Actualités : Promouvoir la maltraitance des fillettes par la publicité

Gap, ne voilez pas les petites filles !, Sophie Durocher, Journal de Montréal, 2018-08-09.

Dans sa campagne pour le retour à l’école, Gap Kids montre une multitude d’enfants jouant comme… comme des enfants. Au beau milieu, une petite fille voilée. La compagnie se rend-elle compte qu’en montrant ainsi une mineure portant un signe religieux, elle banalise ce signe éminemment politique ? En montrant le foulard comme « un vêtement comme un autre », quel message la compagnie envoie-t-elle aux petites filles qui voudraient refuser de porter ce vêtement qui cache (pour ne pas dire oblitère) le corps des femmes ?

Chaque fois que l’on parle du voile, ses défenseurs nous disent que les femmes le portent volontairement. Mais qui peut nous faire croire qu’une petite fille se lève le matin et de son plein gré choisit de cacher sa féminité, honteuse ou dangereuse?

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Faut-il dès leur plus jeune âge, culpabiliser les jeunes filles qui portent leurs cheveux au vent ? Le pire, c’est que tout ça se fait au nom de la « diversité ». Quel argument fallacieux. Inclure la diversité dans une pub, c’est mettre en vedette des personnes handicapées, des hommes et des femmes aux corps différents, des représentants de toutes les cultures. La diversité, ce n’est pas de cautionner une pratique rétrograde qui est rien de moins que de la maltraitance sur les enfants.

Pourquoi Gap n’a-t-il pas choisi pour sa campagne des jeunes filles de culture musulmane qui portent fièrement leurs cheveux au vent ? Ils ne se rendent pas compte qu’ils envoient à toutes les petites filles le message qu’une bonne petite musulmane doit porter le hijab ? Misère, on a l’impression que cette campagne a été commanditée par les endoctrineurs du cours d’ÉCR.

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D’ailleurs, je me demande ce que les courageuses femmes iraniennes, qui risquent leur vie pour défier la Police des mœurs, pensent de cette campagne de Gap, qui célèbre ce qui pour elles est un vêtement-prison.

Dans le but d’augmenter ses profits, cette entreprise de vêtements se fait complice de l’islam politique dans sa campagne de banalisation du port du voile. La fillette hijabée dans l’annonce est très jeune, trop jeune pour le hijab, trop jeune pour faire un choix éclairé sur un symbole aussi chargé. Le voilement des fillettes pour toute période de temps prolongée, c’est de la maltraitance de l’enfant.

Trois pétitions contre la honteuse démarche de Gap :

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