le chef du Parti québécois Jean-François Lisée, qui demande à ce que le volet «culture religieuse» soit retiré du cours d’ECR, car il ferait «la promotion des religions», ce qui va à l’encontre de la laïcité des écoles.

Voir aussi :

Actualités : Les Pays-Bas interdisent le voile intégral

France, Belgique, Bulgarie et maintenant Pays-Bas… ces pays d’Europe qui ont interdit le voile intégral, ceux qui s’y refusent, Simon HENRY, LCI.fr, 2016-11-30

VOILE – Les députés néerlandais ont adopté mardi un projet de loi interdisant le port du voile islamique intégral dans des lieux publics. Après la France, la Belgique et la Bulgarie, c’est le quatrième pays en Europe à adopter une telle législation. D’autres pays y pensent également, certains s’y refusent.

Actualités : Des chercheurs critiquent l’étude SHERPA

Le rôle de la religion dans la radicalisation menant à la violence,
Marie Lamensch et al., Huffington Post Québec, 2016-11-23

Nous voulons tout particulièrement réagir à une étude commanditée par le groupe de recherche SHERPA et rendue publique à la fin du mois d’octobre. L’étude avait pour but de tracer le profil de jeunes Québécois qui soutiennent des idées liées à la radicalisation menant à la violence. La recherche comporte selon nous une lacune importante. En effet, elle minimise à plusieurs égards le rôle que joue la religion en matière de radicalisation. Par exemple, l’étude en question cherche à établir un rapport entre les jeunes sans appartenance religieuse et l’appui à la radicalisation menant à la violence, en laissant entendre que des personnes athées et/ou agnostiques sont plus susceptibles d’adopter des idées radicales que des personnes croyantes.

C’est une erreur de prétendre que les convictions religieuses protègent contre la radicalisation menant à la violence. Une telle généralisation ne correspond pas à la réalité. […]

Le groupe SHERPA n’a entrepris aucune entrevue avec des personnes radicalisées, et c’est là que se situe sa principale lacune. […]

Puisque ce genre d’étude est souvent relayé par les médias, les conclusions sont susceptibles de façonner l’opinion publique quant aux causes de la radicalisation menant à la violence. À la lumière de la recherche actuelle sur l’extrémisme violent, les conclusions de cette étude nous ont paru pour le moins erronées. C’est pour cette raison que nous formulons cette critique.

[…]

C’est un fait : il y a un accroissement de la radicalisation et l’extrémisme violent à l’échelle planétaire. Prétendre que la religion n’a absolument rien à voir avec ce phénomène fait preuve de malhonnêteté.

Marie Lamensch est collaboratrice à l’Institut d’études sur le génocide et les droits humains, Université Concordia. Sa lettre ouverte est co-signée par plusieurs collègues.

Voir aussi :

Actualités : Le procès de Djemila Benhabib s’ouvre le 26 septembre 2016 à Montréal

Dans une entrevue publiée par une revue belge, à la veille de l’ouverture de son procès pour diffamation, l’écrivaine et militante laïque nous met en garde contre le danger que pose l’islam politique.

Djemila Benhabib : « Nous faisons face au projet envahissant de l’islam politique », Serge Vandaele, lecho.be, 2016-09-17

Djemila Benhabib […] a grandi en Algérie qu’elle a été contrainte de fuir en 1994 après la condamnation à mort de sa famille par le Front islamique du djihad armé (FIDA).

Le procès

« […] il s’agit d’un procès en diffamation que m’intente une école islamiste derrière laquelle on retrouve les Frères musulmans. »

Le burkini

« […] En voyant ces burkinis sur les plages de Nice, ville endeuillée et meurtrie, je me dis que l’on ne respecte plus rien. […] Cette insensibilité par rapport au contexte me pose problème sans parler de tout ce que ce que le burkini véhicule comme idées rétrogrades par rapport à la femme. Je rejette viscéralement ce costume. Il est pour moi une insulte et une insulte faite à toutes les femmes. »

Le terrorisme islamique

« Le terrorisme n’est pas né en Europe. Il est né dans les pays du Maghreb et au Moyen-Orient. La révolution islamique s’est d’abord faite en Iran. Une ampleur nouvelle a été donnée en Europe à cause de l’instrumentalisation d’une bonne partie de l’immigration. On lui fait croire qu’elle est victime des méchants Français, Belges… Y compris au Québec qui n’a pourtant aucune histoire coloniale mais qui est pointé du doigt comme étant raciste. Ce sont toujours les mêmes arguments qui sont assénés quel que soit le passé historique du pays ! Cela veut dire quoi ? Tout simplement que nous faisons face à une même stratégie, une même rhétorique qui se résume à un couple infernal : victimiser les musulmans et culpabiliser le pays d’accueil quel qu’il soit. Il faut sortir de ce paradigme car s’il y a bien une chose qui caractérise chaque individu, c’est sa responsabilité. »

Les partis de gauche et le communautarisme

« […] Le rapprochement de cette gauche avec l’islam politique remonte à la révolution iranienne qui n’aurait pas connu le succès sans l’implication de la gauche iranienne d’abord, mais aussi et surtout de la gauche française […] le premier à avoir évoqué la « spiritualité politique » fut Michel Foucault. Lui et d’autres, comme Sartre, ont donné une caution à cette révolution. Le début de nos ennuis remonte à cette époque. […] Être critique vis-à-vis de l’islam, c’est prendre le risque d’être taxé d’islamophobe… On est dans la confusion la plus totale. Je pense qu’il y a un acquis depuis les Lumières qui est celui de la critique des religions et cela vaut pour toutes les religions. […] Or ce que veulent les islamistes aujourd’hui, c’est précisément nous couper de cette humanité, nous enfermer à double tour dans une cage ethnique et religieuse […] Nous devons réapprendre à défendre nos valeurs sans honte et ça, les Occidentaux ont beaucoup de mal à la faire. Autant nos adversaires sont décomplexés, autant nous sommes hésitants, […] »

Les États qui soutiennent l’islam politique

« […] N’eût été l’accord Arabie Saoudite-Etats-Unis depuis 1945, pétrole contre sécurité, la configuration du monde aurait été différente. Car les relations internationales ont été configurées à partir de cette contradiction principale, à savoir le fait que l’une des plus puissantes démocraties du monde a pour allié une théocratie de droit divin. C’est absurde, mais c’est ainsi. […] »

Voir aussi :

Actualités : Un avocat belge prône l’interdiction de voiler les fillettes

Et si on interdisait le voile islamique des petites filles ?, Stéphane Rixhon, LaLibre.be, 2016-08-23

la bourgmestre de Molenbeek a braqué les projecteurs sur un sujet bien plus important pour la démocratie, le voile des enfants, affirmant constater un nouveau phénomène : le port du voile par des fillettes parfois âgées de 7-8 ans. De mon côté, il m’arrive souvent de croiser dans les rues de Bruxelles de jeunes enfants voilées, parfois de moins de 4 ans[…]

[…] le visage n’est pas masqué mais la personne voilée est une enfant, dont (sic) l’Etat doit faire respecter « l’intérêt supérieur », comme le veut notamment la Convention de l’Onu relative aux droits de l’enfant. Dès lors, le législateur fédéral peut voter une loi d’interdiction du port du voile par des enfants et justifier cette loi au nom « des risques pour l’épanouissement physique, mental, moral et social des enfants », […] La liberté de l’enfant à ne pas croire ou à ne pas pratiquer de rites religieux peut être aussi invoquée. Enfin, le « vivre ensemble » peut justifier que des enfants ne participent pas à des manifestations de prosélytisme.

On peut imaginer qu’en toute logique, une telle interdiction du voile dans l’espace public cesse à l’âge de la majorité sexuelle de la jeune fille.

Voiler une fillette, c’est abuser de cette enfant.

Actualités : La GRC approuve un uniforme avec hijab

Tolérer l’intolérable, Lise Ravary, Journal de Montréal, 2016-08-28

Voilà que la GRC ajoute le foulard islamique à l’uniforme réglementaire féminin, copiant ainsi la police de Toronto, d’Edmonton, de Londres, de St. Paul au Minnesota ainsi que les forces écossaises, norvégiennes et suédoises.

La GRC n’avait pas vraiment le choix, ayant permis le turban sikh en 1990.

Vendredi, Éric Duhaime révélait à son émission de radio que cette décision, ainsi que l’appel du premier ministre Trudeau d’aller au-delà de la tolérance dans l’affaire du burkini, a mérité au Canada de chaleureuses félicitations via une publicité qui tourne en boucle sur la chaîne arabe al-Araby al Jadeed financée par le Qatar et dirigée par un Frère musulman.

Notre tolérance plaît aux intolérants.

Pas besoin d’être sociologue pour comprendre qu’un agent de la paix qui affiche sa religion va éventuellement se trouver en apparence de conflit d’intérêts. Mais au 21e siècle, l’ouverture à la diversité quelle qu’elle soit – et c’est là le problème – passe avant la neutralité de l’État.

Une bien triste nouvelle pour le Canada, un autre pas vers la normalisation de l’intégrisme religieux dans l’espace public. La GRC prétend que son approbation d’un uniforme avec hijab facilitera l’intégration des musulmanes. Non, au contraire, cela augmentera la présence et l’influence des intégristes qui refusent de s’adapter à la modernité.

Actualités : Au Maroc, l’interdiction du burkini pour la piscine ne fait pas problème

Piscine et burkini au Maroc, Marc First, Dernières Nouvelles Alsace, 2016-08-27

Entrée de piscine au Maroc
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Entrée de piscine au Maroc

Le panneau ci-contre se trouve à l’entrée du complexe aquatique Oasiria de Marrakech au Maroc…

Ce qui génère toute une contestation en France ne fait pas polémique au Maroc. Toutefois, il s’agit ici d’une piscine, tandis en France les interdictions si controversées s’appliquaient à des plages.

Actualités : Defendons Salman Rushdie contre la fatwa et la prime de mort iraniennes

In Defence of Salman Rushdie, Council of Ex-Muslims of Britain (Conseil des ex-musulmans de Grande-Bretagne, CEMB), 2016-02-25

Nous […] sommes révolté(e)s d’apprendre qu’une quarantaine de médias d’État iraniens ont recueilli la somme de $ 600 000 en tant que récompense pour la mort de Salman Rushdie, une mesure qui s’ajoute à la fatwa de mort déjà émise par l’ayatollah Khomeini, à cause de son roman Les versets sataniques.

Nous condamnons le régime iranien, sa fatwa et la primer de mort qui s’y ajoute. Nous sommes solidaires avec Salman Rushdie et les nombreux libres penseurs et penseuses, écrivaines et écrivains iraniens qui croupissent en prison, plusieurs confronté(e)s à la peine de mort, pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression et de pensée.

Le régime iranien doit être condamné globalement pour son appel au meutre.

De plus, les gouvernements démocratiques et laïques doivent condamner sans équivoque la fatwa et la prime de mort de ce régime, exiger leur résiliation immédiate, accorder la priorité aux droits humains et à la libre expression et appuyer les libres penseurs et penseuses au lieu de traiter complaisamment avec un régime théocratique.

Traduction française : LPA

Signer la pétition :

Actualités : Cologne et la sexualité selon l’islam

Louise Mailloux, féministe et militante laïque, nous explique comment les agressions de Cologne révèlent que le voile islamique réduit la femme à une proie sexuelle.

Cologne, et après ? Ces agressions nous donnent une indication sur la vision islamique de la sexualité, Louise Mailloux, Le Devoir, 2016-01-25

Les crimes sexuels de masse dont des femmes européennes ont été victimes au Nouvel An soulèvent une question essentielle ; si ces femmes avaient été voilées, auraient-elles été agressées par ces hommes arabes ? Je pense que non.

Ces événements scandaleux illustrent à quel point le voile islamique est bien plus qu’un simple vêtement religieux ou culturel, comme le prétendent les militantes pro-voile, en ce qu’il participe d’une idéologie patriarcale et comporte une fonction sociale et politique que nous aurions tort d’ignorer.

Le voile fait de la femme un objet sexuel

Cacher ses cheveux, son cou, ses oreilles, ses bras et ses jambes, c’est reconnaître que la femme est un objet sexuel. C’est s’afficher ostensiblement comme une proie sexuelle au regard des hommes. C’est se définir comme objet du désir des hommes, tout en transformant ceux-ci en de vulgaires prédateurs. C’est reconnaître que le sexe n’appartient qu’aux hommes et que le désir sexuel ne se conjugue qu’au masculin. C’est témoigner publiquement de la négation de son propre désir dans ce qu’il a de plus sauvage et de plus intime. C’est consentir à son refoulement le plus violent, dont la version sublimée se drape dans la vertu, la respectabilité et la pudeur.

Cacher ainsi son corps, c’est accepter de n’être définie que par le regard des hommes. C’est se constituer en objet au lieu de se comporter en sujet libre et autonome. C’est se poser comme l’inessentiel, l’accessoire, le factice en face de l’essentiel masculin. Tout le contraire de la liberté. C’est d’ailleurs l’une des grandes leçons du Deuxième sexe de Simone de Beauvoir. C’était en 1949…

Le voile islamique est un formidable pied de nez à toutes ces femmes qui se sont battues pour la reconnaissance de leur désir et de leur sexualité. Il représente la triste et silencieuse liquidation de plusieurs décennies de luttes féministes qui ont permis aux femmes d’aujourd’hui d’avoir droit au sexe.

[…]

Quel rapport avec les événements de Cologne, me direz-vous ? Ces agressions nous donnent une indication sur la vision islamique de la sexualité et sur le sens du port du voile. Porter et défendre le voile, c’est partager la même vision, la même idéologie que ces hommes arabes qui ont agressé des milliers de femmes non voilées. Le voile islamique n’est que l’autre face d’une même médaille.

Actualités : Selon Couillard les attentats sont inexplicables

« Jamais nous n’accepterons de plier », dit Couillard, Simon Boivin, Le Soleil, 2016-01-18

Les attentats terroristes de Jakarta et d’Ouagadougou qui ont coûté la vie à sept Québécois sont des attaques contre « ce qu’il y a de meilleur dans l’être humain », a déclaré lundi Philippe Couillard.

[…]

« […] Devant ces gestes odieux, nous nous sentons impuissants. Nous cherchons à comprendre ce qui n’est ni explicable ni justifiable. »

Selon le premier ministre du Québec, les attentats constituent un phénomène inexplicable. Vraiment ? Pourtant, l’explication est évidente : c’est l’idéologie islamiste. Le terrorisme islamiste prend directement ses instructions dans le coran, où il est prescrit en toute lettre de tuer les mécréants. Par exemple, sourate IX, 29 :

Faites la guerre à ceux qui ne croient point en Dieu ni au jour dernier, qui ne regardent point comme défendu ce que Dieu et son apôtre ont défendu, et à ceux d’entre les hommes des Écritures qui ne professent pas la vraie religion. Faites-leur la guerre jusqu’à ce qu’ils payent le tribut de leurs propres mains et qu’ils soient soumis.

Bien que l’on ne sache ni où ni quand ils vont frappés, ils crient leurs intentions dans les mosquées et sur toutes les tribunes. Les terroristes utilisent les moyens à leur disposition et démontrent en ayant recours au terrorisme qu’ils n’ont pas de capacité opératoire militaire.

Motivés par leur foi, de nombreux musulmans vont en guerre contre le reste du monde, (comme pour les NAZIS où tous les juifs représentaient un ennemi quelque soit l’âge) tous les occidentaux sont la cible de ces fous d’Allah. Il ne faut pas minimiser leur actions kamikazes ou desperado atroces, cependant on peut les contextualiser. En temps de guerre, l’ennemi n’averti pas nécessairement comment, ni quand il passera à l’acte. La bombe atomique a été lancée sans avertissement précis sur sa cible.

Notre gouvernement démocratique, en ne reconnaissant pas que le réel problème provient de la croyance en des textes religieux fait de l’évitement et ne considère pas important ni urgent d’instaurer la laicité. Pourquoi ? Parce que nos dirigeants ont conservé un résiduel mythique et en ce sens n’ont pas la perspicacité éclairante leur permettant de circonscrire la problématique.

Marco DeRossi

Actualités : PDF Québec interpelle Couillard et Weil au sujet des agressions de Cologne

Lettre ouverte au premier ministre Philippe Couillard et à la ministre Kathleen Weil au sujet des agressions de Cologne, PDF Québec (Pour les droits des femmes du Québec), 2016-01-16

Monsieur le Premier ministre, Madame la ministre,

Toute la planète ressent les contrecoups des événements survenus à Cologne le 31 décembre 2015. L’indignation est d’autant plus forte qu’on a découvert que ces agressions sexuelles de masse avaient d’abord été cachées puis que des événements similaires étaient également survenus, et cachés, en Suède, en Finlande et dans d’autres villes allemandes.

Comme on dit, l’enfer est pavé de bonnes intentions et si on peut comprendre que les autorités veuillent éviter de susciter la xénophobie et le racisme, on doit bien constater que la vérité, même si elle est déplaisante, doit être dite. Et la vérité, c’est que des immigrants et des réfugiés ont attaqué des femmes, les ont intimidées. Si les agressions sexuelles sont une plaie universelle, les agressions de Cologne sont différentes par leur caractère organisé qui vise à semer la peur et à renvoyer les femmes dans leurs chaumières. C’est un modus operandi privilégié des islamistes, – on pense par exemple à des événements semblables survenus au Caire et à Tunis – et donc clairement un geste politique et terroriste que nous dénonçons fortement.

[…]

Au Canada et au Québec, pays des accommodements religieux et du multiculturalisme, les femmes risquent là encore de faire les frais de cette complaisance des autorités à l’endroit des immigrants qui commettent des agressions. Parce que le silence autour des agressions quotidiennes, «ordinaires », pourrait être encore plus tonitruant si les agresseurs sont des immigrants, toujours au nom de la compassion.

Au moment où le Québec revoit sa Loi sur l’immigration (PL77), nous demandons au gouvernement de s’engager à prendre toutes les mesures pour garantir la protection des femmes et pour cela, il doit notamment informer et former les nouveaux arrivants sur le droit à l’égalité des femmes au Québec et au Canada.

[…]

Actualités : Aux États-Unis, une résolution de la Chambre des représentants condamne les actes anti-musulmans

Une résolution récemment présentée à la Chambre des représentants du Congrès américain condamne la violence, l’intolérance et les propos haineux dirigés contre les musulmans.

H.Res.569 – Condemning violence, bigotry, and hateful rhetoric towards Muslims in the United States. (« Résolution 569 de la Chambre, condamnant la violence, la bigoterie et la rhétorique haineuses contre les musulmans aux États-Unis »), 114e congrès, 1ère session, 2015-12-17

Un exemple de bonnes intentions avec des conséquences dangereuses. Bien que l’on doive condamner tout acte de violence contre qui que ce soit, y compris les musulmans, nous constatons dans cette résolution une tendance à un traitement particulier réservé aux musulmans—que nous reconnaissons comme typique de la mentalité multiculturaliste—,comme si leur affiliation religieuse l’emportait sur leur citoyenneté. Heureusement que le libellé ne mentionne pas le mot très à la mode « islamophobie », dénonçant plutôt les actes contre les musulmans. Toutefois, il est inquiétant de constater combien cette résolution resemble drôlement au projet de loi 59 au Québec, une loi que le gouvernement Couillard s’apprête à adopter, une loi qui ne plaît qu’aux intégristes islamistes mais que tous les autres dénoncent comme liberticide, une menace majeure pour la liberté d’expression et le droit de critiquer les religions en général et l’islam en particulier.

Quelques aspects inquiétants de la résolution 569 :

  • Elle vise les musulmans explicitement. Pourquoi néglige-t-on les actes discriminatoires contre d’autres croyants religieux ? Et les actes discriminatoires contre les athées ? Il existe aux États-Unis un très fort préjugé contre les athées.
  • Elle condamne la violence contre les musulmans et d’autres qui sont perçus comme musulmans, mais ne dénonce pas la violence contre les non-musulmans perprétrée par des djihadistes islamistes. Cette dernière est non seulement aussi importante que la première, mais elle est au fait la cause principale du préjugé anti-musulman !
  • La résolution approuve explicitement le port des vêtements religieux tels le hijab et les autres couvre-chef islamistes, tandis que ces tenues sont des symboles puissants de l’islamisme qui est à l’origine du problème ! Ne serait-il plus judicieux de retreindre ou interdire de tels signes dans les services publics du pays afin de montrer à la population que les autorités prennent la situation au sérieux ?

Voir aussi :

Actualités : Fin du délit de blasphème en Alsace-Moselle

La fin du délit de blasphème en Alsace-Moselle, Patrick Perotto, L’Est républicain, 2016-01-06

On peut désormais jurer ses grands dieux dans les trois départements de Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. « Même si les dispositions de l’article 166 du code pénal allemand réprimant le délit de blasphème n’ont jamais été expressément abrogées par le législateur, cet article n’est aujourd’hui plus applicable sur notre territoire ». Si en France, ce délit avait été aboli en 1881, en Alsace-Moselle, il figurait encore dans l’arsenal répressif, puisqu’il avait été intégré au droit local en 1919. Bien qu’il n’ait jamais été appliqué depuis, ce texte précisait que « celui qui aura causé un scandale en blasphémant publiquement Dieu par des propos outrageants sera puni d’un emprisonnement de trois ans au plus ».

[…] le ministère de la Justice vient donc de mettre fin à ce sujet à controverse, applicable uniquement en Alsace-Moselle. […] « tombé en désuétude », le délit de blasphème doit « être regardé comme implicitement abrogé car contraire aux principes fondamentaux de notre droit ».

Avec cette précision, dorénavant le délit de blasphème n’existe nulle part en France.

Voir aussi :

Actualités : Charlie Hebdo marque l’anniversaire de l’attentat

Un an après l’attentat, un Dieu assassin à la « une » de « Charlie Hebdo », Le Monde, 2016-01-04

Un an après l’attentat qui avait décimé sa rédaction, Charlie Hebdo sort mercredi 6 janvier un numéro spécial avec en « une » un Dieu barbu, armé d’une kalachnikov et à l’habit ensanglanté, sous ce titre : « Un an après, l’assassin court toujours ».

[…]

Le numéro de mercredi comprend un cahier de dessins posthumes des disparus—Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Honoré—et des contributeurs extérieurs dont la ministre de la culture Fleur Pellerin, des comédiennes comme Isabelle Adjani, Charlotte Gainsbourg, Juliette Binoche, des intellectuels et écrivains tels qu’Elisabeth Badinter, la Bangladaise Taslima Nasreen, l’Américain Russell Banks, et le musicien Ibrahim Maalouf.

[…]

Le dessinateur Riss, patron du journal, grièvement blessé le 7 janvier, y signe un éditorial rageur pour défendre la laïcité et dénoncer les « fanatiques abrutis par le Coran » et « culs-bénits venus d’autres religions » qui avaient souhaité la mort du journal pour avoir « os[é] rire du religieux » […]

Charlie Hebdo, couverture du no 1224
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Pour marquer le premier anniversaire de l’attentat du 7 janvier 2015—lors duquel deux commandos islamistes ont fait 12 morts, y compris huit membres de la rédaction de la revue—Charlie Hebdo sort un numéro spécial le 6 janvier 2016, avec la couverture que voici.

Cette image de couverture dérange, mais elle est très pertinente. Effectivement, c’est la croyance en le « Dieu » des monothéismes—un dieu qui ordonne la violence meurtrière comme un devoir—qui est à l’origine de la folie du djihadisme.

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Actualités : Le CPRMV se distancie d’un chercheur

Texte controversé sur le Québec: un centre antiradicalisation se distancie d’un chercheur, Gabrielle Duchaine et Vincent Larouche, La Presse, 2015-12-19

Le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence a mis un terme à sa collaboration avec un de ses chercheurs cette semaine, en raison de sa contribution à un texte qui qualifiait le Québec de «province particulièrement islamophobe» dans le Toronto Star. Hicham Tiflati, chercheur avec le Consortium interuniversitaire pour les études arabes et moyen-orientales à l’Université de Montréal et l’Université McGill et doctorant à l’UQAM, faisait partie jusqu’à il y a quelques jours de l’équipe du centre contre la radicalisation mis sur pied au début de l’année par la Ville de Montréal. La semaine dernière, son nom est apparu comme cosignataire d’une lettre ouverte intitulée «Le Québec doit faire face à son problème d’islamophobie», dans le Toronto Star.

[…]

Ces propos ont causé un malaise au Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence de la province. «C’était inapproprié et exagéré, croit le directeur du centre, Herman Deparice-Okomba. Il y a du racisme partout. Ce n’est pas vrai de dire que c’est pire ici qu’ailleurs. On a décidé d’un commun accord avec l’employé de mettre un terme à notre collaboration.» […]

Le départ de Hicham Tiflati du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV) est une bonne nouvelle car cet individu a apparemment des sympathies islamistes. Tiflati travaille pour l’école Le Savoir liée aux Frères musulmans et dont le projet éducatif est soutenu et financé par un gouvernement islamiste. De plus, ses propos au sujet du massacre chez Charlie Hebdo en janvier 2015 sont des plus douteux.

D’ailleurs, le Rassemblement pour la laïcité a déjà écrit au maire de Montréal Denis Coderre, quelques semaines avant le départ de monsieur Tiflati, afin d’exprimer ses inquiétudes devant le fait que des individus ayant de tels penchants oeuvrent dans un centre dont le mandat est de prévenir la radicalisation.

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Actualités : La Nouvelle Zélande permet le mariage pastafarien

Le pastafarisme est un humanisme. Laïcité pour tous ou pour personne, Cyril Bennasar, CAUSEUR.fr, 2015-12-23

Le 10 décembre, le gouvernement de Nouvelle-Zélande a reconnu le droit pour l’Église pastafariste de célébrer des mariages tout à fait officiels, même gays, en autorisant les époux à porter pendant la cérémonie, ce que leur foi leur commande : une passoire sur la tête.

Le pastafarisme est la religion de ceux qui croient que l’univers fut créé par un monstre spaghetti volant totalement ivre, ce qui expliquerait que l’humanité soit bourrée de défauts, ou encore qu’il y ait au paradis un volcan à bière alors que celle qu’on trouve en enfer est éventée. Attention à ne pas confondre le pastafarisme avec le rastafarisme qui est la religion de ceux qui ont tellement fumé qu’ils croient qu’ils sont juifs et que c’est une bonne nouvelle. J’en vois qui rigolent. C’est normal. Sur la question des croyances plus que sur toutes les autres, on a du mal à balayer devant sa porte la poutre qu’on a dans l’œil.

[…]

On se moque des nouvelles croyances alors qu’on ferait tout aussi bien de se foutre des vieilles. Mais on se retient devant ces religions qui ne doivent leurs respectabilité qu’à leur ancienneté et au nombre de leurs ouailles. S’il n’y avait pas sur terre des centaines de millions de bouddhistes, prendrait-on au sérieux la spiritualité de ceux qui s’empêchent d’écraser les mouches à merde de peur de tuer une deuxième fois leurs grands-parents ? Et si l’Islam n’était pas pratiqué par plus d’un milliard d’humains, qui sait s’il ne serait pas traité par le reste de l’humanité comme une secte dangereuse et interdit partout ou les gens sont libres et entendent le rester ?

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Actualités : Corrélation négative entre religiosité et altruisme chez les enfants

Selon une étude récemment publiée dans la revue scientifique Current Biology, les enfants de parents religieux ne sont pas plus altruistes que les enfants de parents athées. Au fait, les résultats tendent à confirmer le contraire.

The Negative Association between Religiousness and Children’s Altruism across the World (La corrélation négative entre religiosité et altruisme chez les enfants à travers le monde), Jean Decety et al., Current Biology, 2015-11-16

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N.B. : Les auteurs qui font référence aux « enfants religieux » ou aux « enfants athées » commettent une erreur grave mais malheureusement assez répandue. Ils collent aux enfants l’étiquette de la religion ou de l’irreligion de leurs parents. Il ne faut jamais ainsi étiquetter les enfants, car ceux-ci n’ont pas encore atteint l’âge nécessaire pour prendre ce genre de décision.

Actualités : Daech et la théologie du viol

Daech, la religion du viol, Le Parisien, 2015-08-17

C’est une enquête du « New York Times » qui fait froid dans le dos. Selon le quotidien américain, qui a entendu des dizaines de témoins, le groupe Etat islamique qui sévit en Irak et en Syrie a fait du viol de prisonnières une pratique codifiée, argumentée religieusement et organisée de façon administrative. Une véritable machine à broyer.

Tout a commencé en août 2014, lorsque les jihadistes se sont emparés du mont Sinjar, au nord de l’Irak. Après avoir exécuté les hommes et les adolescents de la minorité yézidie—religion particulièrement inférieure aux yeux de ces ultra-radicaux sunnites—, les femmes et les jeunes filles ont été embarquées dans des bus, puis enfermées dans des entrepôts, des bâtiments, de sordides maisons closes où les combattants de passage les violent systématiquement.

« Pour les gérer, l’Etat islamique a développé une bureaucratie détaillée d’esclavage sexuel, incluant des contrats de vente notariés. La pratique est devenue un outil de recrutement pour attirer les hommes de sociétés musulmanes très conservatrices, dans lesquelles le sexe est tabou et le fait de se fréquenter interdit », écrit le quotidien, qui a recensé 5 270 femmes yézidies enlevées, dont 3 144 sont toujours captives. Certaines se sont échappées, d’autres ont été rachetées par leurs familles au prix fort.

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Le saviez-vous ? Youssef al-Qaradâwî avoue que l’islam ne peut survivre sans la peine de mort pour apostasie

Youssef al-Qaradâwî Saviez-vous que Youssef al-Qaradâwî, théologien islamique égyptien et éminent théoricien chez les Frères Musulmans, a fait la déclaration suivante ?
« Si on avait supprimé la peine de mort contre ceux qui quittent l’Islam, l’Islam n’existerait plus aujourd’hui. L’Islam aurait disparu dès la mort du Prophète, que la paix soit sur lui. Condamner l’apostasie, c’est ce qui a permis de garder l’Islam jusqu’à nos jours. »

Références :


Le saviez-vous ? Athéna fournit des informations juridiques au sujet du marriage forcé, de la violence conjugale, etc.

Saviez-vous que le site web Info juridique Athéna fournit d’importantes informations au sujet du marriage, de l’union civile, du marriage forcé, de la violence conjugale, de la violence basée sur l’honneur, etc. au Québec. Par exemple :

LE MARIAGE FORCÉ

Le mariage forcé n’est pas toléré au Canada. La loi vous accorde certains droits et impose des obligations afin d’assurer que lorsque vous vous mariez, c’est parce que VOUS le voulez. Bien que l’approbation de votre famille et de votre communauté puisse être un facteur très important lorsque vous décidez de vous marier, la décision demeure ultimement la votre- C’est votre choix! Le mariage est un engagement à long terme, et vous devez être sûre de partager les mêmes valeurs que votre futur mari.

POURQUOI DOIS-JE CONNAÎTRE LA LOI EN MATIÈRE DE MARIAGE ?

La connaissance de vos droits peut vous permettre de mener une vie heureuse avec le partenaire de votre choix.

RESSOURCES

Il y a plusieurs organismes communautaires, maisons d’hébergement, cliniques d’informations, et lignes téléphoniques d’assistance disponibles pour vous aider dans ce genre de situations difficiles. Cette section sert à vous donner un aperçu sur la question du mariage forcé, et à vous guider dans les différentes ressources qui s’offrent à vous.

Référence :
Info juridique Athéna Info juridique Athéna


Actualités : La cour européenne valide l’interdiction du voile

Interdiction du voile jugée valide par la Cour européenne des droits, Pierre Trudel, Journal de Montréal, 2015-11-26

Dans une décision préliminaire unanime rendue jeudi, la plus haute juridiction européenne en matière de droits de la personne a jugé valide l’interdiction prévue dans la législation française de porter le voile musulman.

Une citoyenne française contestait le non-renouvellement d’un contrat de son travail d’assistante sociale dans un centre hospitalier en raison de son refus de s’abstenir de porter le voile reflétant ses croyances religieuses. Elle invoquait que cela contrevenait à la liberté de religion garantie dans la Convention européenne des droits.

Les autorités françaises considèrent le port du voile comme une manifestation ostentatoire de la religion incompatible avec l’obligation de neutralité des agents publics dans l’exercice de leurs fonctions.

L’État français se fonde sur le principe de laïcité, au sens de l’article 1 er de la Constitution française. Il invoque aussi le principe de neutralité qui en découle. Se fondant sur ces principes, les tribunaux nationaux de France avaient estimé que la loi française visait à garantir le caractère laïc de l’État et de protéger ainsi les patients de l’hôpital de tout risque d’influence ou de partialité au nom de leur droit à leur propre liberté de conscience.

Si seulement le Canada pouvait enchâsser le « principe de laïcité » ainsi que « le principe de neutralité qui en découle » dans sa constitution !

Voir aussi :