Sondage CROP : Opinion de Québécois sur l’interdiction des signes religieux portés par les enseignants

Les adversaires de la laïcité qui s’opposent au projet de loi 21 au Québec prétendent parfois que Montréal et les jeunes fassent exception aux Québécois qui, dans l’ensemble, sont très favorables à l’interdiction des signes religieux dans la fonction publique. Or, ce n’est pas vrai.

Ce graphique affiche une partie particulière des résultats d’un sondage CROP, c’est-à-dire les données relatives à l’interdiction des signes religieux chez les enseignants. Des cinq catégories du personnel des services publics, c’est chez les enseignants que le taux d’approbation est le plus bas. (Les quatre autres sont la police, les juges, les procureurs et les gardiens de prison.)

Or, nous constatons que, même dans cette catégorie où la taux d’approbation est plus faible, la majorité, et dans la region montréalaise et chez les jeunes, sont en faveur de l’interdiction des signes religieux. Leur appui est un peu moins fort selon ce sondage, mais demeure tout de même majoritaire.

Voir aussi la page Sondage CROP : Opinions de Québécois sur la laïcité et l’immigration qui affiche d’autres résultats du même sondage.

Données tirées du sondage : Questions sur la laïcité et l’immigration, CROP, 2018-11.

Échantillon :

La collecte de données s’est déroulée en ligne du 14 au 19 novembre 2018 par le biais d’un panel web. Au total, mille questionnaires ont été complétés auprès de Québécois âgés de 18 ans et plus.

Un commentaire sur “Sondage CROP : Opinion de Québécois sur l’interdiction des signes religieux portés par les enseignants
  1. Jacques Légaré dit :

    Richard Dawkins alla dans le sens de ce sondage en révélant que, même à l’université, les plus instruits sont les moins croyants…

    Plus inquiétant : les jeunes sont plus multiculturalistes. Sans doute l’influence délétère du cours ECR, et aussi de l’atonie (isolement et individualisme radical) où notre libéralisme très personnaliste les a précipités.

    Mais il y a espoir : c’est en vieillissant qu’on s’aperçoit que le social, le collectif, le politique sont très importants et que notre liberté individuelle ne suffit pas à bonifier la société et l’amener à bien se définir elle-même.

    Jacques Légaré
    ph.d, en philosophie politique

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