Opinion : Lettre à la ministre de la justice Mme Geneviève Guilbault sur des propos qu’elle aurait tenu en réaction à une lettre de menace envoyée à la mosquée de Lévis

Après avoir lu un article que les propos que la ministre de la justice, madame Geneviève Guilbault aurait tenu en réaction à une lettre de menace envoyée à la mosquée de Lévis, j’ai décidé de lui envoyer une lettre personnelle pour lui faire connaître mon opinion.

Madame la ministre,

Je vous écris en tant que citoyen en réaction aux propos que vous auriez tenus en marge d’un brunch de la Coalition avenir Québec dans Jean-Talon, dimanche. Soit : « Il n’y a pas de place pour les menaces, le racisme, l’islamophobie, les gestes contre une religion quelconque. Jamais je ne cautionnerai des menaces ou de la violence dans notre société ».

Je comprends ici votre besoin de rassurer les citoyens et de témoigner du fait que vous preniez cette menace au sérieux. Je vous en suis reconnaissant. Cependant, j’aimerais déplorer les mots employés. Le mot « islamophobie » semble originé d’islamistes voulant confondre la critique légitime de l’islam et le sentiment antimusulman. Je préférerais que vous, ainsi que les membres de votre gouvernement, employiez « sentiment anti-musulman » à la place pour éviter toute confusion et pour ne pas avantager les islamistes au détriment de la liberté d’expression.

J’exprime beaucoup de réserve pour l’emploi « les gestes contre une religion quelconque ». Je comprends que ces termes peuvent représenter des gestes de violence contre des gens pratiquant une certaine religion et cela est très certainement condamnable. Par contre, encore une fois, cela peut aussi représenter l’expression de la critique légitime d’une religion et donc, encore une fois, une atteinte à la liberté d’expression.

Dans un contexte mondial où les violences islamistes et antimusulmanes s’amplifient, il devient essentiel de restaurer la liberté d’expression pour que les mots triomphent contre la violence. Au Québec, des sujets tels que l’islam, l’immigration et l’identité doivent pouvoir se discuter dans un esprit d’ouverture et de respect mutuel. De part votre sensibilité, votre intelligence et votre force de caractère, je vous invite, Madame la ministre, à défendre ces idéaux et à être une source d’inspiration aux yeux du monde.

Je vous prie d’agréer, Madame la ministre, mes salutations distinguées.

Pierre Thibault, citoyen

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