Actualités : Pologne : La FKŁ dénonce la condamnation de NIE pour blasphème

Statement of the Kazimierz Łyszczyński Foundation on the judgment concerning the caricature of Jesus in the weekly “NIE” (Déclaration de la Fondation Kazimierz Łyszczyński sur le jugement au sujet de la caricature de Jésus dans l’hebdomadaire « NIE »), Fondation Kazimierz Łyszczyński, 2018-10-16.

Jesus is amazed
Jesus s’étonne, car selon les statistiques, les croyants abandonnent la foi.

La Fondation Kazimierz Łyszczyński exprime son indignation devant le jugement injuste concernant la publication de la caricature de Jésus dans l’hebdomadaire « NIE » (NON). L’amende de 120 000 pln (plus de 30 000 USD) plus les frais de justice s’élèvent à 150 000 pln, soit plusieurs fois plus élevée que toute amende infligée par un tribunal pour offense de sentiments religieux (article 196 du Code pénal).

L’argumentation du jugement est bizarre, car il est difficile de trouver une quelconque critique d’un objet de culte religieux, exprimée de manière « abusive, péjorative et dégradante », lorsque nous regardons une bande dessinée bien gentille représentant un Jésus étonné. Une telle interprétation a été donnée à cette loi par la Cour constitutionnelle en 2015 à la demande d’un autre « blasphémateur », Dorota Rabczewskiej (Doda), chargé d’examiner la conformité de l’article 196 avec la Constitution.

Il s’agit donc d’un jugement injuste et d’une sanction disproportionnée, même si nous considérons que la décision de la Cour constitutionnelle est juste. Toutefois, d’un point de vue athée, il est difficile de considérer cette loi comme étant juste et conforme au paragraphe 2 de l’article 25 de la Constitution, comme l’ont souligné de nombreux experts. Il est scandaleux que, alors que pratiquement tous les pays européens se débarrassent de ce rejeton bâtard du droit canon médiéval (Royaume-Uni, Danemark, référendum prochain en Irlande), l’État polonais, en alliance avec l’Église, tente de ramener la Pologne dans l’obscurité d’une époque révolue.

L’adoption de cette loi en 1997 était incompatible avec la démocratie, alors que son application actuelle est une moquerie flagrante de la démocratie.

Il s’agit d’un jugement politique qui vise non seulement à condamner le magazine indépendant satirique et anticlérical à la faillite et à provoquer un « effet dissuasif », mais aussi à intimider les médias et la société. Nous ne laisserons pas la loi polonaise devenir un instrument d’oppression religieuse, comme c’est le cas du régime chiite des Ayatollahs ou de la théocratie sunnite en Arabie saoudite ! Nous ne permettrons pas aux autorités de l’État de condamner à mort les médias libres, agissant comme les assaillants fondamentalistes de Charlie Hebdo !

Peu importe que l’on sympathise ou non avec Jerzy Urban et son hebdomadaire « NIE », nous appelons à la défense de la liberté d’expression, de la liberté de conscience et de la liberté des médias, car sans eux, il n’y a pas de démocratie.

Jerzy Urban
Jerzy Urban, propriétaire et rédacteur en chef de « NIE »


Actualités : Nadia El-Mabrouk : La laïcité est nécessaire à l’émancipation des femmes

Dans un monde réel près de chez vous, Nadia El-Mabrouk, La Presse, 2018-10-11

[…] la laïcité, condition première à l’émancipation des femmes et au développement.

[…]

Pendant que l’ex-Miss Irak Tara Fares et d’autres Irakiennes sont assassinées pour avoir osé défier les règles du patriarcat ou se promener en jean dans les rues de Bagdad, au Québec, on veut faire croire que voile islamique rime avec liberté.

Pendant qu’au Maroc, le 15 septembre dernier, des citoyennes marchaient sans voile, en silence et la tête haute, pour revendiquer leur droit à l’espace public sans agressions ni harcèlement, au Québec, Ève Torres, la candidate voilée de Québec solidaire, explique avoir commencé à porter son voile au Québec à la suite d’abus et de violence, pour se « préserver », « comme une bulle de sécurité ». Comment concevoir que dans l’un des pays les plus égalitaires au monde, une politicienne puisse considérer le voile comme un moyen légitime de se préserver ?

Mais qu’importe les raisons évoquées, toute personne s’exprimant contre le voile islamique est accusée d’islamophobie.

Le cas le plus invraisemblable est celui du chanteur d’origine marocaine Jamil Azzaoui qui, se présentant aux dernières élections sous l’enseigne du Parti vert, a vu sa candidature refusée en raison de son amitié avec la militante pour la laïcité Djemila Benhabib ! Les musulmans laïques sont-ils devenus infréquentables au Québec ?

Des musulmans invisibles

Il semble bien que certains politiciens et groupes de pression s’apprêtent à user de la même stratégie de diabolisation à l’encontre du projet de laïcité de la CAQ que celle utilisée contre le Parti québécois. Va-t-on encore une fois nous expliquer que la laïcité est un projet raciste anti-immigration et anti-musulmans ? Or, comme le souligne Ali Kaidi de l’Association québécoise des Nord-Africains pour la laïcité (AQNAL), « le racisme est plutôt de refuser de parler de laïcité aux musulmans, de croire qu’ils ne savent pas de quoi il s’agit et surtout d’être convaincu qu’elle ne correspond pas à leurs dispositions culturelles et religieuses. Le racisme est de faire tout pour que les musulmans restent emprisonnés dans leur communauté ».

Actualités : Profs contre les signes religieux

Des enseignantes contre les signes religieux, Yves Poirier, Journal de Montréal, 2018-10-10

Professeurs contre les signes religieux

Après les critiques dans le débat qui touche les signes religieux chez les employés de l’État québécois, le premier ministre désigné, François Legault, reçoit des appuis en provenance du monde de l’enseignement.

TVA Nouvelles a rencontré plusieurs professeures d’origine algérienne qui ont fait leur vie au Québec et qui se disent ouvertement contre le port des signes religieux chez des gens comme eux en situation d’autorité.

Ces trois employées de l’État québécois ont la même opinion du voile, de la kippa ou du crucifix qui ne devraient pas être portés à l’école par les professeurs.

Actualités : Djemila Benhabib : Laïcité : Agir avec rigueur et diligence

Laïcité: le nouveau gouvernement doit agir avec rigueur et diligence, Djemila Benhabib, leNouvelliste, 2018-10-06

2016-09-30, Djemila au Palais de Justice
Djemila Benhabib est écrivaine,
militante laïque et récipiendaire du
Prix international de la laïcité 2012.

En matière de laïcité, la CAQ doit agir avec rigueur, fermeté et cohérence sans se laisser distraire par le front anti-laïque qui s’agite, ici est là, dans un esprit putschiste de façon à faire avorter l’action de son gouvernement. Quelle indécence!

[…]

Il est même urgent de conclure ce long débat, passionné et déchirant, entamé il y a plus d’une dizaine d’années avec une véritable pièce législative qui consacre le principe de la laïcité de notre État. Quant au port des signes religieux pour les représentants de l’État, les interdire revient à établir une équité entre les convictions politiques et les croyances religieuses, spirituelles et philosophiques.

Interdire le port de signes religieux ostentatoires revient donc à élargir l’exigence de neutralité politique à l’exigence de neutralité religieuse. Autrement dit, en matière politique tout comme au sujet des croyances et incroyances, l’autorité publique est tenu à la neutralité.

Fort de sa majorité, le gouvernement de la CAQ a toute la légitimité pour aller de l’avant. Le nouveau gouvernement doit réussir là où le Parti québécois a échoué. Il doit agir là où le Parti libéral du Québec n’a jamais eu ni le courage ni la volonté de le faire. […]

Elle [la laïcité] place les croyants et les non-croyants sur un même pied d’égalité […] tout comme elle soumet la majorité et les minorités aux mêmes exigences. […]

Actualités : Legault avance des mesures laïques

La CAQ relance le débat sur le port de signes religieux, François Messier, Radio-Canada, 2018-10-03.

Les employés de l’État québécois qui se trouvent en position d’autorité, dont les enseignants, doivent se préparer à changer d’emploi s’ils veulent continuer à porter des signes religieux au travail, ont prévenu mercredi deux porte-parole du nouveau gouvernement caquiste, […]

[…] le nouveau gouvernement de François Legault s’attellera rapidement à présenter une « véritable loi sur la laïcité », appelée à remplacer le projet de loi 62 du gouvernement Couillard, qui préconise l’interdiction d’offrir ou de recevoir des services de l’État à visage couvert.

[…] le gouvernement du Québec pourrait recourir à la clause dérogatoire si des dispositions de cette législation à venir étaient contestées devant les tribunaux.

Sans tarder, le nouveau gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) et son chef François Legault, élus le 1er octobre, annoncent déjà leur intention d’interdire le port de signes religieux par les fonctionnaires en position d’autorité, c’est-à-dire les juges, les procureurs, les policiers, les gardiens de prison et les enseignants. De plus, Legault envisage d’utiliser la clause dérogatoire si nécessaire afin d’éviter que les tribunaux puissent invalider cette législation. De telles mesures laïques jouissent d’un fort appui de la population québécoise.

Voir aussi :

Actualités : En Irlande, un référendum sur le délit de blasphème

Atheist Ireland: Referendum on blasphemy about freedom of speech (Selon l’organisme Atheist Ireland, le référendum sur le blasphème soulève la question de la liberté d’expression), Irish Examiner, 2018-09-30.

Le 30 septembre dernier, l’organisme Atheist Ireland (AI) a lancé sa campagne pour le Oui, pour abroger le délit de blasphème en Irlande. C’est une question de liberté d’expression et de séparation entre l’Église et l’État, selon le président d’AI, Michael Nugent. Il y a d’autres lois qui protègent les êtres humains contre la diffamation et contre les appels à la haine, mais par contre une loi qui protège les idées n’a pas sa raison d’être. AI a aussi diffusé une lettre ouverte de 24 victimes de lois anti-blasphèmes.

Le référendum aura lieu le 26 octobre 2018.

Actualités : Maxime Bernier dénonce le culte de la divérsité

Maxime Bernier dénonce le «multiculturalisme extrême» de Trudeau, Teresa Wright, La Presse, 2018-08-13.

Le député conservateur Maxime Bernier qualifie de «multiculturalisme extrême» le message souvent répété par le premier ministre Justin Trudeau sur les vertus de la diversité au Canada.

Dans une série de gazouillis publiés en anglais et en français dimanche, M. Bernier soutient que «Trudeau continue de promouvoir son slogan « la diversité est notre force »».

«Oui, le Canada est un pays immense et divers. Cette diversité nous définit et doit être célébrée. Mais où trace-t-on la ligne?», demande M. Bernier. «Le multiculturalisme extrême et le culte de la diversité de Trudeau vont nous diviser en petites tribus qui ont de moins en moins en commun, à part leur dépendance envers le gouvernement (…) des clientèles politiques qu’on achète avec de l’$ des contribuables et des privilèges.»

Le député de Beauce estime que «la balkanisation culturelle amène la méfiance, les conflits sociaux et potentiellement la violence, comme on le voit partout». […]

Bernier a évidemment raison de critiquer les slogans insipides qui sortent de la bouche de Justin Trudeau. Le culte de la « divérsité » trudeauien constitue du clientélisme — chercher des votes chez certaines communautés, surtout religieuses — mélangé avec une bonne dose d’écervellement identitaire bien à la mode actuellement. Mais le parti Conservateur pratique lui aussi le clientélisme, d’où l’embarras dans lequel les commentaires de Bernier jettent son parti. De plus, le multiculturalisme radical pratiqué par les Libéraux de Trudeau est incompatible avec la laïcité, mais les Conservateurs n’appuient pas la laïcité non plus, car ils sont trop liés aux chrétiens évangalistes de l’ouest canadien.

Actualités : Le Canada doit boycotter l’Arabie saoudite

Une guerre que le Canada doit gagner, Loïc Tassé, Journal de Montréal, 2018-08-11

Le gouvernement saoudien a une sacrée dose de culot. Il vient d’annoncer qu’il consent à poursuivre ses ventes de pétrole au Canada, alors même que les mesures qu’il a prises contre le Canada sont celles qui précèdent une déclaration de guerre. Si Justin Trudeau avait des couilles, il annoncerait que le Canada va cesser d’acheter du pétrole saoudien.

Au lieu de cela, le silence du gouvernement canadien résonne comme une sorte de remerciement envers l’Arabie saoudite. Bien entendu que le gouvernement saoudien veut continuer à vendre du pétrole au Canada. Le Canada pourrait facilement s’approvisionner ailleurs en pétrole. Et l’Arabie saoudite ne veut surtout pas cesser de vendre son pétrole à qui ce que ce soit.

Faut-il continuer à commercer avec l’Arabie saoudite ?

Le Canada n’a plus aucune raison commerciale d’acheter du pétrole de l’Arabie saoudite, puisque ce pays a annulé tous les achats qu’il effectuait au Canada, autant en biens qu’en services. Pourquoi dès lors ne pas lui rendre la pareille ? C’est que des entreprises canadiennes rêvent de retrouver leurs capitaux saoudiens, et des universités, leurs étudiants. C’est que dans le merveilleux monde de la diplomatie, on cherche toujours à garder contact, à raccommoder les gens, à préserver les acquis. Mais il arrive un moment où la diplomatie molle devient inutile, voire nocive. Un moment où les intérêts politiques l’emportent sur les intérêts économiques. Le Canada se trouve à cet endroit précis dans ses relations avec l’Arabie saoudite.

[…]

Que doit faire le Canada ?

L’Arabie saoudite a lancé une guerre économique et diplomatique au Canada. Le gouvernement canadien doit y répondre en engageant contre l’Arabie saoudite une campagne similaire à celle qu’il avait menée contre le régime d’apartheid de l’Afrique du Sud. Car c’est bien un apartheid contre les femmes que le régime saoudien défend. Pire, il en fait la promotion à travers le monde, avec l’idéologie religieuse wahhabite.

Selon ce journaliste, le gouvernement canadien devrait répondre à l’Arabie saoudite en refusant tout commerce avec elle. Le régime saoudien est aussi liberticide et infréquentable que celui de l’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid.

Actualités : Promouvoir la maltraitance des fillettes par la publicité

Gap, ne voilez pas les petites filles !, Sophie Durocher, Journal de Montréal, 2018-08-09.

Dans sa campagne pour le retour à l’école, Gap Kids montre une multitude d’enfants jouant comme… comme des enfants. Au beau milieu, une petite fille voilée. La compagnie se rend-elle compte qu’en montrant ainsi une mineure portant un signe religieux, elle banalise ce signe éminemment politique ? En montrant le foulard comme « un vêtement comme un autre », quel message la compagnie envoie-t-elle aux petites filles qui voudraient refuser de porter ce vêtement qui cache (pour ne pas dire oblitère) le corps des femmes ?

Chaque fois que l’on parle du voile, ses défenseurs nous disent que les femmes le portent volontairement. Mais qui peut nous faire croire qu’une petite fille se lève le matin et de son plein gré choisit de cacher sa féminité, honteuse ou dangereuse?

[…]

Faut-il dès leur plus jeune âge, culpabiliser les jeunes filles qui portent leurs cheveux au vent ? Le pire, c’est que tout ça se fait au nom de la « diversité ». Quel argument fallacieux. Inclure la diversité dans une pub, c’est mettre en vedette des personnes handicapées, des hommes et des femmes aux corps différents, des représentants de toutes les cultures. La diversité, ce n’est pas de cautionner une pratique rétrograde qui est rien de moins que de la maltraitance sur les enfants.

Pourquoi Gap n’a-t-il pas choisi pour sa campagne des jeunes filles de culture musulmane qui portent fièrement leurs cheveux au vent ? Ils ne se rendent pas compte qu’ils envoient à toutes les petites filles le message qu’une bonne petite musulmane doit porter le hijab ? Misère, on a l’impression que cette campagne a été commanditée par les endoctrineurs du cours d’ÉCR.

[…]

D’ailleurs, je me demande ce que les courageuses femmes iraniennes, qui risquent leur vie pour défier la Police des mœurs, pensent de cette campagne de Gap, qui célèbre ce qui pour elles est un vêtement-prison.

Dans le but d’augmenter ses profits, cette entreprise de vêtements se fait complice de l’islam politique dans sa campagne de banalisation du port du voile. La fillette hijabée dans l’annonce est très jeune, trop jeune pour le hijab, trop jeune pour faire un choix éclairé sur un symbole aussi chargé. Le voilement des fillettes pour toute période de temps prolongée, c’est de la maltraitance de l’enfant.

Trois pétitions contre la honteuse démarche de Gap :

Actualités : Entrevue avec David Rand, Conatus News

Quebec is Currently Leading a Secular Revolution in Canada. Here’s How. (Le Québec mène actuellement une révolution laïque au Canada. Voici comment.), Scott Jacobsen, Conatus News, 2018-07-10

Actualités : Vingt ans de prison pour avoir enlevé son voile

Iranian woman who protested headscarf gets 20-year sentence (Une iranienne condamnée à 20 ans de prison pour avoir protesté contre le voile), Associated Press, 2018-07-10

Une iranienne, Shapark Shajarizadeh, qui en décembre dernier a enlevé son voile dans la rue pour ensuite l’agiter comme un drapeau blanc, afin de protester contre le port obligatoire du voile, a été condamnée à vingt ans de prison, selon son site web personnel.

Actualités : L’État du New Hampshire interdit l’excision

La Fondation AHA (Ayaan Hirsi Ali), qui lutte contre l’excision, c’est-à-dire contre la mutilation génitale féminine, annonce que l’État du New Hampshire vient de criminaliser l’excision des fillettes et devient ainsi le 27e État américain à le faire. Mais cela veut dire qu’il reste encore 23 États des États-Unis où il n’y a aucune législation interdisant cette horrible pratique. De plus, même chez les 27 États qui l’interdisent, la législation aurait besoin, dans plusieurs cas, d’être renforcée.

Voir :

  • FGM Legislation by State (La législation concernant l’excision dans chacun des États des États-Unis), Fondation AHA

Actualités : PDF Québec intervient dans la contestation de la Loi 62, mais pour l’interdiction du niqab

Tiré d’une annonce sur Facebook :

Bonne nouvelle ! Contestation de la Loi sur la neutralité religieuse (PL 62) PDF Québec reconnu comme intervenant.

Comme vous avez pu l’apprendre par les médias, la Cour supérieure a maintenu la suspension de l’article de loi qui obligerait à ce que les services publics soient offerts ou reçus à visage découvert.

PDF Québec vient d’être reconnu comme intervenant devant la Cour dans cette cause. Notre but : défendre le droit à l’égalité des femmes et la neutralité religieuse de l’État, en empêchant que le port du niqab soit reconnu comme faisant partie du droit à l’égalité des femmes et comme n’atteignant pas la neutralité religieuse de l’État.

La cause sera entendue au début du mois d’août 2018.

Excellente nouvelle ! Bravo à PDFQ. Il ne faut pas que le Québec se laisse imposer la voile islamiste. Il faut lutter contre cette imposture selon laquelle le port de cet étendard de l’islam politique serait un « droit » partout et en tout temps.

Actualités : Ensaf Haidar réclame l’interdiction du voile intégral

L’épouse de Raif Badawi réclame l’interdiction de la burqa, Le Peuple, 2018-07-03

Ensaf Haidar, l’épouse du blogueur saoudien Raif Badawi, a demandé au premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, d’interdire la burqa et le niqab dans les lieux publics. C’est après la cérémonie qui l’a confirmée citoyenne canadienne, elle et ses trois enfants, que Mme Haidar a formulé sa demande dimanche par Twitter interposé.

Voici le gazouillis de Mme Haidar :

Gazouillis de Mme. Haidar

Les réactions à ce gazouillis étaient mitigées. Bien qu’elle ait recu bon nombre de réponses favorables, sa prise de position a aussi choqué plusieurs individus qui, dupés par la propagande canadienne pro-voile, n’ont pas compris ce qui est évident pour Mme Haidar, que ce voile est un signe du progrès des groupes islamistes et un marqueur du territoire jihadiste.

Voir aussi :

Actualités : Le Danemark et l’Islande pourraient interdire la circoncision non médicale

Une initiative populaire danoise veut interdire la circoncision, Anne-Françoise Hivert, Le Monde, 2018-06-02.

S’il est adopté, le texte ferait du royaume scandinave le premier pays au monde à interdire l’ablation rituelle du prépuce des garçons de moins de 18 ans. Une initiative loin de faire l’unanimité.

[…] une initiative populaire proposant l’interdiction de la circoncision non médicale des mineurs a recueilli, vendredi 1er juin, plus de 50 000 signatures, le minimum requis par une procédure introduite au début de l’année. La pétition a été présentée le 1er février par Intact Denmark, « un peu dans la précipitation », reconnaît Lena Nyhus, la présidente de l’ONG créée en 2013. […]

« La société a une obligation particulière de protéger les droits fondamentaux de l’enfant, jusqu’à ce qu’il ait atteint l’âge et la maturité d’assumer lui-même cette responsabilité », soutient le texte. Invoquant la Convention des Nations unies sur les droits de l’enfant, il propose jusqu’à six ans d’emprisonnement, soit la même peine que pour l’excision des filles, interdite au Danemark en 2003. Depuis, l’ablation rituelle du prépuce des garçons mineurs ne cesse de faire débat.

En 2014, plusieurs associations de protection de l’enfance s’étaient prononcées pour son interdiction, se référant à une résolution du Conseil de l’Europe, adoptée en 2013, qui demandait aux Etats membres d’en réguler la pratique. En décembre 2016, l’Association des médecins danois avait à son tour pris position, estimant que la circoncision non médicale des mineurs était « éthiquement inacceptable ». […]

[…] selon un sondage publié le 23 mai, 83 % des Danois soutiennent l’interdiction. Une proposition de loi pourrait être présentée à la rentrée, en octobre. Plusieurs partis ont annoncé qu’ils ne donneraient pas de consignes de vote, mais une majorité des députés devraient vote

L’Islande se prépare à interdire la circoncision, Anne-Françoise Hivert, Le Monde, 2018-03-27.

Le projet de loi, qui devrait être soumis au vote des députés avant l’été, provoque la colère unanime des organisations religieuses sur l’archipel et à l’étranger.

S’il est adopté, le texte, en cours d’examen à l’Althingi, fera de l’Islande le premier pays européen à interdire la circoncision. L’ablation du prépuce d’un mineur, sans raison médicale, sera alors passible d’une peine allant jusqu’à six ans d’emprisonnement. Proposé par la députée de centre droit Silja Dögg Gunnarsdóttir, il est soutenu par cinq formations au Parlement, y compris le parti vert de la première ministre, Katrin Jakobsdottir.

Le projet de loi fait un parallèle avec l’excision, déjà interdite dans la plupart des pays européens et en Islande depuis 2005. Il met en avant « les droits de l’enfant » et soutient que l’intervention est en général pratiquée sans anesthésie, dans « des maisons qui ne sont pas stériles et par des leaders religieux qui ne sont pas médecins », entraînant de « hauts risques d’infection qui peuvent mener à la mort ».

[…]

En 2012, le Bundestag allemand avait encadré la circoncision après une polémique suscitée par le jugement d’un tribunal qui avait considéré l’ablation du prépuce sans raison médicale comme une blessure corporelle, passible de poursuites pénales. L’année suivante, le Conseil de l’Europe a adopté une résolution demandant à ses 47 Etats membres d’en réguler la pratique.

Bravo ! Il faut interdire la mutilation génitale, et des garçons, et des filles. Il est tout à fait inacceptable que la religion s’impose au point de violer l’intégrité physique des enfants.

Voir aussi :

Actualités : Le Danemark interdit les couvre-visage en public

Le voile intégral interdit dans l’espace public au Danemark, Agence France-Presse, Stockholm, La Presse, 2018-05-31.

Le parlement danois a adopté jeudi une loi interdisant le port du voile intégral islamique (burqa ou niqab) dans l’espace public, suivant ainsi d’autres pays européens comme la France ou la Belgique. […]

L’interdiction vise également d’autres accessoires qui dissimulent le visage, comme les cagoules ou les fausses barbes. […]

Selon les défenseurs de cette nouvelle loi, le voile est un outil idéologique d’oppression des femmes dans certaines cultures. « Certains utilisent (le voile) pour promouvoir une idéologie qui, s’ils réussissent, signifie que beaucoup d’autres perdent leurs droits à la liberté. C’est un équilibre », estime Martin Henriksen, porte-parole du Parti populaire danois.

Le 1er août est la date d’entrée en vigueur de la nouvelle législation.

Il faut saluer le courage du gouvernement danois. Cette interdiction est une mesure forte — elle s’applique dans l’espace public, non seulement dans la fonction publique. C’est tout de même préférable à la complaisance et l’incohérence crasse du gouvernement canadien qui non seulement permet les signes religieux partout, même dans la GRC, devant les tribunaux et dans les cérémonies d’État, mais en plus les célèbre même !

Voir aussi :

Actualités : Le gouvernement rejette la pétition e-763 contre l’exception religieuse dans la propagande haineuse

Le gouvernement fédéral rejette la pétition parlementaire e-763, lancée par LPA pour demander l’abrogation de l’exception religieuse, soit l’alinéa 319(3)b), dans la loi canadienne sur la propagande haineuse (dans le Code criminel). Voici l’essentiel de la réponse à la pétition e-763 que nous avons reçue de la ministre de la Justice et procureur général, l’Honorable Jody Wilson-Raybould :

Le gouvernement ne souscrit pas à la proposition visant à abroger l’alinéa 319(3)b) du Code criminel.

L’alinéa 319(3)b) prévoit un moyen de défense à l’égard de l’infraction de fomenter volontairement la haine contre un groupe identifiable pour quiconque a, de bonne foi, exprimé une opinion sur un sujet religieux ou une opinion fondée sur un texte religieux auquel il croit, ou a tenté d’en établir le bien-fondé par argument. Les alinéas 319(3)a), c) et d) du Code criminel prévoient également trois autres moyens de défense à l’égard de cette infraction.

Dans la décision R c Keegstra, [1990] 3 RCS 697, la Cour suprême a examiné ces moyens de défense. La Cour a affirmé que les trois moyens de défense qui comportent des éléments de bonne foi ou de croyance sincère, soit les alinéas 319(3)b), c) et d), semblent écarter la mens rea ou l’exigence de faute morale requise pour l’infraction, car rares sont les cas où une personne qui a l’intention de fomenter la haine agit de bonne foi ou est mue par une croyance sincère. La Cour a aussi affirmé que les moyens de défense prévus au paragraphe 319(3) traduisent la volonté de ne pas restreindre la liberté d’expression d’un particulier dans des cas limites.

Nous de Libres penseurs athées préparons actuellement notre réplique.

Voir aussi :

Actualités : Ensaf Haidar écrit au Premier ministre

Monsieur Trudeau, nous avons besoin de votre aide, Ensaf Haidar, Le Nouvelliste, 2018-03-16

L’auteure, Ensaf Haidar, est l’épouse du blogueur Raïf Badawi, détenu en Arabie Saoudite. Elle s’adresse au premier ministre du Canda, Justin Trudeau.

Monsieur le premier ministre,

C’est en ma qualité de présidente de la Fondation Raïf Badawi que je fais appel à vous aujourd’hui et pour donner suite à votre grande sollicitude à mon égard. Depuis 2013, je tente par tous les moyens de faire libérer mon mari, Raïf Badawi, d’une injuste condamnation, une condamnation qui lui a déjà valu cinquante coups de fouet (sur mille) et qui est accompagnée de dix ans d’emprisonnement. Vous connaissez bien cette situation, puisque nous en avons discuté ensemble, une situation qui n’est pas sans heurter les valeurs de liberté d’expression et de démocratie chères au Canada.

Or, mon statut de résidente permanente au Canada ne me facilite guère la tâche lorsque je voyage pour sensibiliser le monde entier au sort de mon mari. Comme vous l’avez constaté sans doute, je dois sans cesse me déplacer d’un pays à l’autre pour répondre aux multiples sollicitations de gouvernements et d’organismes de défense des droits de la personne qui s’intéressent au sort de Raïf ou encore pour recevoir en son nom les honneurs dont il est comblé, comme ce fut le cas en 2015 lorsque le Parlement européen lui décerna le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit.

Je me déplace ainsi plusieurs fois par année pour remplir mes obligations de présidente de la Fondation Raïf Badawi, sans jouir pour autant de la nécessaire sécurité que procure la citoyenneté canadienne.

Je fais donc appel à votre bonté aujourd’hui afin que vous interveniez pour accélérer le processus d’obtention de ma citoyenneté et de celle de mes trois enfants, Najwa (14 ans), Doudi (13 ans) et Miriyam (10 ans). Je pourrais ainsi accomplir ma lourde tâche d’ambassadrice de mon mari sans craindre les tracasseries et les complications administratives liées à mon statut actuel.

J’ose également ajouter une requête importante à ma demande, celle de faire de mon mari, Raïf Badawi, un citoyen honoraire du Canada, comme vous l’avez fait pour l’extraordinaire Malala Yousafzai en avril dernier et comme il a été fait jadis pour le grand leader antiapartheid Nelson Mandela. Ce geste serait d’un grand réconfort pour Raïf et pour notre famille, en plus certainement de donner une assise aux démarches que vous faites pour sa libération.

Vous savez certainement que la Ville de Sherbrooke a fait de mon mari un citoyen d’honneur en 2015 et que l’Université de Sherbrooke lui a décerné, le 8 juin 2017, un doctorat honorifique pour son apport exceptionnel à la défense de la liberté d’expression. De plus, chaque vendredi, les vigiles se poursuivent devant l’hôtel de ville de Sherbrooke pour réclamer sa libération.

Remplie d’espoir, je vous prie d’accepter, monsieur le premier ministre, l’expression de ma plus haute considération.

Actualités : L’Égypte incarcèrerait les athées

Égypte : les athées seront-ils bientôt mis en prison ?, France 2 Télévision, 2018-02-27

En Égypte, le Parlement devrait adopter un projet de loi visant à criminaliser l’absence de religion. Les athées pourraient être condamnés à des amendes et même à des peines de prison.

En Égypte, pourra-t-on bientôt aller en prison parce que l’on ne croit pas en Dieu ? Dans le huis clos du Parlement au Caire, c’est une possibilité à laquelle travaillent les députés. Aucun parlementaire n’a accepté de nous parler de ce projet controversé, mais dans les rues de la ville, il est généralement bien accueilli, comme par cette jeune femme : « Les athées ne croient en rien. Juif ou chrétien, ça va encore, mais ne pas avoir de religion, franchement… »
Déclarer sa religion aux autorités est obligatoire.

L’Égypte est un pays à 90% musulman ; l’islam y est la religion d’État depuis 38 ans. Le christianisme et le judaïsme, mentionnés dans la Constitution, sont eux aussi reconnus officiellement. Mais la tolérance s’arrête là. Il est obligatoire de déclarer sa religion aux autorités, qui la feront ensuite apparaître sur la carte d’identité de chaque citoyen égyptien.

Se déclarer non croyant n’est pas une possibilité offerte par l’administration, et dans les faits, cela peut même déjà conduire devant les tribunaux. La Constitution protège théoriquement la liberté de croyance, mais remettre en cause l’existence de Dieu est considéré comme un blasphème par les autorités, et déjà puni à ce titre. Dans le centre du Caire, cet établissement surnommé « Le café des athées » a été fermé par la police. Beaucoup des non-croyants que nous avons contactés ont préféré se taire de crainte de représailles. Les athées sont désormais considérés comme des extrémistes. Dans l’Égypte du maréchal Al-Sissi, la liberté de croire ou de ne pas croire semble de plus en plus réduite.

Une athéophobie extrême qui converge avec l’interdiction absolue de l’apostasie en islam. Le résultat en est la négation absolue de la liberté de conscience des citoyens et citoyennes de l’Égypte.

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Actualités : DGEQ accepte dorénavant les candidats à tête couverte

Élections provinciales 2018: le DGEQ accepte les candidats voilés au visage découvert, Nicolas Lachance, Journal de Montréal, 2018-02-20

Les personnes qui portent le voile ou le turban sikh pourront être candidates aux prochaines élections, ont confirmé Pierre Reid, le directeur général des élections du Québec (DGEQ).

Un règlement du DGEQ jugé discriminatoire par certains partis politiques comme Québec solidaire vient d’être modifié. Ce règlement qui date de 1989 empêchait les personnes voilées de déposer une candidature, car le DGEQ n’avait pas «une vue de face complète du candidat à partir des épaules» et qu’elles n’avaient pas la «tête découverte» comme le stipulait le règlement.

«On l’a supprimé, tout simplement», a affirmé Pierre Reid, présent en commission parlementaire à l’Assemblée nationale […]

Cette modification a été approuvée par tous les partis.

Les femmes voilées pourront être candidates aux prochaines élections, Caroline Plante, La Presse canadienne, Huffington Post Québec, 2018-02-20

Les candidats aux prochaines élections devront se découvrir le visage et non toute la tête, a précisé, mardi, le Directeur général des élections du Québec (DGEQ), Pierre Reid. Le voile et le turban sikh seront donc acceptés, tandis que le niqab et la burka sont toujours interdits. Le DGEQ a indiqué mardi avoir modifié son règlement, qui demandait «une vue de face complète du candidat à partir des épaules».

Aucun parti politique à l’Assemblée nationale ne s’est opposé à cette décision de la DGEQ. Avant, tout candidat devait se présenter la tête et le visage découverts. Dorénavant, seul le visage doit être découvert. Il s’agit d’un autre pas dans le sens contraire de la laïcité. C’est comme une extension de la récente loi 62 qui a ouvert la fonction publique québécoise à presque tout signe religieux.

Actualités : Avortement sans conditions, Débat au parlement argentin

Argentine L’avortement sans conditions bientôt en débat au Parlement , Libération, 2018-02-27

Un feu vert inattendu. Le président conservateur-libéral argentin, Mauricio Macri, qui a déclaré à maintes reprises son opposition à l’IVG, a créé la surprise lundi en autorisant un débat parlementaire sur un texte de loi d’une coalition d’associations visant à légaliser l’IVG sans conditions. A l’heure actuelle, l’avortement n’est autorisé en Argentine qu’en cas de viol ou de risque pour la santé de la mère. Or, selon la Campagne nationale pour le droit à l’avortement sûr, légal et gratuit, une centaine de femmes meurent chaque année d’IVG clandestines, auxquelles ont recours au moins 500 000 d’entre elles par an.

La nouvelle loi, si elle est adoptée, accorderait à chaque femme le droit de décider volontairement de mettre fin à une grossesse pendant les 14 premières semaines de gestation.

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Actualités : Le président des Libres penseurs tunisiens agressé

Le président de l’Association des Libres penseurs tunisiens agressé, la Fédération française de la Libre Pensée adresse une lettre ouverte à l’ambassadeur de Tunisie en France, Taieb Khouni, HuffPost Tunisie, 2018-02-26

Une lettre ouverte a été adressée le 24 février à l’attention de l’ambassadeur de Tunisie en France, Abdelaziz Rassâa, de la part de la Fédération nationale de la Libre Pensée (FNLP, France), dans laquelle celle-ci condamne l’agression le mercredi 21 février à Tunis, du Président de l’Association des Libres Penseurs de Tunisie, Hatem Limam.

Ce dernier aurait été attaqué en pleine rue par des individus, qui l’auraient poursuivi jusqu’à son domicile, lui causant de multiples blessures et contusions.

Dans la lettre, la Fédération demande avec insistance à l’ambassadeur de faire parvenir au gouvernement tunisien leurs demandes exprimées dans un communiqué rendu public, afin que celui-ci prenne les mesures nécessaires à la protection des libres penseurs tunisiens, appelant à ce que justice soit rendue dans l’affaire Limam, et que les agresseurs soient arrêtés et jugés. […]

L’Union internationale humaniste et éthique a également exprimé dans un tweet son soutien à l’Association des libres penseurs Tunisiens suite à l’agression de son président. […]

L’Association des libres penseurs (ALP), qui se se revendique de l’athéisme et de la laïcité, a officiellement été créée le 25 octobre 2017.


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Prix Athée de l’année 2018

Fondation Kazimierz Łyszczyński

Fondation Kazimierz Łyszczyński

Prix Athée de l’année 2018

Appel à candidatures

La période de mise en candidature est maintenant close.

Les finalistes du Prix Athée de l’année 2018 sont :

  • Karrar Hamza, athée irakien ex-Musulman, féministe et militant des droits humains.
  • Faisal Saeed Al Mutar, fondateur du Global Secular Humanist Movement, chroniqueur chez Free Inquiry.
  • David Silverman, président de American Atheists, auteur du livre Fighting God

Nous avons le plaisir d’annoncer que, cette année, le Prix Athée de l’année sera décerné à Varsovie, et ce, pour la quatrième fois déjà. Le but du Prix est de rendre hommage aux individus, aux organismes ou aux institutions pour leurs réalisations exceptionnelles dans les domaines suivants :

  1. la promotion d’une perspective athée du monde et de la liberté de s’affranchir de la religion ;
  2. la lutte contre la discrimination fondée sur la croyance ;
  3. l’intégration des mouvements athées polonais et international.

Le ou la récipiendaire du Prix sera choisi(e) parmi les candidatures soumises à l’organisateur du concours. Le concours est ouvert à toute personne physique ou morale qui accepte les règlements du Prix Athée de l’année et dont la candidature aurait été proposée par le biais du formulaire de mise en candidature ci-joint, et envoyée par courriel à l’adresse biuro@lyszczynski.com.pl

Catégorie du Prix : International

Date limite : 28 février 2018

Jury :

  • Maryam Namazie, Prix Athée de l’année 2014 ;
  • Sanal Edamaruku, Prix Athée de l’année 2014 (ex æquo) ;
  • Waleed el-Husseini, Prix Athée de l’année 2015 ;
  • Michael Nugent, Prix Athée de l’année 2017 ;
  • Christian Eyschen, (France), Conseil de l’Association Internationale de Libre Pensée (AILP) ;
  • David Rand, porte-parole de l’Association Internationale de Libre Pensée (AILP), Libres penseurs athées (Canada) ;
  • Nina Sankari,porte-parole de l’Association Internationale de Libre Pensée (AILP), Fondation Kazimierz Łyszczyński (Pologne).

Remise du Prix : Le 24 mars 2018 au Dîner Gala Athée (Journées athées, Varsovie)

Prix décernés : Diplômes et statuettes. L’organisateur se réserve le droit de décerner des prix spéciaux, en espèces ou autres.

Organisateur : Le Conseil de la Fondation Kazimierz Łyszczyński

Actualités : Des iraniennes, retirant courageusement leur voile en public, se font arrêter

Iranienne agée ôte son voile
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Une iranienne agée ôte et
agite son voile en protestation.
Elle n’est apparemment pas
parmi les arrêtées.

En Iran, une trentaine de femmes arrêtées pour avoir enlevé leur voile en public, Le Monde, 2018-02-02.

La loi en vigueur en Iran depuis la révolution islamique de 1979 impose aux femmes de sortir tête voilée et le corps couvert d’un vêtement ample plus ou moins long. Une trentaine de femmes, « qui perturbaient l’ordre social » selon les autorités, ont été arrêtées en Iran jeudi 1er février pour avoir enlevé leur voile en public en guise de protestation contre son port obligatoire depuis la révolution islamique de 1979. Elles ont été « remises à la justice », a fait savoir la police de Téhéran, relayée par les agences Fars, ILNA et Tasnim.

Ce mouvement de protestation des femmes iraniennes est partie d’une action menée le 27 décembre dernier par Vida Movahed. Cette Téhéranaise était montée sur un coffret électrique à un croisement d’avenue et avait retiré son voile, restant quelques instants tête nue. Arrêtée sur le champ, elle avait été incarcérée et relâchée quinze jours plus tard. De nombreuses Iraniennes et quelques Iraniens lui ont emboîté le pas depuis, le phénomène étant largement partagé sur les réseaux sociaux.

[…]

La remise en cause de l’obligation du port du voile par quelques femmes en Iran est « puérile », a déclaré mercredi le procureur général de la République islamique, Mohammad Jafar Montazeri, en minimisant l’importance de cette contestation. « Il s’agit d’une affaire insignifiante qui n’a rien de préoccupant », avait-il déclaré en ajoutant que les manifestantes avaient « agi par ignorance » et qu’« elles pourraient avoir été influencées à partir de l’étranger ».

Des femmes courageuses, qui méritent tout notre appui et toute notre estime. Les propos des autorités iraniennes sont d’un ridicule extrême, accusant les protestataires d’être ignorantes et sous influence étrangère.

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Actualités : La Cour suprême refuse de privilégier la spiritualité autochtone

L’« Esprit de l’ours grizzly » débouté en Cour suprême, Agence France-Presse, Le Devoir, 2017-11-02

La Cour suprême a validé jeudi la construction d’une station de ski sur un glacier de l’Ouest canadien, malgré l’opposition d’une communauté autochtone qui invoquait des droits spirituels.

[…]

Le projet sur la montagne Jumbo était depuis contesté par la Première Nation Ktunaxa au motif que ce sommet, qu’elle appelle Qat’muk, fait partie de ses terres sacrées. La plus haute instance judiciaire a jugé à sept voix contre deux la demande non valide, soutenant que le gouvernement a le devoir de protéger le droit de chacun aux croyances religieuses, mais non celui de protéger les lieux sacrés.

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